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Protégé : Covid-19 : consignes de Inria

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Lettre ouverte des élus au C.A. de l’Inria à l’occasion de la cérémonie de signature du COP

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Les représentants des organisations syndicales SGEN-CFDT Recherche EPST/SNCS-FSU/SNTRS-CGT

à

Monsieur le Présidentdirecteur général de l’Inria,

 Représentant-e-s élu-e-s du personnel au Conseil d’Administration, nous avons appris par divers concours de circonstances qu’une cérémonie de signature du Contrat d’objectifs et de performance (COP) de l’Inria allait se tenir mardi 18 février à 18 h à la Gaîté Lyrique, devant un parterre d’invités triés sur le volet. Nous nous étonnons de ne pas avoir été informé-e-s officiellement de cet événement. Si nous y avions été convié-e-s, afin de montrer notre désaccord avec certaines des mesures phares qui figurent dans ce contrat, peut-être aurions-nous décidé de ne pas nous y rendre, ou peut-être aurions-nous apprécié de pouvoir exposer devant les représentants de l’État nos inquiétudes, partagées par une grande partie des personnels de l’institut.

 Rappelons que cet événement s’inscrit aussi dans le contexte de tensions actuel. Nul n’ignore plus que le projet de loi de réforme des retraites présenté ces jours-ci à l’Assemblée nationale est particulièrement défavorable aux personnels de l’Enseignement supérieur et de la recherche, notamment aux chercheurs et chercheuses. Dans le même temps, le projet de loi de  programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) censé redonner des moyens à notre secteur, même s’il n’est pas encore publié, semble tendre d’une part vers le renforcement du financement sur appels à projets, au détriment du financement récurrent des établissements et des équipes de recherche, seul à même de permettre une véritable recherche « à risque », d’autre part vers une confortation de la précarité de nombreux jeunes chercheurs et chercheuses, au lieu de l’augmentation du nombre de postes statutaires et de la revalorisation des carrières réclamées par l’ensemble des organisations syndicales.

 Pour rappel, nous avons voté unanimement (4 voix) contre le COP au Conseil d’administration du 24 octobre 2019, en expliquant notre vote par la déclaration suivante :

    Les représentants des personnels affirment leur attachement au modèle Inria. Contrairement au pessimisme affiché par notre président lors des réunions de présentation du COP, ce modèle fonctionne, est internationalement reconnu et envié par nombre de nos collègues étrangers. La qualité scientifique des équipes-projets Inria est régulièrement soulignée lors des évaluations.

Le Contrat d’Objectifs et de Performance qui nous est proposé aujourd’hui augure d’une transformation de ce modèle vers un modèle anglo-saxon qui nous inquiète, d’autant qu’il s’inscrit dans la nouvelle réforme plus générale d’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) pilotée par le gouvernement.

En particulier son titre II, dévoilé tardivement en juillet, porte sur les politiques de sites. Cette première étape préfigure la dissolution des centres Inria dans les nouveaux sites universitaires. Nous regrettons que ces politiques de sites aient été établies sans réelle concertation avec les personnels des centres concernés.

Par ailleurs, nous nous opposons à la mise en place des « tenure tracks » à la française baptisés Inria Starting Faculty Positions, nouveau pas vers la disparition du statut de fonctionnaire des chercheurs, garant de la liberté académique. Ces postes, sans garantie de pérennisation de la part de notre institut ou de nos partenaires et assujettis à une obligation d’enseignement, risquent fortement d’augmenter la précarité des jeunes chercheurs. Ils nous feront aussi perdre en attractivité dans le domaine du numérique, très concurrentiel, surtout si l’on tient compte des niveaux de rémunération que nous serons en capacité de proposer par rapport aux pays anglo-saxons. Comme nous l’avions déjà affirmé lors de la remise du rapport HCERES, l’attractivité d’Inria doit reposer sur sa capacité à offrir un poste stable à de jeunes chercheurs, à leur offrir de bonnes conditions et un environnement de travail propices à des recherches de qualité. De plus, les statistiques montrent un très faible pourcentage de femmes candidates sur les postes Starting Research Positions. La mise en place de ces postes (ISFP) risque donc de nuire à l’objectif de parité affiché par notre organisme mais aussi par nos ministères de tutelle.

Nous partageons la volonté affichée par le COP de mieux faire profiter la société de nos recherches, mais nous pensons que les mesures proposées (CDD, dissolution dans les Universités) ne constituent pas la meilleure façon d’y parvenir. Nous regrettons également la vision étroite du transfert de technologie qui y est présentée : limitée aux start-up et aux grands comptes, elle néglige les acteurs essentiels que sont les PME, les associations, les collectivités locales ou d’autres services publics.

Nous prenons acte de la volonté de la Direction de sortir d’Optin, telle qu’exprimée dans le COP : « dont Inria a abandonné la logique en 2018, [et qui] a eu pour conséquences un réel malaise social et l’augmentation des risques comme les risques psycho-sociaux. » Cette volonté s’est traduite par une augmentation notable des postes au concours IT. Nous demandons que cet effort soit maintenu dans la durée, avec un financement pérenne, afin de compenser la baisse des effectifs permanents de la période précédente et d’envisager sereinement de retrouver le niveau de qualité des services proposés par les fonctions d’appui avant Optin. Cependant les réorganisations continuent, certains services sont encore en difficulté notoire. Le COP présente à nouveau un changement de cap, de nouvelles missions, la montée en puissance de nouveaux sites (Lyon, Strasbourg, Montpellier), sans aucun signe que l’institut obtiendra les moyens nécessaires à ces nouvelles missions.

 De même, les élu-e-s au Comité technique de l’institut ont voté unanimement (8 voix) contre la mise en place de CDI jeunes chercheurs (ISFP) lors des séances du 28 janvier et du 5 février 2020, en donnant l’explication de vote suivante :

   Le Comité technique exprime, par ce vote, son inquiétude sur un recrutement égal de chercheurs via le dispositif d’ISFP et sur le statut de fonctionnaire. 

Le CTI s’associe aux inquiétudes du CNHSCT « sur les risques que peut entraîner le recrutement de chercheurs en CDI sur des postes ISFP (Inria Starting Faculty Position) à l’INRIA, sur les incidences notoires sur l’organisation et les conditions de travail liées aux multiples statuts (fonctionnaire, CDI, CDD) ». Nous regrettons la précipitation avec laquelle les ISFP sont mis en place, sans consultation formelle du CNHSCT et sans réelle étude d’impact. La façon dont le CTI a été convoqué, sans respect des délais d’envoi de l’ordre du jour, n’est qu’une des illustrations de cette précipitation. Alors que plusieurs réunions DRH/OS sont déjà prévues pour l’intéressement des chercheurs, une seule réunion a été consacrée aux ISFP. Nos échanges d’aujourd’hui, de qualité, auraient dû avoir lieu plus tôt en DRH/OS. 

Nous sommes bien évidemment favorables à une augmentation du nombre de recrutements de chercheurs. Nous aurions apprécié que 63 postes de chercheurs soient mis au concours pour 2020, que 48 postes de CRCN puissent être ouverts. Mais la logique gouvernementale consistant à permettre la création de 24 postes supplémentaires à l’Inria sous condition qu’ils ne soient pas sous statut fonctionnaire n’est simplement pas acceptable. 

Cet accroissement ne peut se faire sur un cadre d’emploi plus précaire pour les jeunes chercheurs et ne leur offrant qu’une possibilité d’évolution de carrière restreinte. Cette absence de perspectives fait écho à la baisse régulière des traitements d’embauche des chercheurs fonctionnaires qui traduit le peu de cas que les gouvernements successifs font du métier de chercheur. 

En déstabilisant la structure des emplois dans notre établissement par une augmentation significative du nombre de personnels en CDI, ce changement de politique de recrutement remet en cause le statut même d’Inria. Sous couvert d’expérimentation, c’est un pas de plus vers la dérégulation et l’individualisation. De plus, le fait que dans le même temps, un certain nombre d’universités réduisent de façon conséquente les recrutements de Maitres de conférences semble indiquer que ce dispositif s’inscrit dans un schéma plus large qui vise à remettre en question le fonctionnement, l’organisation et le statut de la recherche publique.  

Budget initial INRIA 2019 : le SCRE vote CONTRE

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Déclaration intersyndicale sur la proposition de budget initial 2019 d’Inria
Conseil d’administration du 29 novembre 2018

Les représentants du personnel élus au Conseil d’Administration d’Inria s’étonnent de la baisse en euros constants du budget 2019 compte tenu de la priorité très largement affichée par le gouvernement sur les sciences du numérique. Notre étonnement est d’autant plus grand que les trajectoires à 5 ans qui ont filtré dans la presse montrent qu’Inria est l’un des EPST les moins bien dotés ces dernières années.
Par ailleurs, la contrainte imposée par le Ministère sur un nombre constant d’ETPT très en dessous du plafond d’emplois traduit une vision dogmatique qui met en danger à moyen terme le renouvellement des personnels de l’institut.
La Direction de l’Inria a fait le choix de maintenir l’embauche de 150 personnels scientifiques (doctorants, post‐doctorants et ingénieurs) ce dont nous nous félicitons.
Toutefois, le fait que ces embauches doivent se faire sur ressources propres issues de la Fondation Inria plutôt que sur dotation pour CSP nous inquiète quant à la capacité de l’institut à réaliser et
pérenniser ces financements.
Cette modification des sources de financement des recrutements pose à terme des questions sur la réelle indépendance de l’institut pour ses orientations scientifiques vis‐à‐vis des donateurs potentiels.
Pour toutes ces raisons nous voterons contre ce projet de budget initial 2019.
SGEN CFDT Recherche EPST, SNCS FSU, SNTRS CGT

Elections professionnelles de décembre 2018 A quoi cela sert de voter ?

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Elections professionnelles de décembre 2018

A quoi cela sert de voter ?

La mobilisation d’organisations syndicales dont le Sgen CFDT a permis d’obtenir de réels progrès pour les carrières, les rémunérations et les conditions de travail.

Mais il reste encore beaucoup à mettre en œuvre pour consolider et prolonger ces avancées : vous pouvez y participer en nous rejoignant ou en nous soutenant par votre vote ! 

Carrières
  Obtenu   A obtenir  A améliorer 
fusion des grades  ATR2/ATR ATR/ATRP2/ATRP1
ATR1/ATRP2  TCN/TCS
IE1/IEHC  AI/IECN
CR2/CR1  IR2/IR1
DR2/DR1
fluidification des carrières ATR, T, AI, IE,          IRHC, CR Augmentation du nombre de promotions 
carrière complète sur au moins deux grades dans le PPCR doit  être effectif pour tous les agents
augmentation du nombre d’échelons  en 2017 : AI, IRHC, DR2, CRHC, IECN CRHC, TCN, TCS, DR1, IR2
en 2020 : IEHC
en 2021 : ATR
Rémunérations
  Obtenu  A obtenir  A améliorer 
primes suivant les fonctions pour les ingénieurs et les techniciens pour tous!
prime spécialistes   Inria Etendre à toutes les spécialités CNRS, Inserm
alignement vers le haut du niveau des primes (IT) avec les ITRF  Inria CNRS, Inserm
suppression du jour de carence

!

et compensation de la hausse de la CSG 
revalorisation prime chercheur 

!

revalorisation grille indiciaire  ATR, T, AI, IE, IR, CR, DR à poursuivre
Rattrapage du pouvoir d’achat et dégel du point d’indice 

!

transfert prime points pour la catégorie C  4 points en 2017 à poursuivre en 2020 et après
transfert prime points pour la catégorie B  6 points en 2016
transfert prime points pour la catégorie A  4 points en 2017
5 points en 2019
Conditions de travail 
  Obtenu  A obtenir  A améliorer 
participation employeurs publics aux mutuelles  Inria CNRS, Inserm Inria
télétravail  CNRS, Inria Inserm Inria
baromètre social Inria CNRS, Inserm
indemnité vélo     en 2020

Votez et faites voter Sgen-CFDT aux élections professionnelles de décembre 2018.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST                                                                      

 

 

 

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=2393

PPCR et Rifseep : le Sgen-CFDT s’engage !

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PPCR et RIFSEEP : le Sgen-CFDT s’engage !

Le Sgen-CFDT s’est félicité et se félicite toujours d’avoir signé et négocié le PPCR mais regrette que, faute de signatures syndicales, le PPCR soit resté un protocole et non pas un accord. Cette situation a permis au gouvernement de reporter les mesures prévues à partir de 2018 et en particulier le second transfert prime-points qui aurait été favorable aux futurs retraités.

Le Sgen-CFDT s’est félicité et se félicite toujours d’avoir soutenu le RIFSEEP contrairement aux organisations syndicales qui en réclament l’exemption pour les organismes de recherche alors que quasiment tous les fonctionnaires en ont accepté le principe.

Nous intervenons à tous les niveaux et plus spécifiquement auprès de notre fédération pour relayer nos revendications dans les cabinets ministériels.

Dans la continuité du PPCR, nous défendons pour les chercheurs :

  • la fusion des grades DR2 et DR1 du corps des directeurs de recherche et le prolongement du grade DR1 à la Hors Echelle D,
  • le prolongement à la Hors Echelle B du grade des chargés de recherche hors classe comme c’est le cas pour les maitres de conférences.

Nous soutiendrons également la revalorisation du régime indemnitaire chercheur au travers de la mise en œuvre du RIFSEEP spécifique chercheurs.

Pour les ingénieurs et techniciens nous maintenons notre revendication concernant le rattrapage de l’enveloppe financière du RIFSEEP des organismes de recherche par rapport à celle des universités, comme cela nous a été écrit par le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Education Nationale.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=2393

REVALORISATION DE LA PRIME CHERCHEUR : c’est URGENT !

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  REVALORISATION DE LA PRIME CHERCHEUR : c’est URGENT !

Le montant de la « prime Chercheur » dans son format actuel est scandaleusement bas : environ 1 000 euros brut par an (80 euros brut par mois).

C’est 7 fois moins que le montant de la prime minimum versée à tout Ingénieur de recherche. Rien ne justifie un tel écart entre des agents qui ont, pour le moins, le même niveau de formation et portent des responsabilités comparables.

Le montant de la prime chercheur est l’un des plus bas de toute la fonction publique d’état, toutes catégories confondues !

Pourquoi un tel traitement ?

Cette injustice doit être réparée dans les meilleurs délais :

Le Sgen-CFDT RechercheEPST

  • réclame une hausse de la prime pour tous les chercheurs à un niveau correspondant à celui des IR des EPST,
  • exige du ministère le déblocage des crédits nécessaires 

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=2393

Point sur le RIFSEEP / PFI

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Tableau de prime pour l’IRI (ex-PFI)
Cliquez pour comprendre qui va toucher quoi

 

 

 

 

Le Sgen-CFDT Recherche EPST s’est pleinement engagé pour le RIFSEEP qui a été bénéfique à une très large majorité des agents des EPST.

Nous continuons toujours de revendiquer et d’agir à tous les niveaux (ministères, direction des EPST, …) pour :

  • La mise à niveau des socles IFSE afin d’atteindre ceux des ITARF puis de l’AENES ;
  • Les classements à la hausse dans les groupes de fonction des fonctions exercées par les agents

Le Sgen-CFDT RechercheEPST défend les agents des EPST sur tous les sujets : Politique de la recherche, Primes ITA et chercheurs, Télétravail, …

Glossaire des sigles et acronymes : https://epst-sgen-cfdt.org/?p=239

CHSCT : Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail

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Les Représentants Sgen-CFDT Recherche EPST siégeant au Comité Central d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) INRIA sont :

  • ANDRADE-BAROSO Guillermo
  • ARGENTE Montserrat
  • BOURNAI Patricia
  • BOUTON Cecile
  • BRES Anne
  • CHAVES Madalena
  • CHOUISNARD Pascal
  • DEXHEIMER Benjamin
  • ELBAR Fabienne
  • GACHET Pierrick
  • GRIMALDI Laetitia
  • GRIMM Jose
  • GUEDJ Benjamin
  • KREMER Steve
  • LELAURAIN Guillaume
  • LESAGE Loic
  • MARTIN Elodie
  • MARTIN Magali
  • MERLE Philippe
  • SANCHEZ Marie
  • SENICA Claire
  • THOME Emmanuel
  • TREBUCQ Olivier
  • ZGANIC Helene

Vous pouvez les contacter par email : contact@epst-sgen-cfdt.org

Retrouvez les autres élus ou représentants sur cette page .

INRIA : Lettre des organisations syndicales aux membres de la Commission d’évaluation de l’Inria

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Lettre des organisations syndicales
aux membres de la Commission d’évaluation de l’Inria

L’application du protocole PPCR* a des conséquences importantes sur le corps des chargés
de recherche. En effet, d’une part, les deux classes CR2 et CR1 sont fusionnées en une
nouvelle classe normale (CRCN) et d’autre part, est créée une hors classe (CRHC).

Nous appelons les membres de la CE de l’Inria a une grande vigilance dans la mise en oeuvre
de ces mesures.

Lire la suite : 20171028-INRIA-SGEN-Lettre_intersyndicale.pdfCliquez sur l’image pour ouvrir le document

INFORMATIONS SUR PPCR CHERCHEURS

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INFORMATIONS SUR PPCR CHERCHEURS

La mise en œuvre du protocole PPCR (Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations) a été négociée avec les organisation signataires (CFDT, CGC, CFTC, UNSA, FSU et FA-FP), les organisations FO, CGT et Solidaires ayant refusé de signer le protocole.

Le décret d’application a été publié le 10 mai 2017 : Décret n° 2017-852 du 6 mai 2017. Ce décret modifie le décret n°83-1260 du 30 décembre 1983 fixant les dispositions statutaires communes aux corps de fonctionnaires des établissement publics scientifiques et technologiques .

L’impact du PPCR pour tous les chercheurs des EPST sur leurs salaires et retraites est le suivant :

transfert prime en points

L’ensemble des agents sont concernés par le transfert d’une partie de la prime en points d’indice.  Ce transfert permet de prendre en compte, pour le calcul de la retraite, une partie de la prime qui en est actuellement exclue. Le transfert réalisé mensuellement n’entraînera aucune perte pour l’agent puisque la revalorisation indiciaire sera dans tous les cas supérieure au transfert. Le transfert indemnitaire ne visera pas une prime en particulier. Le montant transféré figurera sur une ligne dédiée de la feuille de paye.

  • Pour les échelons CR2 et CR1 (sauf dernier échelon CR1) : +5 points revalorisation au 1/1/17
  • Pour tous les échelons : 3+1 points au 1/1/17 et 4+1 points au 1/1/18 sont transférés de la prime sur le salaire

Revaloriser les grilles indiciaires

Les grilles des chargés de recherche et des directeurs de recherche 2ème classe sont modifiées.

Impact du PPCR pour le CORPS DES CHARGES DE RECHERCHE :

Fusion des deux classes des chargés de recherche CR2 et CR1 : création de la classe « normale » . Cette fusion se traduit par la suppression de la condition de passage CR2/CR1 qui était vécue comme une double peine par les jeunes chercheurs : obligation de partir sur poste précaire après leur doctorat (pour faire ses preuves…), réussir le concours CR2 et bénéficier d’une « reconstitution » de carrière pour … rester bloqué parfois 4 ans au dernier échelon de CR2 avant d’être promu en CR1.

La nouvelle classe « CRCN » va permettre une reconstitution de carrière avec une vraie prise en compte du temps passé dans des emplois similaires (post doc, MCF) et donc une intégration du jeune chercheur au juste niveau de ce grade et une évolution de carrière sans blocage. (sur les conditions de reprise d’expérience lors du recrutement des chargés de recherche  : voir articles 25 et suivants du décret n°83-1260 du 30 décembre 1983).

La nouvelle classe des chargés de recherche « classe normale CRCN » devient la classe de recrutement des chargés de recherche. Cette classe est composée de 10 échelons. Tous les CR2 et CR1 seront reclassés dans la CRCN au 1er septembre 2017, suivant les conditions d’ancienneté précisées dans le tableau de correspondance présenté ici :  décret 2017-852 section 3 article 16 ;

L’amplitude de la CNCR est comparable à celle de l’ancienne CR1 en indice mais elle est légèrement plus longue en durée (voir figure 1). Toutefois, la disparition du blocage 4 ans après le recrutement en CR2 et la reprise d’ancienneté rend la progression dans le nouveau grade CRCN plus rapide que celle qui prévalait dans les grades CR2/CR1.

 

La figure 1 donne la variation en indice et en durée des grades CRCN et CRHC par rapport à l’ancien grade CR1.
A partir de l’échelon 7, passage possible au grade CRHC.

 

Création d’une hors classe pour les chargés de recherche. Ce nouveau grade (voir figure 1) permet à un chargé de recherche d’atteindre la HEA, échelon désormais accessible aux professeurs des écoles et aux professeurs certifiés. C’est un premier pas vers le traitement égalitaire entre le corps des chargés de recherche et le corps des maîtres de conférences ! Ce grade correspond en indice à l’ancien grade DR2 (échelon sommital à la hors échelle A) et aussi à l’ancien grade des maîtres de conférences hors classe ou professeur d’université 2ème classe.

Ce grade sera accessible par promotion des agents de la classe normale sous les conditions statutaires suivantes : avoir atteint le 7ieme échelon et avoir 4 ans d’ancienneté dans la classe normale (voir ici). Ces conditions nécessaires ne sont pas suffisantes puisque le passage se fait au choix de la direction de l’établissement  sur avis de l’instance d’évaluation, en fonction du nombre de postes disponibles dans ce grade.

Les figures 2 et 3 indiquent l’évolution pour un passage CRHC d’un CRCN à l’échelon 7 (figure 2) et d’un CRCN échelon 10 (figure 3).

Le gain entre l’indice sommital de la CRCN (825) et le dernier chevron de la HEA (967) est d’environ* 8000 euros brut/an (+142 points).


La figure 2 donne l’évolution des grades CR2/CR1 avec passage à 4 ans CR1,
comparée à celle des CRCN /CRHC avec passage au plus tôt, à l’échelon 7.


La figure 3 donne l’évolution des grades CR2/CR1 avec passage à 4 ans CR1,
comparée à celle des CRCN /CRHC avec passage à l’échelon 10.

Le grade CRHC sera également accessible, à partir de 2020, par recrutement direct. L’établissement pourra recruter jusqu’à 15% des recrutements dans le corps des chargés de recherche (voir ici).

Le Sgen-CFDT-recherche-EPST demande que soit appliqué, pour tous les EPST, le principe que chaque agent puisse dérouler sa carrière sur au moins deux grades d’un même corps, comme cela est prévu dans le PPCR. Autrement dit, tout chargé de Recherche devrait pouvoir atteindre l’échelon sommital du nouveau grade CRHC dès lors qu’il remplit ses obligations statutaires (avis favorable lors de l’évaluation de son activité par l’instance d’évaluation).

 Le Sgen-CFDT-recherche-EPST considère que le grade CRHC est un grade de promotion des CRCN et demande que tout CRCN ayant reçu un avis favorable (« l’activité du chercheur est conforme à ses obligations statutaires ») lors de son évaluation par sa section d’évaluation puisse être promu dans le grade CRHC au plus tard dans les 5 ans suivant l’accès au dernier échelon de la classe normale.

 Le Sgen-CFDT-recherche-EPST considère que le grade CRHC ne doit pas être un grade de recrutement : le grade d’intégration des jeunes chercheurs est le grade CRCN  et le grade DR2, celui des chercheurs expérimentés. 

 Le grade CRHC ne doit pas être un passage obligé pour les concours d’accès au corps des directeurs.

 Le Sgen-CFDT-recherche-EPST demande que soient poursuivies les négociations pour la revalorisation du nouveau grade des chargés de recherche (CRHC) afin qu’il puisse bénéficier de l’échelon HEB (identique au grade des MDC HC et des IR HC).

 Pendant la période transitoire de mise en place du grade CRHC et pour permettre à tous les chargés de recherche de bénéficier de la HEA avant leur départ à la retraite, le Sgen-CFDT-recherche-EPST demande que la promotion des CR dans le grade CRHC se fasse dans l’ordre du plus ancien dans le grade CR1 (c’est-à-dire plus ancien à l’échelon 9 indice 825 de CR1) ayant reçu un avis favorable de la section d’évaluation en dehors de toute autre considération.

 

 Le Sgen-CFDT recherche EPST propose aux chargés de recherche
concernés par le passage HC (CR1 dernier échelon, 60 ans et plus)
de se manifester auprès de lui (contact@epst-sgen-cfdt.org) en cas de difficultés ou
pour plus de précisions.

 

Impact du PPCR pour le corps des directeurs de recherche :

Seul, le grade des DR2 est impacté par le PPCR (voir ici). Il est ajouté, au grade de directeur de recherche de deuxième classe  un 7ème  échelon d’indice brut HEB. Le gain à l’indice sommital est d’environ 5300 euros brut/an (+95 points).

L’ancienneté acquise dans l’échelon 6 n’est pas prise en compte lors du passage d’échelon. Toutefois, au CNRS, le DR2 ayant une ancienneté au moins égale à 1 an au dernier chevron de l’échelon 6 passera directement au deuxième chevron de l’échelon 7 (voir figure 4) si l’ancienneté dans l’échelon 6 (3 ans 6 mois) est vérifiée.

La figure 4 montre l’évolution de chaque grade CRCN, CRHC, DR2, DR1.

Le Sgen-CFDT-recherche-EPST déplore le blocage des DR2 au passage DR1 et des DR1 au passage DRCE.

 Le Sgen-CFDT Recherche EPST demande un repyramidage des grades des CR et DR
par une augmentation importante des promotions DR1 et DRCE et des postes ouverts au concours DR2.

 Le Sgen-CFDT Recherche EPST demande la remise à plat du régime indemnitaire des CR et DR,
le plus bas des EPST tous corps confondus et l’un des plus bas de la fonction publique !

*Au premier février 2017, 100 points = 5623€ brut annuel ou 468.6 € brut mensuel .