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Restauration au CNRS : vous avez dit social ?

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LE 05-36
<doc25|right>La restauration au CNRS est depuis sa création un problème épineux pour le CNRS. D’abord reconnue comme une avancée sociale, la restauration est en passe de devenir un gouffre aussi bien pour le CNRS que pour les rationnaires.
_ Les différents partenaires s’étaient entendus pour gérer la restauration du CNRS selon des normes sociales. C’est à dire en faisant payer le rationnaire selon son salaire. La moyenne entre les hauts et les bas tarifs était alignée sur le coût du contenu de l’assiette. Avec l’arrivée, d’une part des prestataires de service et d’autre part du repas par point, le système déraille complètement et les prix s’envolent.
_ Actuellement, le CNRS se défausse de plus en plus sur le prestataire et le prix payé recouvre davantage que la restauration. De plus le prestataire voulant faire des bénéfices avance tous les prétextes pour augmenter ses prix. Alors que le contrat prévoit que seule l’augmentation des denrées alimentaires peut justifier une augmentation du tarif des repas en cours de contrat, à la dernière commission nationale de restauration, une hausse des prix des aliments de 8,5 % a été avancée pour 2005 afin de justifier une augmentation importante du tarif des repas. Or, après renseignement auprès de l’INSEE, la hausse des prix des denrées alimentaires est de l’ordre de 1% cette année.
_ {{Le SGEN-CFDT dénonce cette dérive et demande une clarification des marchés passés avec les prestataires et des contrôles effectifs des tarifs.}}
_ Par ailleurs, la restauration est décomptée du budget social du CNRS. C’est un scandale, car elle n’a plus rien de social. Il a même été dit que certains agents de petite catégorie ne prendraient plus de plat principal pour se nourrir au prix le plus bas. Où est le social alors que ce sont ces personnes qui devraient être soutenues en priorité ? Invoquant cette augmentation du coût de la restauration, le CNRS diminue d’autant la part réellement sociale du budget. Cela se traduit par une suppression de l’aide à la primo-accession, un budget très insuffisant pour les chèques vacances et les titres emploi service, des moyens limités en matière de handicap, d’aide à la personne ou de logement.
{{Le SGEN-CFDT demande que le budget social soit résolument orienté vers le social et augmenté en conséquence}}.
_ Il demande également que la restauration ne relève plus de l’action sociale mais devienne un accompagnement de la recherche au même titre que la médecine de prévention ou la formation.

{{Transposition dans la fonction publique de la directive européenne sur les CDD*}}
_ [*Loi du 26 juillet 2005 (2005-843) en particulier articles 12 et 13 du chapitre III consacrés à la lutte contre la précarité]
_ {{Le SGEN-CFDT vous informe sur ce que dit la loi :}}_ Dans la fonction publique, il était jusqu’à présent possible de recruter, pour des emplois de catégorie A, des personnels en CDD de 3 ans renouvelable par reconduction express.
_ Dorénavant, la durée de ces CDD est limitée à 6 ans ; au delà, le CDI devient une obligation (article 12 de la loi).
_ L’article 13 s’attache à fixer les conditions de renouvellement des contrats en cours :
_ – pour les personnes de plus de 50 ans au 1er juin 2004 ou au terme de leur contrat en cours, ce contrat est transformé automatiquement en CDI si l’agent est en fonction et s’il justifie d’une durée de contrat au moins égale à 6 ans au cours des 8 dernières années.
_ – pour les autres, qui sont en CDD à la date de publication de la loi et en fonction de manière continue depuis 6 ans au moins, si leur contrat venu à terme est renouvelé, il ne pourra être reconduit qu’en CDI.

Le Conseil d’administration du CNRS repousse le vote du projet

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{{LE 05-13}}

{{Le Conseil d’administration du CNRS repousse
le vote du projet pour le CNRS au 19 mai 2005}}

Après un large débat, à la demande des représentants du personnel, le Conseil d’administration du 24 mars a décidé de repousser le vote du projet pour le CNRS, initialement prévu le 21 avril, au jeudi 19 mai. Ce mois supplémentaire doit permettre d’approfondir la réflexion sur les différents axes de réforme présentés, notamment en y impliquant plus les personnels.

Le Sgen-CFDT demande :

– la mise en place en régions de représentants nationaux de la Direction du CNRS capables d’agir en son nom auprès des conseils régionaux, des universités et des entreprises locales,

– l’établissement de relations plus équilibrées entre le CNRS et les universités et une réévaluation du concept de laboratoires liés,

– la levée des freins existants à l’interdisciplinarité et notamment la réécriture de la décision d’organisation du CNRS d’octobre 91,

– la mise en place d’une structure, associant directions scientifiques et instances scientifiques consultatives, qui permette l’élaboration collective de la stratégie scientifique du CNRS, en lien avec le contexte régional, national et international.

– une implication forte de tous les personnels dans la préparation au niveau local des projets de regroupements de laboratoires et dans la mise en place de pôles régionaux de recherche et d’enseignement supérieur. Les laboratoires et les équipes doivent trouver une véritable capacité d’autonomie par la mise en place de contrats prévoyant l’attribution de moyens pluriannuels en regard d’engagements collectifs sur l’activité scientifique.

{{Il n’y a pas de réforme possible au CNRS sans prise en compte du devenir et des attentes des personnels et sans adhésion des différents acteurs de la recherche.}}

Enfin, le SGEN-CFDT répète sa demande que rien ne soit entrepris en ce qui concerne la délocalisation de personnels du siège tant que la réforme n’aura pas été approuvée et sans qu’une concertation suffisante avec les personnels concernés ait été menée.