Communication

Communiqué intersyndical sur le budget 2019 de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR)

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Communiqué intersyndical sur le budget 2019 de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR)

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019 prévoit, pour la MIRES (mission interministérielle recherche et enseignement supérieur), un budget de 27,9 milliards d’euros, en augmentation de 500 millions (M€) par rapport à la loi de finances initiale de 2018. Cette augmentation de 1,8% correspond tout juste à la croissance prévue en 2019.Il ne reste, si on en déduit l’inflation prévue au minimum à 1,3%, que 144 M€ de plus, soit une goutte d’eau ! Le budget de la MIRES continue donc à stagner par rapport au produit intérieur brut (PIB). Ce n’est pas ainsi que le budget de la recherche et développement (R&D) atteindra l’objectif des 3% du PIB, dont 1% pour la recherche publique et 2% pour l’enseignement supérieur.

Concernant les programmes de recherche, notons que sur les 334 M€ qui leur sont consacrés, 210 M€ correspondent à des dettes en souffrance auprès de l’Agence spatiale européenne. Ces fonds ne seront donc pas consacrés aux travaux des chercheurs dans les instituts.

Le PLF prévoit d’augmenter de seulement 25 M€ les crédits de base des laboratoires, ce qui reste largement insuffisant au vu des besoins criants des crédits de base. Pourtant l’argent existe : le crédit d’impôt recherche (CIR) continue d’augmenter, l’agence nationale de la recherche (ANR) voit son budget augmenter de 33 M€ (+5%) et le programme investissements d’avenir (PIA), puissant outil de restructuration de l’ESR, consomme des milliards d’€ malgré l’avis du CNESER qui a demandé le « reversement des moyens concernant l’ESR au MSRI de façon à l’intégrer à la dotation budgétaire de tous les EPST, universités et EPICS ».

En dehors des mesures salariales programmées (PPCR, compensation de la CSG) aucun budget supplémentaire n’est prévu pour corriger le retard de rémunération des personnels de la recherche par rapport au reste de la fonction publique (ex. primes des chercheurs, alignement des primes des ingénieurs et techniciens sur le reste de la fonction publique…).

Concernant l’enseignement supérieur et la recherche universitaire, l’augmentation programmée de 166 M€ du programme 150 est très en deçà des besoins imposés par, d’une part, les mesures budgétaires déjà actées et, d’autre part, la croissance de l’activité des établissements.

Les mesures qui s’imposent aux établissements universitaires au 1er janvier 2019 ne sont pas financées :

  • l’augmentation du GVT (50M€), la compensation de la hausse de la CSG (50 M€) la revalorisation des indices des grilles de traitements « PPCR » au 1er janvier 2019 (30 M€), l’inflation sur la partie du budget de fonctionnement et d’investissement des établissements (26 M€) entraînant au total une hausse de 156 M€.
  • le financement de la hausse du nombre d’étudiants (+38 000 en 2017, non financés) et + 40 000 en 2018 qui, si nous les finançons à la hauteur de l’investissement moyen par étudiant à l’université –10 210 € en 2016–, représentent 408 à 796 M€. Le budget 2019 ne prend pas en compte les investissements nécessaires au financement des dispositifs prévus par la loi ORE, soit 96 M€ dont :

–   6 M€ pour les parcours adaptés des 135 000 étudiant.e.s comptabilisé.e.s par PARCOURSUP comme « oui si » qui pour 2/3 du total devront être financés en heures complémentaires,

–   68 M€ pour le financement de la reconnaissance de l’investissement dans la mission de formation des personnels et les nouvelles formations,

–   22 M€ pour le recrutement de 370 ETP de directeurs d’étude pour les L1.

Ajoutons que sur le programme vie étudiante, il semblerait que la recette de la CVEC (contribution vie étudiante et de campus), que nous contestons par ailleurs, ne soit pas reversée en totalité aux établissements. Cela constituerait un détournement de l’ordre 30 M€ pour financer d’autres dépenses.

A cela, il faut ajouter la non prise en charge des revendications légitimes du personnel de l’ESR :

  • l’augmentation du point d’indice au minimum, à la hauteur de l’inflation (2%), soit 255 millions d’euros.
  • la mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois de fonctionnaires, enseignant·e·s-chercheur·e·s, chercheur·e·s, ingénieur·e·s, technicien·ne·s, personnels de bibliothèques et administratifs, à hauteur de 6 000 créations par an pendant 10 ans ; et dès à présent, le dégel de tous les emplois vacants (400 M€ d’euros).
  • la fin de la politique de précarisation et la mise en place d’un plan de titularisation des contractuel·le·s et vacataires de l’ESR (100 M€ d’euros).
  • L’attribution à chaque unité et laboratoire d’une dotation de base récurrente fondée sur le nombre d’équivalents temps-plein y travaillant (titulaires de tous niveaux et doctorant·e·s), et permettant de mener à bien les projets de recherche sur lesquels ils ont été évalués et labellisés.
  • Un plan pluriannuel d’investissement immobilier pour la réhabilitation énergétique et la mise aux normes du patrimoine immobilier, ainsi que pour la construction de nouveaux bâtiments permettant d’accueillir les nouveaux étudiants et personnels (1 milliard d’€).

Au total, nous revendiquons une augmentation de 3 milliards d’€/an pendant 10 ans, pour atteindre l’objectif de 1% du PIB pour la recherche publique et 2% du PIB pour l’enseignement supérieur.

Nous appelons les personnels à débattre des questions budgétaires et à peser sur les décisions des conseils d’administration des établissements de l’ESR.

SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, CGT FERC-SUP, SNTRS-CGT, CGT-INRA,

SUD ÉDUCATION, SGEN CFDT RECHERCHE, FEDERATION DES SGEN CFDT et FO ESR

Colloque CFDT « Pour un bon emploi de la recherche » les 8 et 9 novembre 2018

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La CFDT avec les fédérations SGEN, F3C et FCE vous invitent à deux journées de colloque, les 8 et 9 novembre, à la confédération à Paris, sur le thème « Pour un bon emploi de la recherche. »

Notre société et notre économie sont percutées par l’accélération technologique que constitue la 4e révolution industrielle. La qualité de l’écosystème de recherche et d’innovation constitue un enjeu majeur, à la fois économique, environnemental et sociétal. Ce colloque se propose de dresser un état de la recherche en France et en Europe, de comprendre en quoi elle impacte notre projet de société et d’explorer les conditions nécessaires à une stratégie efficiente. Ce trajet nous conduira à interroger l’évolution des métiers, des parcours professionnels comme le rôle des salariés et des organisations syndicales.

Jeudi 8 novembre 2018, de 10h00 à 17h30
RECHERCHE & INNOVATION : UNE STRATÉGIE QUI SE CHERCHE ?

• État des lieux, enjeux et défis de l’écosystème de la recherche et de l’innovation
• Quels financements de la recherche ? Pour quelle stratégie ?
• Quelles dynamiques territoriales pour la recherche et l’innovation ?

Vendredi 9 novembre 2018, de 9h30 à 13h
LA RECHERCHE, UN OBJET SYNDICAL POUR LA CFDT

• La recherche au service d’un projet de société ?
• Quelles évolutions pour nos métiers et parcours professionnels ?

Inscriptions sur colloquerecherche2018.cfdt.fr

PROGRAMME

JEUDI 8 NOVEMBRE 2018
de 10h00 à 17h30

RECHERCHE & INNOVATION : UNE STRATÉGIE QUI SE CHERCHE ?

10h00  –  10h45 OUVERTURE
par Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT

10h45 – 12h30 TABLE RONDE 1

État des lieux, enjeux et défis de l’écosystème de recherche et d’innovation

Animation : Augustin Bourguignat, secrétaire confédéral en charge des politiques industrielles et de la recherche

Intervenants : Aline Humbert, direction générale Recherche et Innovation de la Commission européenne • Claude Girard, directeur du programme valorisation de la recherche au SGPI • Pierre Mutzenhardt, président de l’Université de Lorraine • Antoine Petit, président-directeur général du CNRS

Notre société et notre économie sont percutées par l’accélération technologique que constitue la quatrième révolution industrielle : l’intelligence artificielle, le numérique, la robotisation, les ouveaux matériaux ou encore les nouvelles technologies de l’énergie transforment notre façon de vivre et de travailler, et redistribuent les avantages comparatifs entre les nations et les entreprises. Ce foisonnement technologique, à la fois transdisciplinaire et international, est animé par les travailleurs du monde de la recherche et de l’innovation, dans les centres de recherche publics ou privés.
Dans ce contexte, la qualité de l’écosystème français de recherche et d’innovation constitue un enjeu majeur, à la fois économique, environnemental et sociétal.

L’arrivée d’un nouveau gouvernement et le lancement des discussions relatives au prochain Programme-cadre européen pour la recherche et le développement (PCRD) donnent lieu
à de nouvelles perspectives et invitent à débattre et construire une vision politique de la recherche de demain.

Quels sont les différents scénarios en débat pour la recherche de demain ? Quelles visions politiques les sous-tendent ? Quelles évolutions se dessinent pour les acteurs français et européens, au niveau du public comme du privé ?

14h00 – 15h30 TABLE RONDE 2

Quels financements de la recherche ? Pour quelle stratégie ?

Animation : Pascale Gillon, directrice de recherche au CNRS, élue Sgen-CFDT au CNESER

Intervenants : Nicolas Chung, directeur de la Mission PIA au sein du groupe Caisse des dépôts • Mohammed Harfi, expert ESRI chez France Stratégie • Michèle Rousseau, présidente du BRGM

Depuis plusieurs années, l’effort de recherche de la France a décroché par rapport à ses partenaires. Avec 2,26 % du PIB consacré à la R&D (OCDE 2014), la France n’atteint
pas l’objectif de 3 % établi en 2000, dont 1 % pour la recherche publique et 2 % pour la recherche privée.
Comment atteindre 3 % ? Une programmation pluriannuelle permettrait-t-elle d’assurer une stratégie à long terme de développement de la recherche ?
Le financement public de l’enseignement supérieur et de la recherche est de plus en plus complexe avec une diversité grandissante de sources de financement et de mécanismes d’attribution (Programme d’investissement d’avenir – PIA, Agence nationale de la recherche – ANR, CPER, projets européens…).
Le déséquilibre entre le financement direct et celui des projets se justifie-t-il ? Est-il gage d’efficacité et quelles sont les conséquences sur les emplois de la recherche ?
Le financement de la recherche dans les entreprises est essentiellement assuré indirectement par le crédit impôt recherche. Le choix d’un financement indirect à remboursement différé
est-il judicieux ? Ce dispositif sans stratégie territoriale ou disciplinaire peut–t-il perdurer sans évaluation ?
Comment améliorer la collaboration entre recherche privée et publique ?
La complexité du financement public permet-elle de développer une stratégie nationale de recherche dans un contexte de restructuration permanente ?

16h00 – 17h30 TABLE RONDE 3

Quelles dynamiques territoriales pour la recherche et l’innovation ?

Animation : Marie Leprêtre, cheffe de file Ceser Île-de-France

Intervenants : Faten Hidri, VP Région Île-de-France • Jean-Michel Jolion, délégué régional à la recherche et à la technologie Auvergne Rhône-Alpes • Richard Messina, chercheur et président du CESE de l’Essonne

Le lien entre recherche et territoires est riche et ancien. Déjà, sous la IIIe République, élus
et milieux patronaux locaux participaient ici et là au développement des facultés en soutenant financièrement des cursus, des laboratoires et des chaires d’enseignement.
Les politiques engagées depuis des décennies en France pour accroître la visibilité et la compétitivité de certains établissements ou de certains regroupements ont des incidences territoriales fortes, que ce soit en termes d’urbanisme ou d’organisation et de choix des politiques publiques. Elles peuvent contribuer à redessiner le périmètre des institutions académiques en enjoignant les établissements à se regrouper sur des bases territoriales, comme c’est le cas pour Paris-Saclay.
Dans le même temps, le renforcement de la place de la connaissance dans les processus productifs a aussi accru les injonctions à renforcer les collaborations entre universités, laboratoires de recherche et entreprises. Les supports comme les clusters et les pôles de compétitivité en sont des éléments-clés.
Toutes ces injonctions confrontent les établissements à une demande d’intensification de leurs relations avec les partenaires locaux, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux.
Mais qu’en est-il réellement sur les territoires ? Comment les stratégies territoriales sont-elles définies ? Qui participe à cette définition ? L’aménagement du territoire par les écosystèmes de recherche est-il à relativiser ? Les implications politiques et financières des collectivités territoriales, de plus en plus nombreuses à intervenir, ne sont-elles pas un frein au développement de la recherche ? Et enfin, quelle place est-elle possible pour le dialogue social territorial dans un système où le national et les politiques d’établissements peinent
déjà à trouver leur fonctionnement ?

VENDREDI 9 NOVEMBRE 2018
de 9h30 à 13h

LA RECHERCHE, UN OBJET SYNDICAL POUR LA CFDT

9h30 – 11h00 TABLE RONDE 4

La recherche au service d’un projet de société ?

Animation : Jean Angles, délégué syndical CFDT à EDF R&D, Paris-Saclay

Intervenants : Marie Chabbert, chercheuse en bio-informatique • Philippe Portier, secrétaire national confédéral en charge de la recherche • Pierre-Yves Saillant, Responsable Communication, Valorisation et Médiation Scientifique au CNRS

La recherche scientifique s’est profondément transformée pendant ces cinquante dernières années, tant dans son organisation que dans ses méthodes. La recherche et la technologie sont conçues davantage comme des éléments stratégiques de la compétition économique internationale, elles mobilisent non seulement l’effort d’innovation des entreprises mais aussi les politiques publiques de soutien à la recherche.
La science est aujourd’hui si omniprésente dans le processus de création des richesses que la recherche est devenue une activité sociale. Les développements récents de la recherche
en informatique (simulation numérique, intelligence artificielle), en climatologie, en biologie, en génétique, en médecine posent de nouvelles questions d’éthique, notamment dans le domaine du droit à la vie privée.
Sur le plan international, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a su intéresser le grand public et influencer les décideurs politiques. En France, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), créé en 1983, associe des représentants de la communauté scientifique et des grands courants de pensée philosophiques et religieux. Les parlements, en France notamment, se sont souvent dotés d’un office d’évaluation des choix scientifiques et technologiques ; une première loi de « bioéthique » encadrant les conditions d’expérimentation dans les sciences du vivant a été votée par le Parlement français en 1988.
Par ailleurs, des sondages d’opinion effectués périodiquement en Europe révèlent que si le public s’intéresse aux enjeux de la science, il manifeste aussi la volonté de ne pas être qu’un simple témoin muet du progrès technique. Ainsi, un dialogue entre la science et la société est nécessaire et les politiques de la recherche du XXIe siècle devront en tenir compte.
Dans ce contexte, quel peut être le rôle des organisations syndicales et des salariés qui travaillent dans la recherche et l’innovation ?

11h00 l 11h30 Pause

11h30 – 12h45 TABLE RONDE 5

Quelles évolutions pour nos métiers et parcours professionnels ?

Animation : Jacques Borrel, ESRF (European Synchroton Radiation Facility)

Intervenants : Amine Amar, inspecteur général à l’IGAENR • Isabelle Champion, CFDT Inra • Benoît Malpaux, DRH Inra

Les métiers de la recherche publique et privée sont en pleine transformation. Dans le privé, la mondialisation reconfigure les processus de recherche et d’innovation, tandis que, dans le public, la réduction des effectifs et la concentration des moyens sur les appels à projet, français ou européens, bouleversent le quotidien des personnels de recherche. Les trajectoires professionnelles sont davantage marquées par la précarité et la mobilité subie.
Dans ce contexte, comment peut-on sécuriser les parcours professionnels des personnels de la recherche et accompagner leur mobilité, aussi bien au niveau national, européen que mondial ?

12h45 – 13h00 CLÔTURE
Par Philippe Portier, secrétaire national confédéral en charge de la recherche

 

 

 

Création d’un forfait annuel vélo de 200 € dans la Fonction Publique Etat

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Le gouvernement a annoncé le 14 septembre 2018, la mise en place d’un nouveau
dispositif dans le cadre d’un plan « Vélo » qui se substituera à l’indemnité kilométrique.

“On va créer un dispositif forfaitaire en substitution de l’indemnité kilométrique qui était trop
compliquée et faire en sorte qu’il soit attractif, mais on n’est pas dans une logique d’obligation ,
a expliqué le Premier ministre, Édouard Philippe, dans une interview publiée le 14-09-18 dans
Le Courrier de l’Ouest. On va simplement dire aux employeurs, quels qu’ils soient – publics et
privés –, que s’ils mettent en place ce forfait mobilité durable, les salariés qui choisissent de
venir à vélo pourront bénéficier de ce qui existe aujourd’hui pour les transports en commun.”

Un forfait de 200 euros par an

Dans les entreprises, ce sera jusqu’à 400 euros par an. A partir de 2020, l’État, mettra en place
ce dispositif sous forme d’un forfait de 200 euros pour l’ensemble de ses agents.

“Alors évidemment, il sera exclusif d’autres mécanismes qui viennent accompagner le salarié ou
l’agent, a prévenu le Premier ministre. Si vous êtes dans le dispositif « transports en
commun », vous ne pouvez pas être dans le dispositif « vélo ». Il faudra faire un choix.”

L’expérimentation au MTES-MCT prévoit une prise en charge des frais engagés par les agents
pour effectuer leurs déplacements domicile-travail à vélo pour un montant fixé à 25 centimes
d’euro par kilomètre. Un bémol cependant, avec l’application d’un plafond de 200 euros par
agent et par an.
Bien que prévu par le législateur, mais faute de décret d’application de la loi transition
énergétique de 2015 précisant les modalités, les autres ministères n’avaient pas éprouvé la
nécessité d’une mise en place de ce dispositif.
Le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et
l’aménagement), en mars 2018, a effectué une évaluation de cette expérimentation au MTESMCT
qui montre une augmentation de 25 % environ du nombre d’agents utilisant
quotidiennement leur vélo pour se rendre au travail.

350 millions d’euros pour le nouveau plan « vélo »
En mars 2018, dans une lettre ouverte dans le JDD, 200 parlementaires réclamaient un
investissement de 350 millions d’euros sur le vélo.
Édouard Philippe précise : « … l’idée c’est que l’État va aider les collectivités territoriales à
financer un certain nombre d’infrastructures qui permettent de réduire les discontinuités entre
les pistes cyclables et faciliter les franchissements dangereux. On y mettra 350 millions d’euros
sur sept ans. »
Le gouvernement va créer un fonds de 350 millions d’euros sur 7 ans à raison de 50 millions
par an. Le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), préconisait 350 millions sur
quatre ans pour le vélo et la marche. Les associations, elles, demandaient 200 millions d’euros
par an.
Le gouvernement Philippe espère que la part des déplacements faits en vélo passera à 9 % d’ici
2024, (7 % en moyenne pour l’Europe).
Le plan Vélo s’inscrit dans un projet plus large : la future loi d’orientation des mobilités (LOM),
qui doit être présentée en octobre (initialement prévue en juin 2018), avant un passage l’an
prochain devant le Parlement.

Cet article a été rédigé par la CFDT-UFETAM www.cfdt-ufetam.org

CFDT-UFETAM – Union Fédérale de l’Environnement, des Territoires, des Autoroutes et de la Mer – email: cfdt.syndicat@i-carre.net
30 passage de l’Arche – 92055 La Défense cedex Tél : 01 40 81 24 00 Fax : 01 40 81 24 05 site : www.cfdt-ufetam.org

 

 

 

Délégation Centre Limousin Poitou-Charentes : Demande de rencontre Président CNRS

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Lettre ouverte au président du CNRS des syndicats de la DR8

 

Orléans, le 27 Juillet 2017

Réf : contact-intersyndicale@cnrs-orleans.fr

 

Monsieur le Président Directeur Général,

Les conditions de travailde nombreux agents CNRS travaillant en région Centre Limousin
Poitou Charentes sont difficiles. Une des raisons est l’absence depuis plus d’un an d’un délégué
régional de plein exercice où un campus CNRS exige des personnels une forte implication. Le
manque d’information sur l’éventuel changement de périmètre de la délégation est aussi
déstabilisant. De plus, les collègues s’inquiètent du délaissement de nos Régions par l’Etat dans
le domaine de la recherche qui fait écho aux difficultés rencontrées pour élaborer avec les
partenaires universitaires sur site les projets de collaboration de recherche de taille permettant
de réussir aux Appels à Projets du PIA.

Au nom des représentants des personnels du campus CNRS d’Orléans, nous sollicitons un
rendez‐vous lors de votre visite à Orléans le 11 Juin de la délégation régionale et de ses
personnels pour échanger sur cette situation. Si l’emploi de votre temps est trop contraint, nous
sommes également disponibles pour un entretien à définir rapidement sur ces questions.

Persuadés de l’attention que vous porterez à notre demande, nous vous prions d’agréer,
Monsieur le Président Directeur Général nos salutations respectueuses.

Les syndicats du Campus CNRS Orléans soussignés

SGEN-CFDT Recherche EPST, Sud-Recherec EPST, SNCS-FSU, CGT, SNPREES-FO

STOP AUX IDÉES REÇUES SUR LA FONCTION PUBLIQUE

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ALORS QUE LES ATTAQUES CONTRE LES FONCTIONNAIRES SE MULTIPLIENT,
LA CFDT CHOISIT DE RAPPELER QUELQUES FAITS POUR DÉPASSER LES STÉRÉOTYPES.

Il faut cesser de considérer les fonctionnaires, et les politiques publiques qu’ils sont chargés de mettre en œuvre, comme un poids sur le budget de l’État et des collectivités.Les uns comme les autres sont un investissement en termes, par exemple, de cohésion sociale, de développement économique et de sécurité.

Quant au statut de« fonctionnaire» souvent remis en cause, il est avant tout protecteur de l’État, des collectivités et des citoyens. En quelques mots, il est lemoyen de garantir la continuité del’État et des services publics. Par les obligations faites aux fonctionnaires,le statut permet d’assurer la neutralité et l’impartialité des services publics ainsi que leur présence sur le territoire, notamment dans les régions les moins attractives.

Les questions :

  • Il y a trop de fonctionnaires en France FAUX
  • Les retraites des fonctionnaires ne sont pas alignées sur celles des salariés du privé : FAUX
  • Les pensions de retraite sont plus avantageuses  : VRAI ET FAUX
  • Les fonctionnaires partent plus tôt en retraite  : FAUX
  • Les complémentaires santé ne sont pas prises en charge par les employeurs publics : VRAI
  • Les fonctionnaires ont la garantie de l’emploi à vie  : VRAI
  • Le statut de fonctionnaire ne sert à rien  : FAUX
  • Il existe des inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes: VRAI
  • La durée légale du travail est la même pour le privé et pour le public  : VRAI
  • Les fonctionnaires sont plus souvent absents pour maladie: VRAI ET FAUX
  • La fonction publique coûte cher à la Nation : FAUX

Les réponses :


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Protection sociale complémentaire : ce que veut la CFDT

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Protection sociale complémentaire : ce que veut la CFDT

Publié le 01/06/2018
Par CFDT-Fonctions publiques

La CFDT Fonctions publiques milite pour que tous les agents publics, fonctionnaires et contractuels, soient couverts en santé et en prévoyance et que la participation des employeurs soit au moins équivalente à celles des employeurs privés.

Les agents publics sont peu ou pas aidés par leurs employeurs pour l’acquisition d’une « mutuelle », en santé par une couverture complémentaire à la prise en charge par la sécurité sociale, et en prévoyance contre les risques lourds tels que l’invalidité, la perte d’autonomie, le décès, les pertes de salaires, etc.

Pour la complémentaire santé, les employeurs des salariés du secteur privé doivent participer au moins à hauteur de 50 % du montant de la cotisation. En prévoyance, la plupart des salariés bénéficient de contrats en grande partie financés par leurs employeurs.

Les fonctionnaires et les agents contractuels doivent s’assurer eux-mêmes. L’aide de leurs employeurs est soit inexistante, soit très faible. En moyenne, cette aide est de 3 % du montant de la cotisation. Plus de la moitié des agents publics bénéficient de moins de 10 euros chacun par an. On est loin des 50 %.

En matière de prévoyance, les fonctionnaires bénéficient de droits statutaires qui leur permettent de conserver leur rémunération pendant trois mois en cas de maladie, mais les six mois suivants, elle est réduite de moitié. C’est la complémentaire qui prend alors le relai. En cas de décès non lié au service pour un agent en activité, le capital décès a été réduit en 2015. Il est passé d’une année de rémunération à un montant unique de 13 600 €. Enfin, les fonctionnaires viennent de connaitre une nouvelle pénalisation par le rétablissement cette année du jour de carence, alors que plus des deux tiers des salariés du privé n’en subissent aucun grâce à une prise en charge par leurs employeurs via des contrats de prévoyance.

Tant en couverture maladie qu’en prévoyance, les agents publics sont très loin d’être des privilégiés. Cette faible implication des employeurs publics et l’inégalité de traitement entre les agents qu’elle entraîne, sont insupportables.

Les employeurs publics doivent assumer leur responsabilité

Pour la CFDT, la santé des agents est de la responsabilité des employeurs publics. Ils doivent favoriser l’accès aux soins et couvrir les risques lourds, en participant à l’acquisition d’une complémentaire respectant les solidarités notamment intergénérationnelles.

Les systèmes existants, référencement à l’État, labélisation et convention de participation à la Territoriale, n’ont apporté aucune amélioration depuis leur création en 2008 et en 2012 (aucun dispositif réglementaire n’existe à l’Hospitalière).

La CFDT a obtenu du gouvernement l’ouverture de discussions sur la protection sociale complémentaire, qu’elle demande depuis plusieurs années. Ces discussions vont débuter prochainement par un bilan de la situation actuelle et se dérouler jusqu’à la fin de l’année.

La CFDT s’impliquera pour qu’enfin les employeurs
publics assument leurs responsabilités et que tous les
agents bénéficient d’une aide financière à l’acquisition
d’une complémentaire en santé et en prévoyance, au
moins à hauteur de 50 % de son cout.

Grade HC pour les CR : Fin du plafonnement des carrières ou concours supplémentaire ?

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Le Sgen-CFDT Recherche EPST revendique l’application du principe inscrit dans le PPCR :

Déroulement d’une carrière complète
sur au moins deux grades !

Le Sgen-CFDT Recherche EPST demande à la direction du CNRS

  • de veiller au respect de ce principe dans la mise en œuvre des opérations d’avancement de grade CRHC,
  • d’appeler l’attention des instances d’évaluation sur cette question.

Les sections du CoNRS donnent un avis sur l’activité du chercheur lors des évaluations à vague ou mi-vague. Tout Chargé de recherche avec avis favorables(1) doit être promu au grade de CRHC au plus tard après 5 années passées au dernier échelon de CRCN.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST demande aux sections d’évaluation du CoNRS de ne pas classer suivant des critères scientifiques les dossiers de chercheurs mais de promouvoir au grade CRHC les plus anciens dans l’échelon terminal du grade CRCN et en priorité celles et ceux qui doivent partir à la retraite(2).

L’accès au grade CRHC n’est pas et ne doit pas être un nouveau concours !

Afin d’améliorer rapidement la situation des 1797 chargés de recherche CNRS au dernier échelon de la classe normale, le Sgen-CFDT Recherche EPST demande

  • une augmentation du nombre de postes au concours DR2 afin de promouvoir au plus vite les CRCN qui ont passé leur HDR et qui ont plus de 55 ans (402 agents concernés),
  • une augmentation, dans les mêmes proportions, du nombre de promotions CRHC afin qu’avant 2020, il n’y ait plus de chercheurs bloqués au-delà de 5 ans au dernier échelon du grade CRCN.

 

Chercheures, chercheurs, contactez-nous pour faire connaître votre avis !

 

Le Sgen-CFDT Recherche EPST

Point sur le RIFSEEP / PFI

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Le Sgen-CFDT Recherche EPST s’est pleinement engagé pour le RIFSEEP qui a été bénéfique à une très large majorité des agents des EPST.

Nous continuons toujours de revendiquer et d’agir à tous les niveaux (ministères, direction des EPST, …) pour :

  • La mise à niveau des socles IFSE afin d’atteindre ceux des ITARF puis de l’AENES ;
  • Les classements à la hausse dans les groupes de fonction des fonctions exercées par les agents

Le Sgen-CFDT RechercheEPST défend les agents des EPST sur tous les sujets : Politique de la recherche, Primes ITA et chercheurs, Télétravail, …

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=239

Point sur le RIFSEEP / PFI

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Le Sgen-CFDT Recherche EPST s’est pleinement engagé pour le RIFSEEP qui a été bénéfique à une large majorité des agents des EPST et de l’Inserm en particulier (avec une augmentation significative des primes).

La PFI a été maintenue par la garantie indemnitaire ou incluse dans la composante 1 de l’IFSE. Nous demandons que cela reste le cas pour les informaticiens néo-recrutés.

Nous continuons toujours de revendiquer et d’agir à tous les niveaux (ministères, direction des EPST, …) pour :

  • La mise à niveau des socles IFSE afin d’atteindre à minima ceux des ITRF puis de l’AENES, qui sont plus avantageux ;
  • Les classements à la hausse dans les groupes de fonction des fonctions exercées par les agents ;
  • Que tous les groupes de fonctions de chaque corps soient remplis selon les fonctions exercées
  • Pour les informaticiens qui percevaient la PFI : Le maintien de la garantie individuelle en cas de mutation sur poste d’informaticien.

 

Le Sgen-CFDT RechercheEPST défend les agents des EPST sur tous les sujets : Politique de la recherche, Primes ITA et Chercheurs, Télétravail, …

 

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=2393

Point sur le RIFSEEP / PFI

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Le Sgen-CFDT Recherche EPST s’est pleinement engagé pour le RIFSEEP qui a été bénéfique à une très large majorité(1) des agents des EPST et du CNRS en particulier (avec une augmentation moyenne des primes de 12%).

Aujourd’hui notre demande de compensation pour les informaticiens néo-recrutés qui ne perçoivent pas l’ex PFI a été entendue et la Direction du CNRS a pris en compte notre revendication avec une enveloppe financière conséquente.

C’est une victoire mais nous continuons toujours de revendiquer et d’agir à tous les niveaux (ministères, direction des EPST, …) pour :

  • La mise à niveau des socles IFSE afin d’atteindre ceux des ITARF puis de l’AENES ;
  • Les classements à la hausse dans les groupes de fonction des fonctions exercées par les agents ;
  • Pour les informaticiens qui percevaient la PFI : Le maintien de la garantie individuelle en cas de NOEMI sur poste d’informaticien.

 

Le Sgen-CFDT RechercheEPST défend les agents des EPST sur tous les sujets : Politique de la recherche, Primes ITA et chercheurs, Télétravail, …

 

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=2393

  1. : Sauf pour les 1500 agents qui touchaient la PFI et qui bénéficient de la garantie indemnitaire et n’ont donc pas eu d’augmentation.