CNRS

Protégé : Rydoo, vous avez dit Rydoo ???

Posted on Updated on

Cette publication est protégée par un mot de passe. Pour la voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Promotions Hors classe des chargés de recherche 2019 : le CNRS doit tenir ses engagements

Posted on Updated on

La CFDT a négocié et signé le protocole PPCR qui pose le principe selon lequel CHAQUE FONCTIONNAIRE doit pouvoir dérouler une carrière sur –au moins- deux grades. Ce principe a été rappelé par la ministre de l’ESR aux directions des établissement et le déroulement de carrière sur au moins deux grades doit être mis en œuvre pour tous les agents dans les grades CRCN, IR2, IECN, AI, TCN, AT ! (1)

L’annonce, par la direction du CNRS, de la suppression, en 2019, de 20% du nombre de postes en CRHC initialement prévu (moins 50 postes) n’est pas acceptable. Il y a encore trop de chargés de recherche de classe normale au dernier échelon (1331 chercheurs, près d’un CRCN sur 4) dont 295 chercheurs de 55 à 59 ans et 205 chercheurs de 60 ans et plus ! Pour les 55 ans et plus, l’ancienneté moyenne dans cet échelon est de 10.8 ans (hors promos 2018). Les motifs invoqués pour cette suppression (qui ne sont pas des motifs financiers car les 250 promotions CRHC figurent dans le budget 2019) sont incompréhensibles, le nombre de promouvables (plus de 3300) mais aussi le nombre de candidats (près de 500 dossiers déposés) étant largement supérieurs au nombre de postes initialement prévus (250).

Le Sgen CFDT Recherche EPST réaffirme que, dès lors qu’un chargé de recherche a reçu un avis favorable (2) par sa section d’évaluation, rien ne justifie de le maintenir au dernier échelon de la classe normale pendant 10 ans, 15 ans et plus, jusqu’à son départ à la retraite. Il considère que, dans ce cas, il s’agit pour le moins d’un manque total de la légitime reconnaissance que le CNRS doit à ses agents. Le Sgen CFDT Recherche EPST demande que soient promus, en priorité, les chargés de recherche les plus anciens dans le dernier échelon du grade CRCN.

Il est important que les engagements pris par la direction du CNRS en 2017 sur le comblement du grade CRHC soient respectés, surtout quand cette même direction affirme attacher une grande importance au dialogue social. Pour le rétablissement des 50 postes CRHC en 2019, le Sgen CFDT Recherche EPST demande à tous les personnels de signer la pétition intersyndicale en ligne ici :

 

« Je demande à la direction du CNRS de respecter ses engagements et d’assurer la promotion de 250 CR CN en CR HC en 2019 et également de débloquer un nombre suffisant de promotions pour tous les corps afin d’assurer une réelle progression de carrière à l’ensemble des ingénieur(e)s, technicien(ne)s et chercheur(e)s »

(1)    Lire ici : une carrière sur au moins deux grades, pour toutes et tous !

 (2) Avis favorable de la section du CoNRS  : « l’activité du chercheur est conforme à ses obligations statutaires »

“Chaque fonctionnaire doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades”

Posted on Updated on

Je demande à la direction du CNRS de respecter ses engagements et d’assurer la promotion de 250 CR CN en CR HC en 2019 et également de débloquer un nombre suffisant de promotions pour tous les corps afin d’assurer une réelle progression de carrière à l’ensemble des ingénieur(e)s, technicien(ne)s et chercheur(e)s

LIEN vers la pétition: Attention à bien répondre au retour de mail pour confirmer la signature.

https://www.change.org/p/direction-du-cnrs-promotion-chargé-de-recherche-hors-classe?recruiter=441500226&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Le comité technique du CNRS a voté le 14 octobre 2019, à l’unanimité des représentants du personnel SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES, SUD Recherche EPST, une demande de maintien à 250 du nombre de possibilités de promotions à la Hors Classe HC (CRHC) des chargés de recherche de classe normale (CRCN).

Le comité technique (CT) du CNRS vient d’apprendre que la direction du CNRS voudrait réduire à 200 le nombre de possibilités de promotions à la hors classe (HC) des chargé·e·s de recherche de classe normale (CR CN) au motif d’une insuffisance de candidatures à la promotion. Le nombre de candidatures à la promotion des HC serait autour de 500 dossiers. Cela ne représente en rien un motif de réduction des 250 possibilités de promotions.

Les conditions de la mise en place de la HC au moment de la fusion des grades de CR2 et CR1 a été négocié fin 2016 début 2017 au moment de la mise en œuvre du PPCR (parcours professionnel carrière rémunération). Il a été convenu par le CNRS que la montée en charge dans le grade des hors classes se ferait sur trois ans avec 250 promotions par an (2017, 2018, 2019). Cette promesse a été faite par le Président Fuchs aux organisations syndicales (OS), et reprise par le Président Petit devant les OS à son arrivée.

Le CT rappelle que la promotion au grade HC des CR doit permettre à tout·e chargé·e de recherche qui n’a pas souhaité ou pu passer dans le corps des Directeurs de recherche et qui a reçu un avis favorable de sa section d’évaluation (« l’activité du chercheur est conforme à ses obligations statutaires ») d’être promu dans la hors classe des chargé.e.s de recherche. La circulaire ESRH 2018-038 du 19 février 2018 précise « Je* vous rappelle que le protocole PPCR pose le principe selon lequel chaque fonctionnaire doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades, dans toutes les catégories (A, B, C). Je vous demande donc de veiller au respect de ce principe dans la mise en œuvre de vos opérations d’avancement de grade et d’appeler l’attention des instances d’évaluation sur cette question ». Réduire les possibilités en 2019 va à l’encontre de cette circulaire. Réduire les possibilités en 2019 c’est supprimer autant de possibilités pour des collègues qui attendent cette promotion avant leur départ à la retraite.
La promesse que nous fait la direction de reporter ces possibilités en les lissant sur 5 ans est pour nous inacceptable, considérant que nous ne croyons absolument pas à la possibilité de conserver financièrement ce qui n’a pas été dépensé en 2019.

Pour rappel, à l’issue des avancements 2019, il demeure plus de 3 500 CRCN promouvables au CRHC, dont le tiers est âgé de plus de 50 ans. Ce qui est nécessaire et décent n’est pas de diminuer les possibilités CRHC mais de faire une meilleure publicité de cet avancement.

Le CT du CNRS demande à la direction de respecter ses engagements et d’assurer la promotion de 250 CR CN en CR HC en 2019.
* Pour la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et par délégation, Le directeur général des ressources humaines, Édouard Geffray

CNRS et Télétravail : Toujours des résistances de la direction !

Posted on Updated on

TélétravailCNRS et Télétravail : Toujours des résistances de la direction !

Des avantages certains … pour les agents et le CNRS mais…

Le Sgen-CFDT RechercheEPST a fortement œuvré pour la mise en place du télétravail au CNRS ; Nous continuerons notre action  pour que les agents du CNRS puissent en bénéficier dans les meilleures conditions sachant que : 

    • Le CNRS lui-même tire un premier bilan très positif du télétravail : “Le bilan montre que c’est une mesure qui réintroduit de la sérénité dans le travail y compris sur le lieu d’affectation et donc de l’efficacité(1);
    • Le télétravail apporte une meilleure qualité de vie à l’agent : diminution des temps de transport, meilleure articulation entre la vie personnelle et professionnelle, permet de travailler au calme, …;
    • Le télétravail est une réelle attente des agents.

 

… une frilosité incompréhensible de la part de la direction !

  • Le CNRS freine le déploiement d’un dispositif largement plébiscité par les agents  en exerçant une forte pression pour limiter le télétravail à 1 jour alors que le décret permet d’aller jusqu’à 3 jours par semaine(2)  et que seulement 20% des agents envisagent de pratiquer plus d’un jour de télétravail(3)
  • En affirmant que si la demande de télétravail est un droit, l’autorisation n’en est pas un : le télétravail est un droit mais le CNRS fait valoir que la décision peut faire l’objet d’un refus. Cette politique vise à semer le trouble dans l’esprit des agents;
  • En pratiquant l’omerta sur le renouvellement du télétravail : alors que ce dispositif est très récent et que le CNRS dispose de tous les moyens de communication pour contacter les agents déjà bénéficiaires, la direction ne les prévient pas de la date d’échéance de leur convention.

 

Le Sgen-CFDT RechercheEPST demande au CNRS de contribuer au progrès social en favorisant le déploiement du télétravail  pour les agents qui le souhaitent.

Nos publications sur le sujet : 

 

  1. : Phrase extraite de l’article “Télétravail au CNRS : en avant vers 2020” –
    https://blog-rh.cnrs.fr/teletravail-au-cnrs-en-avant-vers-2020/ 
  2. : Décret 2016-151 du 11 février 2016 – art 3 : La quotité des fonctions pouvant être exercées sous la forme du télétravail ne peut être supérieure à trois jours par semaine. Le temps de présence sur le lieu d’affectation ne peut être inférieur à deux jours par semaine. L’article 2 précise que “ces seuils peuvent s’apprécier sur une base mensuelle”.
  3. Rapport de l’enquête auprès des agents CNRS et INSERM sur le télétravail :
    https://epst-sgen-cfdt.org/?p=2477

Le Sgen-CFDT Recherche EPST

Propositions du CNRS concernant la LPPR : recommandation du Conseil Scientifique du CNRS

Posted on Updated on

Le Conseil Scientifique du CNRS [du 15 octobre 2019] a pris connaissance des propositions du CNRS datées du 22 Juillet 2019 concernant la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, et se réjouit d’y retrouver quelques-uns des éléments adoptés par le Comité National du CNRS lors de la session extraordinaire du 4 juillet 2019 (447 votes favorables, 5 votes défavorables et 15 abstentions). Il tient cependant à exprimer son désaccord avec trois propositions du CNRS.

1. Apparition d’une proposition de création d’un conseil stratégique de la recherche et de l’innovation placé directement auprès du président de la République ou du premier ministre et constitué «typiquement [de] 4 présidents d’organisme de recherche ou universités, 4 PDG de grands groupes industriels, 4 personnalités scientifiques ».
Avis du CS: La composition d’un tel conseil doit mieux refléter la société française dans toutes ses dimensions et la diversité des intérêts de la société au-delà des seuls intérêts industriels.

2. Apparition d’une proposition de placer chaque priorité scientifique nationale sous la coordination d’un seul organisme de recherche.
Avis du CS : Cette proposition ouvre la porte à une confiscation des thématiques ainsi coordonnées par une fraction de la communauté scientifique, au lieu de valoriser la coopération entre ces organismes.

3. Proposition de diversifier les formes de contractualisation au sein de l’ESR (recours « plus largement » aux recrutements en CDI, « libéralisation » des contrats de chantier…) et proposition de mise en place de système de « Tenure track » avec les universités volontaires.
Avis du CS: Ces propositions sont subordonnées à une considération prioritaire: il ne faut pas substituer de manière croissante des emplois précaires à des postes permanents.

Le pdf ici

 

Promotion CRHC 2019 : avis du CT

Posted on Updated on

Avis voté à l’unanimité des représentants du personnel SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES, SUD Recherche EPST

Le comité technique (CT) du CNRS vient d’apprendre que la direction du CNRS voudrait réduire à 200 le nombre de possibilités de promotions à la hors classe (HC) des chargé·e·s de recherche de classe normale (CR CN) au motif d’une insuffisance de candidatures à la promotion. Le nombre de candidatures à la promotion des HC serait autour de 500 dossiers. Cela ne représente en rien un motif de réduction des 250 possibilités de promotions.

Les conditions de la mise en place de la HC au moment de la fusion des grades de CR2 et CR1 a été négocié fin 2016 début 2017 au moment de la mise en œuvre du PPCR (parcours professionnel carrière rémunération). Il a été convenu par le CNRS que la montée en charge dans le grade des hors classes se ferait sur trois ans avec 250 promotions par an (2017, 2018, 2019). Cette promesse a été faite par le Président Fuchs aux organisations syndicales (OS), et reprise par le Président Petit devant les OS à son arrivée.

Le CT rappelle que la promotion au grade HC des CR doit permettre à tout·e  chargé·e de recherche qui n’a pas souhaité ou pu passer dans le corps des Directeurs de recherche et qui a reçu un avis favorable de sa section d’évaluation (« l’activité du chercheur est conforme à ses obligations statutaires ») d’être promu dans la hors classe des chargé.e.s de recherche. La circulaire ESRH 2018-038 du 19 février 2018 précise « Je* vous rappelle que le protocole PPCR pose le principe selon lequel chaque fonctionnaire doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades, dans toutes les catégories (A, B, C). Je vous demande donc de veiller au respect de ce principe dans la mise en œuvre de vos opérations d’avancement de grade et d’appeler l’attention des instances d’évaluation sur cette question ». Réduire les possibilités en 2019 va à l’encontre de cette circulaire. Réduire les possibilités en 2019 c’est supprimer autant de possibilités pour des collègues qui attendent cette promotion avant leur départ à la retraite.

La promesse que nous fait la direction de reporter ces possibilités en les lissant sur 5 ans est pour nous inacceptable, considérant que nous ne croyons absolument pas à la possibilité de conserver financièrement ce qui n’a pas été dépensé en 2019.

Pour rappel, à l’issue des avancements 2019, il demeure plus de 3 500 CRCN promouvables au CRHC, dont le tiers est âgé de plus de 50 ans. Ce qui est nécessaire et décent n’est pas de diminuer les possibilités CRHC mais de faire une meilleure publicité de cet avancement.

Le CT du CNRS demande à la direction de respecter ses engagements et d’assurer la promotion de 250 CR CN en CR HC en 2019.

* Pour la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et par délégation, Le directeur général des ressources humaines, Édouard Geffray

Protégé : Stéréotypes de genre et promotion des chercheurs au CNRS ….

Posted on Updated on

Cette publication est protégée par un mot de passe. Pour la voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Alignement des primes des IT sur celles des ITRF : l’Inserm et Inria l’ont fait ! À quand pour le CNRS ?

Posted on Updated on

Après Inria, l’Inserm vient d’aligner les socles IFSE sur ceux des ITRF* !

Le Sgen-CFDT RechercheEPST se félicite de la décision du PDG de l’Inserm de revaloriser les socles de l’IFSE** des agents de l’institut au niveau de ceux des agents des Universités et au-delà pour les Adjoints Techniques.

Cela représente une progression moyenne d’environ 26% pour l’ensemble des IT ! Cette augmentation est significative par rapport aux montants d’IFSE à l’entrée dans le dispositif : + 255 € à + 1 349 € par an suivant les corps et groupes.

Cette progression spectaculaire de l’IFSE pour les IT de l’Inserm est la preuve que le Sgen CFDT RechercheEPST a eu raison de se battre pour la mise en place du Rifseep pour les IT dans chaque EPST. L’alignement des primes des agents des EPST avec celles des agents de la fonction publique est une des principales revendications de notre syndicat depuis l’entrée dans le dispositif du Rifseep fin 2017.

Le Sgen-CFDT RechercheEPST demande à nouveau à la direction du CNRS de revaloriser, comme l’ont fait les directions de l’Inserm et d’Inria, les socles IFSE des IT du CNRS (voir tableau).

Socles Universitaires:

Socles Universitaires
Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
IR 8400 € 7200 € 6000 €
IE 5300 € 4460 € 3880 €
AI 3700 € 3500 €
T 3320 € 3200 € 3020 €
AT 2210 € 2160 €

IFSE CNRS :

IFSE CNRS 
Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
IR IRHC 7753,68 € 7492,80 € 6792,48 €
IR1 7381,68 € 7120,80 € 6420,48 €
IR2 6361,68 € 6100,80 € 5400,48 €
IE IEHC 4601,16 € 4319,40 € 4269,72 €
IEHC (IE1C) 4241,16 € 3959,40 € 3909,72 €
IECN 4121,16 € 3839,40 € 3789,72 €
AI AI 3137,64 € 3087,96 €  
T TCE 3030,84 € 2914,80 € 2898,24 €
TCS 2910,84 € 2794,80 € 2778,24 €
TCN 2838,84 € 2722,80 € 2706,24 €
AT ATRP1 2405,76 € 2372,52 €  
ATRP2 2381,76 € 2348,52 €  
ATR 2357,76 € 2324,52 €  

Le Sgen CFDT RechercheEPST défend le principe de la mise en place du Rifseep Chercheur dans les EPST, seul moyen pour la réévaluation de la rémunération des chercheurs réclamée par tous.

* ITRF : Ingénieurs et personnels Techniques de Recherche et de Formation  des universités : tableau minima règlementaires ITRF

**Source DRH Inserm

CoNRS : Que la recherche scientifique française ait les moyens de rester au premier plan en Europe

Posted on Updated on

La réunion plénière du Comité national de la recherche scientifique (CoNRS) du 4 juillet prochain est un événement important pour l’ensemble de la communauté scientifique.

Instance collective composée du conseil scientifique et des conseils scientifiques d’institut du CNRS, des sections spécialisées dans chacune des disciplines et des commissions interdisciplinaires, le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS) joue un rôle essentiel dans la vie scientifique française. Émanation de l’ensemble de la communauté scientifique française (enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) par l’élection et la nomination de ses plus de 1200 membres, le CoNRS est largement représentatif de la communauté scientifique de tout l’enseignement supérieur et de la recherche.

Acteur majeur de la définition de la politique scientifique par ses rapports de conjoncture et de prospective, le CoNRS a toujours eu une position privilégiée pour évaluer les moyens nécessaires à la réalisation d’une politique scientifique ambitieuse et de haut niveau dans le contexte international. C’est pourquoi, lors de chaque mandat depuis plus de 20 ans, le CoNRS s’est réuni en séance plénière afin d’alerter la communauté scientifique, et au-delà les acteurs politiques, des dangers qui pesaient sur l’emploi scientifique et le financement de la recherche.

La réunion plénière du CONRS du 4 juillet 2019 se situe dans le contexte de l’annonce faite par le Premier ministre, le 1er février 2019, d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2021.

L’ensemble des organisations syndicales de l’ESR réclame urgemment, depuis de nombreuses années, une programmation pluriannuelle du budget de l’ESR et de l’emploi scientifique. Le constat est fait, la France a déjà significativement décroché par rapport aux principaux pays de l’OCDE : son effort global de R&D est d’environ2,2 % du PIB (dont 0,78% du PIB pour la R&D publique) alors qu’il atteint 2,74 % aux États-Unis, 2,94 % en Allemagne, 3,14 % au Japon et même 4,23 % en Corée. Cette programmation pluriannuelle du budget devrait être centrale, car seul un investissement supplémentaire permettra de répondre aux besoins du pays et aux attentes dela communauté scientifique. C’est pourquoi nous rappelons l’urgence :

  • d’un plan pluriannuel d’investissement dans l’ESR sur 10 ans avec un effort budgétaire d’un milliard d’euros supplémentaire par an pour la recherche publique et 2 milliards d’euros supplémentaires par an pour le service public de l’enseignement supérieur. Ce plan doit notamment permettre d’abonder les soutiens de base des laboratoires au niveau de ce qui leur est nécessaire pour réaliser leurs programmes de recherche ;
  • d’un plan pluriannuel pour l’emploi scientifique avec la création de 6 000 postes de titulaires (enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens, bibliothécaires) par an pendant dix ans dans l’enseignement supérieur et la recherche pour atteindre l’objectif de 3% du produit intérieur brut (PIB) de dépenses de recherche et développement (R&D). Ce plan doit permettre la résorption de la précarité massive qui touche l’ensemble des personnels de l’ESR ainsi que les jeunes collègues doctorants soumis au bénévolat et aux vacations.

Telles sont les mesures que nous attendons d’une programmation pluriannuelle pour l’ESR avec une mise en œuvre dès le budget 2020. La réunion plénière du CoNRS sera l’occasion de le réaffirmer.

SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNTRS-CGT, FERC Sup CGT, SUD Education, Sud Recherche EPST, CJC, SGEN-CFDT, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES, Sup’Recherche-UNSA, UNSA ITRF.Bi.O

Le document en pdf ici