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La recherche publique en France en 2019 : diagnostic du CoNRS

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Dans le contexte de la préparation d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche, ce document présente la contribution du Comité national à l’analyse de la situation de la recherche publique en France, de son évolution récente (depuis la loi LRU de 2008) et de ses perspectives. Ce diagnostic sera complété par un ensemble de propositions qui feront l’objet d’une approbation solennelle lors de la session plénière du Comité national organisée à Paris le 4 juillet prochain.

[…]

La consultation des membres du CN fait apparaître un consensus large sur des éléments de constat importants. Sont soulignés en particulier :

  • l’importance stratégique d’un soutien public à la recherche fondamentale, mue par la volonté de faire progresser les connaissances, non contrainte a priori par l’impératif de répondre à de « grands défis » de société. Ce soutien passe par un niveau suffisant de financement pérenne de la recherche, non conditionné par la promesse de l’obtention de résultats à court terme. De fait, l’histoire des sciences abonde d’exemples d’innovations majeures obtenues par sérendipité. En outre, les innovations majeures pour le bien-être des sociétés humaines ne sont pas toutes des innovations commercialisables ;
  • le niveau insuffisant du financement public de la recherche publique et la dégradation tendancielle de cette situation. La dépendance qui en résulte vis-à-vis de sources de financement externes est préjudiciable à l’autonomie de la démarche scientifique ;
  • les modalités insatisfaisantes d’allocation et de répartition des crédits publics de recherche ;
  • les effectifs trop faibles d’emplois scientifiques (chercheur.e.s, enseignant.e.s-chercheur.e.s, ingénieur.e.s et technicien.ne.s) dans les universités et les organismes de recherche ; et la dégradation tendancielle de cette situation ;
  • la généralisation de la compétition au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) à tous les niveaux (entre régions, sites ou établissements ; entre unités ou entre équipes ; entre individus) pour l’accès à des ressources notoirement insuffisantes ; les effets délétères de cette compétition généralisée sur les collectifs de recherche et les pratiques de coopération, qui sont pourtant au cœur de la pratique scientifique ;
  • plus largement le caractère collectif de l’activité scientifique est trop peu reconnu et les collectifs de recherche (équipes, unités) sont insuffisamment soutenus ;
  • la dégradation importante des conditions de travail au sein de l’ESR depuis au moins une décennie, sous l’effet des facteurs précédents et d’une croissance importante des tâches administratives ;
  • les rémunérations trop faibles des personnels scientifiques, de manière criante en début de carrière et pour les personnels, nombreux, en situation de « blocage » plus ou moins durable de carrière.

Rien ne saurait justifier cet étiolement manifeste, désormais installé dans la durée, de notre capacité nationale de recherche. La richesse de la nation augmente plus rapidement que les ressources qu’elle alloue à sa recherche. La population nationale s’accroît, et plus rapidement encore la population étudiante et celle des diplômé.e.s de l’enseignement supérieur. La comparaison avec les autres « grandes nations scientifiques », parfois utilisée abusivement, est ici éloquente quant au sous-investissement public (comme privé d’ailleurs) dans la recherche en France. Ce qui rend la situation particulièrement regrettable, et même alarmante, au-delà de toutes considérations corporatives des scientifiques, c’est que les défis en matière d’accroissement des connaissances scientifiques sont considérables. Défis économiques certes en termes de croissance, de compétitivité et d’emploi selon la terminologie convenue — encore conviendrait-il de s’interroger sur : quelle croissance, quelle compétitivité et quels emplois ? —, mais aussi, et peut-être surtout, défis en matière de santé, d’environnement et de changements environnementaux, de cohésion des sociétés contemporaines.

Dans ce contexte, et en dépit de signes préoccupants comme la désaffection croissante des étudiant.e.s de l’enseignement supérieur pour les formations à et par la recherche, il est remarquable que les carrières scientifiques restent fortement attractives. Elles continuent d’attirer des jeunes professionnel.le.s de très haut niveau, français.e.s comme étranger.e.s et formé.e.s en France comme à l’étranger. Elles continuent de donner lieu à un engagement remarquable de la part des personnels de l’ESR, toutes catégories confondues. En outre, il est tout aussi remarquable que la qualité de la recherche produite en France reste de très haut niveau, quels que soient les indicateurs retenus. La possibilité d’obtenir un emploi stable peu d’années après la thèse (même si ce délai tend à s’allonger) et le statut de la fonction publique, gage d’indépendance, sont de l’avis général des facteurs décisifs de l’attractivité et de la qualité de la recherche française.

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voir ici la contribution du Sgen-CFDT Recherche EPST au Groupe de travail n°2 (GT2) « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques »

 

 

 

Le PDG du CNRS répond à Acteurs publics

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Antoine Petit (CNRS) : “La recherche peut être un réel apport pour nombre d’enjeux de politiques publiques”

5 JUIN 2019, PAR SYLVAIN HENRY

© Pol Émile/SIPA
Le président du CNRS détaille pour Acteurs publics les enjeux de la prochaine loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Estimant que le modèle français d’organisation n’est pas économiquement optimal, Antoine Petit s’interroge sur la possibilité de rémunérations différenciées pour nos chercheurs. Alors qu’une mission planche sur la formation des futurs hauts fonctionnaires, il préconise que ces derniers effectuent un stage d’une année dans un laboratoire de recherche. Et il pointe les problèmes “franco-français” de concurrence entre grandes écoles et universités, universités et organismes de recherche, “qui ne sont pas à la hauteur des enjeux”.

À l’occasion du 80e anniversaire du CNRS, vous avez appelé en début d’année avec le Premier ministre, Édouard Philippe, à une plus grande ouverture de votre institution. Comment y travaillez-vous et quelles formes cette ouverture va-t-elle prendre ?
En 2019, le CNRS va poursuivre son ouverture, qui a été initiée voilà déjà longtemps. Je rappelle en effet que 30 % de nos chercheurs sont étrangers et que nous travaillons au sein de quelque 150 structures de recherche en partenariat avec le monde industriel. Aujourd’hui, il faut intensifier cette ouverture et ces collaborations. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé au conseil d’administration de créer une troisième direction générale déléguée consacrée à l’innovation – en plus des deux directions générales déléguées à la science et aux ressources. Ce n’est pas notre rôle que de produire de l’innovation : les entreprises et le monde socio-économique doivent être en première ligne. Mais nous pouvons, et devons, les y aider. Cette nouvelle direction vient renforcer la coordination de toutes nos activités en matière d’innovation et de valorisation de nos technologies, matérielles ou logicielles. Nous allons par ailleurs travailler à renforcer la pluridisciplinarité de nos recherches. Des enjeux tels que le réchauffement climatique, l’intelligence artificielle, la santé, la radicalisation ou l’étude du phénomène des “gilets jaunes” appellent à la mobilisation de compétences complémentaires. Ce n’est pas toujours simple, car il est dans le même temps nécessaire de maintenir une disciplinarité d’excellence.

Pourquoi dites-vous que ce n’est pas simple ?
Mais parce que la pluridisciplinarité ne s’acquiert pas facilement, il faut du temps ! Un chercheur est avant tout un expert disciplinaire, c’est une nécessité. Il ne peut s’intéresser à un autre domaine qu’en y consacrant du temps et de l’énergie. Il faut bien comprendre que le seul fait de se parler n’est pas simple. Par exemple, vu d’un peu loin, les mathématiciens et les informaticiens ont des problématiques d’apparence similaires et pourtant, ce n’est pas toujours évident de les faire coopérer. Et je ne parle même pas de faire travailler ensemble des spécialistes sciences dites dures et de sciences humaines et sociales. C’est possible, heureusement, mais cela demande du temps. La question cruciale des données invite à repenser nos approches : toutes les sciences produisent des données et il faut des experts capables de les traiter et d’en comprendre le sens pour les exploiter. Les coopérations deviennent donc indispensables entre, par exemple, biologistes et informaticiens, ou encore entre sociologues et mathématiciens. Une telle double casquette prend du temps à acquérir. La pluridisciplinarité se construit dans la durée.

L’ouverture du CNRS, sur laquelle vous travaillez, va-t-elle contribuer au nécessaire rapprochement entre chercheurs et décideurs publics ?
C’est une question clé et une de mes priorités. À l’étranger, dans le monde anglo-saxon ou en Allemagne notamment, la proximité entre décideurs et scientifiques est plus grande du fait de la place du doctorat, qui est beaucoup plus importante qu’en France. Chez nous, une dichotomie a longtemps perduré entre, d’un côté, des grandes écoles où la formation des futurs décideurs était très peu fondée sur la recherche, et d’un autre côté, des chercheurs passés par les universités à qui l’on pouvait reprocher de n’être pas suffisamment connectés à la “vraie vie”. De fait, les décideurs ont longtemps regardé les chercheurs comme des gens sympathiques mais peu aux prises avec les réalités de la gestion publique ou privée, alors que les chercheurs ont pu percevoir les élus et les hauts fonctionnaires comme n’ayant pas de problématiques pertinentes à leur soumettre. Ces schémas simplistes reculent depuis vingt ans alors que nos grandes industries s’internationalisent : elles travaillent et recrutent à l’étranger des docteurs et pas des ingénieurs – qui existent dans peu de pays. Les chercheurs ont par ailleurs compris que des problématiques très pertinentes naissent d’enjeux sociaux et industriels. Aujourd’hui, il faut aller plus loin en multipliant les lieux et les occasions d’échanges et de rencontres, mais tout en restant vigilant sur le fait qu’il ne faut pas mélanger le travail des uns et celui des autres. Certains décideurs aimeraient que les chercheurs retiennent telle ou telle option : “Voilà quelle décision vous devez prendre”. Ce n’est pas leur rôle ! Les chercheurs font des études exhaustives, donnent un état de l’art et détaillent les scénarios possibles. Aux décideurs ensuite de trancher. Les chercheurs ne sont pas là pour prendre des décisions.

“Je trouverais intéressant qu’il y ait dans la scolarité des hauts fonctionnaires une formation par la recherche.”
Les décideurs doivent par ailleurs appréhender des enjeux plus larges qui peuvent être budgétaires, environnementaux, sociaux…
Exactement. Et cela peut coincer si un chercheur a besoin d’un ou deux ans pour traiter un sujet alors que le décideur doit prendre une décision immédiatement… J’insiste sur le fait qu’aujourd’hui, la recherche peut être un réel apport pour nombre d’enjeux de politiques publiques. Comprendre, par exemple, les éléments déclencheurs d’un phénomène de radicalisation permet d’apporter une réponse opérationnelle plus précise. Nos chercheurs ont participé au dépouillement des contributions du grand débat national et ont fait remonter un certain nombre d’éléments de contexte et d’appréciation utiles aux acteurs publics.

Nonobstant les annonces récentes concernant la suppression de l’École nationale d’administration (ENA), l’école a ouvert un quatrième concours à destination des docteurs. Est-ce une avancée ?
C’est un signe, un symbole. Et la France est aussi un pays de symboles. Mais je trouverais intéressant qu’il y ait, dans la scolarité des hauts fonctionnaires, non pas une formation à la recherche, mais une formation par la recherche. Celles et ceux qui réussissent les concours des grandes écoles sont des gens brillants qui trouveraient certainement utile de faire un stage d’une année dans un laboratoire de recherche. Ce que je propose est peut-être iconoclaste, mais ce serait une plus-value pour eux, tant la méthode scientifique peut être un réel atout dans un parcours professionnel. Quand vous êtes chercheur, votre tâche première consiste à poser les bonnes questions. Et cela s’apprend. Cela permet d’intégrer le fait qu’il faut laisser une part de doute, se laisser la possibilité de faire marche arrière…

Quel est l’enjeu, pour le CNRS, de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche annoncée en début d’année par Édouard Philippe ?
C’est une opportunité extraordinaire et c’est un symbole fort, là encore, que d’affirmer que “la recherche est une priorité pour notre pays”, comme l’a fait le Premier ministre en annonçant le principe de cette loi. Qu’y aura-t-il dans ce texte sur lequel tous les acteurs concernés travaillent et vont continuer de travailler jusqu’à la fin de l’année ? On ne le sait pas encore. Mais je suis heureux d’observer la mobilisation forte de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche et aussi de nombreux industriels. Le CNRS est évidemment fortement investi et nous faisons remonter des propositions aux rapporteurs des 3 groupes de travail.

Ces 3 groupes de travail portent sur le renforcement des capacités de financement, l’adaptation des politiques de ressources humaines et le développement de la recherche partenariale. En tant que patron du CNRS, vous êtes corapporteur du groupe qui travaille sur la question des financements. Quelles sont les problématiques en jeu ?
L’une des grandes questions tient à l’équilibre entre ce que l’on appelle “le soutien de base” et les appels à projets, c’est-à-dire la distinction entre l’argent donné directement aux laboratoires et les financements à aller chercher dans le cadre d’appels à projets au niveau national ou européen. Certains veulent supprimer l’Agence nationale de la recherche [l’ANR, qui assure le financement sur projet au service de la recherche, ndlr], mais ils sont minoritaires : tous les pays du monde ont ce double système de financement. La vraie question tient à l’équilibre entre les deux. Plus largement, notre modèle d’organisation n’est pas économiquement optimal : des personnes de grande qualité sont recrutées mais on ne leur donne pas suffisamment de moyens pour leurs travaux. Il faut par ailleurs coordonner les pratiques menées au niveau français avec ce qui se fait au niveau européen. Enfin, le troisième enjeu tient au financement des infrastructures de recherche, elles sont cruciales dans beaucoup de domaines.

“Doit-on continuer à payer tous les chercheurs de la même manière ou devons-nous tenir compte aussi du marché ?”
Vous évoquez la question de l’attractivité : comment fidéliser les talents scientifiques alors que les salaires ne sont, de l’avis de tous, pas à la hauteur par rapport au privé et à vos concurrents universitaires internationaux ? Comment le secteur public français peut-il remporter la guerre des talents ?
Le contexte a changé depuis vingt ans. Je viens d’une époque où vous étiez recruté directement après votre thèse, voire avant. Désormais, les jeunes chercheuses et chercheurs enchaînent plusieurs “postdocs” après leur thèse [un postdoctorant ou “postdoc” est un chercheur titulaire d’une thèse de doctorant engagé en CDD dans un laboratoire de recherche, ndlr]. Et ils sont plus exigeants concernant les conditions de travail qu’on leur propose. À mon sens, trois éléments sont décisifs, du plus général au plus particulier : d’abord l’environnement scientifique dans lequel vous évoluez, les collègues avec lesquels vous travaillez, votre environnement scientifique proche ; ensuite les moyens dont vous disposez pour mener vos travaux, la possibilité de recruter un doctorant ou un postdoc ; enfin la question du salaire. Si on vous propose un poste réunissant ces trois paramètres, alors vous pouvez être tenté d’aller voir ailleurs. Les chercheurs français sont rémunérés moins de 3 000 euros brut par mois en début de carrière, après avoir fait le plus souvent plusieurs postdocs à la suite de l’obtention de leur doctorat. Ils ne disposent pas, dans la majorité des cas, de moyens optimaux pour travailler. Forcément, certains envisagent un recrutement ailleurs ou de partir… Ce constat doit nous amener à faire des propositions concrètes. Et je considère qu’il n’y a pas de tabou et qu’il faut tout envisager : doit-on continuer à payer tous les chercheurs de la même manière, ou devons-nous tenir compte aussi du “marché”, ce que font la plupart des autres pays ? Par ailleurs, nous avons dans nos disciplines certains “phares”, des chercheurs reconnus et réputés, ou de très brillants promis a priori à un très bel avenir. Pour les garder, ne faut-il pas se donner les moyens de leur proposer un environnement particulier et une rémunération adaptée ? Se poser ces questions est nécessaire, si possible en dépassionnant le débat.

Car nombre d’acteurs veulent maintenir des grilles de salaires similaires pour tous les chercheurs…
Il est indispensable de mieux payer toutes les chercheuses et tous les chercheurs, si nous ne voulons pas lentement mais inexorablement décrocher dans la compétition internationale. Mais, encore une fois, nous devons étudier en même temps le principe de rémunérations différenciées.

En matière de nouvelles technologies, comment favoriser le passage de la création aux produits innovants ?
Notre rôle principal consiste à favoriser la création de start-up, particulièrement dans le domaine des deep tech [des produits ou services conçus sur la base d’innovations de rupture, ndlr]. Le CNRS et ses partenaires permettent la création d’une centaine de start-up par an : c’est bien, mais il est possible de faire beaucoup mieux. Par ailleurs, nos start-up sont “start”, mais pas assez “up”. C’est aussi l’un des enjeux du projet de loi de programmation pluriannuelle que de réfléchir à cela. Dans le domaine des start-up, nous avons probablement un système d’aides à revoir. Il faut accepter que si 100 start-up sont créées, il peut n’en rester plus qu’une cinquantaine ou moins au bout de deux ans. Et accepter que l’arrêt d’une start-up n’est pas une infamie, ni même un échec, mais l’occasion d’acquérir de l’expérience.

“En France, nous avons encore une phobie totale de l’échec.”
L’échec fait partie de l’écosystème de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Mais est-il accepté en France ?
En France, nous avons encore une phobie totale de l’échec. Si vous arrêtez votre start-up au bout d’un an, c’est un échec. Aux États-Unis, c’est vu comme une expérience. Certainement faut-il revoir notre approche. Le fait de laisser de nombreuses start-up vivoter n’aide pas à l’efficacité générale du système. Le rôle du CNRS consiste à mettre sur la ligne de départ des porteurs de projets disposant des plus grandes compétences possibles. Le fait qu’ensuite, ces start-up courent ou ne courent pas loin n’est pas complètement de notre responsabilité. En revanche, nous avons tout à gagner du fait qu’elles maintiennent un lien avec le laboratoire dont elles sont issues. Au-delà des start-up, nous devons travailler davantage avec les PME et les ETI [les petites et moyennes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, ndlr]. Leurs patrons n’osent souvent pas venir nous voir et de notre côté, nous n’échangeons pas suffisamment avec eux. Plutôt que d’envisager de créer une start-up, il est parfois préférable de transférer un brevet ou un logiciel à une PME/ETI existante.

Les chercheurs ont-ils suffisamment l’esprit business ?
Davantage qu’autrefois, les doctorants et postdoctorants sont prêts à lancer leur start-up et à décliner leurs idées et leurs créations en projets d’entrepreneuriat. Les chercheurs créateurs d’entreprise quadragénaires ou quinquagénaires sont beaucoup moins nombreux et il est certainement préférable que ceux-là restent chercheurs et conseillent les start-up créées par leurs doctorants. Regardez Israël ou les États-Unis : les chercheurs expérimentés viennent souvent en appui des projets de leurs anciens étudiants. Sachons exploiter au mieux les qualités des uns et des autres, sans penser à ne soutenir que des espèces de Pic de La Mirandole des temps modernes, chercheur, businessman et leveur de fonds.

“Si notre pays croit à la recherche, il doit investir dans cette recherche et non se perdre dans des querelles organisationnelles ou de territoires.”
L’essentiel des projets s’appuie sur les avancées de la “tech”. Quelles sont les potentialités de cette dernière ?
La place du numérique va continuer d’augmenter de manière considérable dans les années à venir. Nous n’en sommes qu’aux balbutiements et l’ensemble des acteurs de la société doivent en prendre conscience. J’avais, voilà quelques années, organisé une démonstration des potentialités du numérique à destination de députés et sénateurs alors que j’étais encore à l’Inria [l’Institut national de recherche en informatique et automatique, dont Antoine Petit a été le P.-D.G. de 2014 à 2018, ndlr]. Nombre d’entre eux m’avaient répondu : “Le numérique ne m’intéresse pas.” Comment est-ce possible ? Certes, les choses avancent et je me réjouis que le ministre [de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, ndlr] Jean-Michel Blanquer ait annoncé le développement d’un enseignement au numérique dans les lycées. Nous devons aussi être vigilants pour celles et ceux qui sont déjà sur le marché du travail. Plus généralement, il faut que le secteur public s’approprie davantage les enjeux numériques, même si, bien sûr, les avancées sont nombreuses. De grands industriels s’inquiètent d’être intermédiés, comme l’ont été les hôteliers : les réservations s’opèrent désormais en grande majorité via des sites spécialisés. Cela pourrait aussi se constater pour les missions de service public : les patients vont chercher sur Internet telle ou telle prescription ou avis médical ; l’intelligence artificielle est capable de faire émerger une jurisprudence administrative ou juridique… Il faut être modeste et constructif sur ces enjeux et avancer en synergie.

En matière, justement, de synergie, comment renforcer les liens entre chercheurs et universitaires, alors que le CNRS et les universités n’entretiennent pas de très bonnes relations aujourd’hui ?
Les problèmes franco-français de concurrence entre grandes écoles et universités, et entre universités et organismes de recherche ne sont pas à la hauteur des enjeux et n’intéressent personne en dehors de nos frontières. Ne nous trompons pas d’enjeu : nous devons tous travailler ensemble. Cela suppose de faire des choix. Nous avons besoin d’universités fortes au niveau international, mais nous n’aurons jamais des dizaines d’entre elles dans le classement de Shanghai. Certaines plus petites universités ont intérêt à se spécialiser et à se positionner sur des niches quand d’autres seraient généralistes. Nous devons être pragmatiques. Et l’organisation de la recherche française est basée sur la complémentarité entre organismes de recherche et universités. Il serait absurde de vouloir faire un “grand soir” qui nous prendrait des années et pendant lequel nos concurrents étrangers continueraient à progresser. Si notre pays croit à la recherche, il doit investir dans cette recherche, qui va aider à créer des emplois et de la valeur, pas se perdre dans des querelles organisationnelles ou de territoires, sans intérêt aucun.

Propos recueillis par Sylvain Henry

 

CNRS : Campagne promotions au choix 2020 : répartition des possibilités par BAP

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Présentation de la répartition indicative des possibilités de promotion par BAP :

  • répartition des 279 promotions par corps et par BAP
  • répartition des 522 promotions par grade et par BAP
  • répartition des 56 promotions HEB des IRHC par BAP

CNRS Calculs possibilités_fourchette_ 2020_v2 du 15-05-2019

Evolution et structures des recrutements en EPST entre 2008 et 2015

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C’est le ministère qui le dit !

“Avec les établissements d’enseignement supérieur, les organismes de recherche, notamment les établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), constituent le socle de la recherche publique française ; les EPST sont même moteurs dans les sciences fondamentales, les Sciences des milieux naturels et les Sciences biologiques. Entre 2008 et 2016, leurs recrutements dans le cadre de concours externes ont baissé de 32 %. Sur les 6 années 2011 à 2016, le taux de remplacement des départs définitifs des titulaires des EPST atteint 81 % …

lire la suite ici : Note_info_5_avril_2018_927765

Un nouveau président pour une Europe plus juste

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a été élu, jeudi 23 mai, président de la Confédération européenne des syndicats, lors de son congrès organisé à Vienne. Il a recueilli 95% des voix.

Alors que les citoyens européens sont appelés dimanche à désigner leurs représentants au Parlement, cette élection envoie un message très clair sur les ambitions du syndicalisme européen. Forte des 45 millions de travailleurs qu’elle représente, la confédération européenne des syndicats réaffirme ainsi son attachement aux valeurs qui ont fondé l’Union européenne et qui sont aujourd’hui malmenées : la solidarité, la démocratie et la liberté.

Elle continuera à se battre durant ce mandat de quatre ans pour une Europe plus juste. Une Europe plus sociale pour les travailleurs. Une Europe plus accueillante pour ceux qui fuient les guerres ou la misère. Une Europe plus démocratique pour ses citoyens. Une Europe plus écologique pour les générations futures.

Des combats autour desquels toute la CFDT entend se mobiliser.

voir : CES : Luca Visentini réélu Secrétaire général, Laurent Berger élu Président

voir aussi : [Congrès de la CES] A Vienne, Laurent Berger promeut le Pacte du pouvoir de vivre

A lire aussi sur le site de la CFDT : [Congrès de la CES] Les syndicats européens valident leur feuille de route, portée par une nouvelle équipe

 

LPPR : Contribution du Sgen-CFDT Recherche EPST au Groupe de travail n°2 (GT2) « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques »

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Audition du 23 mai au MESRi : Groupe de travail n°2 (GT2) « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques » dans le cadre de la préparation à la loi de programmation pluriannuelle de la Recherche (LPPR).

Depuis longtemps nous avons identifié 3 principaux freins à l’attractivité des emplois scientifiques qu’ils soient techniciens, Ingénieurs ou chercheurs.

Le 1er frein concerne l’âge moyen de recrutement qui est de 34 ou 35 ans de moyenne au CNRS et est indéniablement beaucoup trop élevé. Pour espérer avoir une petite chance d’être recruté Chargé de Recherche, il faut une thèse et 2 ou 3 post doc, ce qui dissuade une grande partie de candidats et notamment les femmes qui préfèrent assurer leurs revenus ailleurs. Les meilleurs éléments pour les carrières scientifiques sont souvent partis dans l’enseignement ou l’industrie. Pourtant de nombreux Directeurs de Thèse disent que dès la fin de la thèse, on sait si l’étudiant fera un bon chercheur ou pas. Je ne vous décris pas tous les avantages matériels que procurent une carrière commencée très tôt mais indéniablement c’est un facteur d’attractivité.

Le deuxième frein est relatif aux carrières des agents des EPST qui sont encore en-dessous du reste de la fonction publique à niveau égal. Rappelons ce paradoxe des organismes de recherche composés de plus de 60% d’agents de catégorie A+ qui offrent pourtant à leurs agents le plus faible déroulé de carrière.

Le protocole du PPCR signé par la CFDT a permis de palier les injustices les plus flagrantes en termes de grilles indiciaires mais aussi en fluidifiant les promotions mais nous sommes encore loin du compte.

Nous revendiquons :

  1. Un déroulement effectif d’une carrière complète sur deux grades pour les Chercheurs, Ingénieurs et Techniciens ;
  2. L’alignement de la grille des chargés de recherche sur celle des MCF (accès à la HEB sans contingentement) ;
  3. L’allongement de la grille des chargés de recherche CRHC à la HEC et celle des CRCN à la HEA
  4. L’augmentation des flux CR vers DR pour atteindre une proportion 50/50 de CR/DR ;
  5. L’application du principe des corps à 2 grades (Fusion des grades DR2- DR1, IR2-IR1, TCN-TCS, AI dans IECN, …) ;
  6. Pour les CR : l’obtention de la HDR doit être suffisant pour passer DR ;
  7. Pour les IR : l’obtention de la HDR doit être suffisant pour passer IRHC.

Le troisième obstacle concerne le régime indemnitaire. Nous avons résolument soutenu le Rifseep, nouveau système de prime qui a été mis en place pour les Ingénieurs et les techniciens et qui a permis une augmentation des primes pour tous les ITA.

Il faut poursuivre dans cette voie :

Le régime indemnitaire des chercheurs n’est pas à la hauteur du reste des agents de l’état. Il en est même devenu ridicule. Dans le cadre de l’orientation vers un régime de retraite à points qui tient compte des primes, ce décrochage déclasse inexorablement le métier de chercheur.

Nous revendiquons l’application du Rifseep pour les chercheurs dès le 1er janvier 2020. La loi ne fera son effet qu’en 2021 mais d’ores et déjà, il faut envoyer un signal fort aux chercheurs. Le cadre juridique du Rifseep doit à minima reprendre les dispositions de l’arrêté d’adhésion des conservateurs du patrimoine avec un socle associé au grade qui doit permettre dès 2020, à tous les chercheurs le doublement de leur prime de base, c’est-à-dire un passage de 1000€ à 2000€ annuels puis un alignement rapide sur le socle des Ingénieurs de Recherche de l’ordre de 7500€ annuel. Nous sommes favorables à un étage qui valoriserait les fonctions d’encadrement comme directeur d’institut, de laboratoire voire d’équipe.

Ce sont des revendications qui nous semblent légitimes et raisonnables.

D’autres conditions doivent aussi être remplies pour que les métiers de la recherche soient attractifs :

  • Développer les mobilités : Ingénieurs vers Chercheurs et inversement, Chercheurs vers Enseignants-Chercheurs et inversement, Mobilité géographique et/ou mobilité thématique, Mobilité du statut : donner la possibilité de revenir dans le public après un détachement de plus de 5 ans dans le privé ;
  • La thèse ne doit pas durer plus de trois ans dans aucune discipline pour ne pas reculer encore l’intégration éventuelle ; Elle doit être financée. Il faut par exemple encourager les contrats CIFRE et les contrats d’enseignement (1/5 de service au maximum) ;
  • Il faut une réelle reconnaissance du doctorat tant dans au niveau des entreprises que dans la sphère publique : réaliser des campagnes d’information de ce qu’est la formation par la recherche, ce qu’elle peut apporter aux entreprises et aux administrations ;
  • Une revalorisation générale des salaires des jeunes comme des plus anciens. Des salaires des Postdocs doivent être comparables aux salaires des CR à niveau équivalents et financés sur des contrats solides ;
  • Le recrutement externe des CR doit se faire au plus près de la thèse, c’est-à-dire après un Postdoc de deux ans au plus tard ; Pas de titularisation conditionnelle (incompatible avec le statut de la fonction publique ; un tel système ne pourrait être développé que dans le cadre des emplois CDI) ! Le concours CR doit permettre un recrutement de 60% de jeunes ayant soutenu la thèse depuis moins de 3 ans ;
  • Il faut permettre au jeune chercheur de pouvoir co-encadrer des Doctorants/Postdocs et d’avoir les moyens de sa recherche (y compris équipement) ; Le financement récurrent des laboratoires doit permettre au jeune Chercheur de pouvoir travailler sans être obligé de rechercher du financement qu’il n’obtiendra pas sur son nom, de toutes façons ! Le financement récurrent doit permettre la diminution de la précarité ;
  • Les Chercheurs sont évalués tous les 2 à 3 ans : si les missions statutaires sont remplies, il n’y a aucune raison que le Chercheur n’ait pas un déroulé de carrière statutaire (CRHC ou DR si HDR) ; Le grade CRHC ne doit pas être un grade de recrutement : le recrutement externe doit se faire au grade de CRCN (avec reprise intégrale de l’ancienneté Postdoc) ou DR2 suivant le cas mais pas au grade CRHC qui doit être considéré comme un grade de promotion pour les CRCN qui ne passent pas DR ;
  • Il est nécessaire de redonner un appui technique et administratif aux Chercheurs ; Il est nécessaire d’ajuster le niveau du recrutement IT au niveau du poste : les niveaux des recrutements sont souvent sous-évalués par rapport au poste, ce qui ne contribue pas à l’attractivité.

Contribution du Sgen CFDT Recherche EPST en pdf ici

Contribution de la CFDT

voir aussi : Le régime indemnitaire chercheur : OUI au RIFSEEP !

 

 

Le régime indemnitaire chercheur : OUI au RIFSEEP !

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Le Sgen CFDT Recherche EPST revendique l’application du Rifseep pour les chercheurs dès le 1er janvier 2020. 

Le régime indemnitaire des chargés de recherche et directeurs de recherche n’est pas, et de loin, à la hauteur de celui des autres agents de l’état. Pour prendre l’exemple du CNRS, le taux moyen de prime des agents A+ de cet établissement est de l’ordre de 5% alors qu’il est de 17% pour la catégorie A+ de l’ensemble de l’enseignement supérieur, de près de 50% pour les attachés d’administration et de plus de 60% pour les A+ de la fonction publique ! Selon le CNRS, plus de 50% de ses chercheurs perçoivent moins de 1000 euros par an de prime soit un taux de prime inférieur à 2% ! Le nouveau régime de retraite à points qui prendra en compte l’ensemble des revenus (et donc les primes) sera particulièrement défavorable pour cette population d’agents soumise parfois à une double peine : intégration de plus en plus tardive (35 à 38 ans suivant l’EPST) et post doc effectué dans un pays non signataire d’un accord de sécurité sociale.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST a soutenu le nouveau système de prime (Rifseep) mis en place pour les Ingénieurs et Techniciens des EPST ; cela a permis une augmentation significative des primes pour tous les IT des organismes de recherche. Il faut poursuivre dans cette voie pour les chercheurs.

Le cadre juridique du Rifseep chercheur doit reprendre les dispositions de l’arrêté d’adhésion des administrateurs civils** ou, a minima, celui des conservateurs du patrimoine, avec un socle de l’indemnité de fonctions associé au grade qui doit permettre, dès l’année de l’adhésion, un doublement de la prime de base (de 1000 € à 2000 € annuels) puis son alignement progressif sur le socle des ingénieurs de recherche des EPST (7 500/an). Le Sgen-CFDT Recherche EPST est favorable à un étage qui valoriserait les fonctions d’encadrement telles que directeur d’institut, de laboratoire, voire responsable d’équipe, de projet …

Voir la contribution du Sgen-CFDT Recherche EPST au Groupe de travail n°2 (GT2) « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques » dans le cadre de la préparation à la loi de programmation pluriannuelle de la Recherche (LPPR) lors de l’audition des organisations syndicales du 23 mai 2019.

*Arrêté du 29 juin 2015 RIFSEEP corps des administrateurs civils

**Arrêté du 7 décembre 2017 Rifseep corps des conservateurs du patrimoine

Arrêté du 13 avril 2017 RIFSEEP corps des IR

 

 

Election des représentants du personnel au CNESER

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DERNIERE LIGNE DROITE : Dépouillement le vendredi 14 juin

Vous êtes chercheur·e, Ingénieur·e, Technicien·ne, enseignant·e-chercheur·e, personnel BIATSS ou personnel scientifique des bibliothèques,

Voter CFDT, c’est choisir des élu·es qui travaillent de façon collégiale et s’engagent :

  • à exiger des moyens financiers suffisants pour accomplir les missions de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  • à revendiquer des emplois statutaires pour assurer ces missions ;
  • à refuser la mise en place de nouvelles missions sans attribution de moyens supplémentaires ;
  • à réclamer le rééquilibrage des dotations financières en faveur de financements garantis à moyen terme. Tout miser sur les appels à projets conduit en pratique à favoriser une minorité d’équipes. De plus, ce système entraîne la prolifération des recrutements d’agents précaires, ce qui est désastreux pour ces agents et pour la vie des laboratoires ;
  • à exiger des pratiques plus justes en matière de ressources humaines ; à réclamer une véritable coopération entre établissements et une stratégie de coordination de l’ensemble de l’ESR ;
  • à réclamer une représentation démocratique de l’ensemble des personnels dans les instances.

Lire la profession de foi

Liste CFDT Chercheur CNESER

Liste CFDT ITA CNESER

Représentativité de la CFDT dans l’ESR

ELECTIONS AU CNESER : Votez CFDT !

 

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Résultats élection CNAS du CAES Inserm

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CNAS CAES 2019
Inscrits 8450
Votants 2420 28,64%
Blancs et nuls 18 28,4%
Exprimés 2402
Sgen-CFDT SNCS-FSU SNPTES SNTRS-CGT Total
Voix 1008 452 348 594 2402
% exprimés 42,0% 18,8% 14,5% 24,7% 100,0%
Nombre des sièges 8 3 2 4 17
CNAS CAES 2015
Inscrits 8714
Votants 2611
Blancs et nuls 27 29,7%
Exprimés 2584
Sgen-CFDT SNCS-FSU SNPTES SNTRS-CGT SNIRS-CGC Total
Voix 935 544 90 677 338 2584
% exprimés 36,2% 21,1% 3,5% 26,2% 13,1% 100,0%
Nombre des sièges 6 4 0 5 2 17

Malgré une baisse (regrettable) de la participation, le Sgen-CFDT Recherche EPST conforte sa place de première organisation syndicale au CAES de l’Inserm :

  • + 73 voix
  • + 5,8 % des voix exprimés
  • + 2 sièges

Les élu.e.s du Sgen-CFDT recherche EPST au CNAS :

Titulaires

  • François Coulier
  • Christine Leste Lasserre
  • Nadine Kaniewski
  • Céline Lépine
  • Nicole Lacaze
  • Sandrine Benitski Curtet
  • Marie-Claude Babron
  • Olivier Lefebvre

Suppléant.e.s

  • Antoinette Jobert
  • Anne-Marie Marty
  • Jean-François Fiancette
  • Lydia Riou