Congé paternité : de 14 à 28 jours depuis le 1er juillet 2021

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Passage du congé paternité : de 14 à 28 jours

Congé paternité : quand et selon quelles modalités cela va-t-il entrer en vigueur ?

·         À partir du 1er juillet 2021, le congé paternité passe de 14 à 28 jours (dont 3 jours à la naissance de l’enfant).

·         Le congé paternité peut être pris par le deuxième parent, quel que soit son sexe, au moment de la naissance ou de l’adoption d’un enfant.

·         Le congé de paternité peut désormais être fractionnable : après la période obligatoire, le congé restant peut être divisé en 2 périodes d’une durée minimale de 5 jours. Ces périodes peuvent être prises immédiatement à la suite de la période obligatoire ou ultérieurement. S’il le souhaite, le 2nd parent peut donc bénéficier de trois périodes de congé distinctes.

·         Sur les 28 jours, 7 jours seront obligatoires : 3 jours de congé de naissance et 4 jours de congé paternité.

·         En cas de naissances multiples, la durée est aussi augmentée à 32 jours.

·         Le congé est à prendre dans les 6 mois à compter de la naissance. Ce délai est allongé pour permettre, par exemple, au second parent de prendre le relais de la mère à l’issue de son congé maternité.

·         Le congé adoption est également allongé à 16 semaines.

·         Pour les fonctionnaires et contractuels, la rémunération est maintenue en intégralité pendant le congé.

Le passage du congé de paternité de 14 à 28 jours est l’aboutissement d’une revendication syndicale de la CFDT. C’est une reconnaissance de TOUTES les formes de parentalité… donc une avancée sociale à ne pas négliger.

La CFDT salue l’étape franchie : l’enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes passe par une meilleure répartition des tâches, une meilleure coparentalité, et une reconnaissance dans la société comme dans les entreprises de l’engagement des pères. Aujourd’hui, le taux de recours n’est que de 67% mais de 80% pour ceux qui sont en CDI, 88% pour les fonctionnaires, et seulement 48% pour les CDD : trop de freins demeurent, notamment dans les emplois précaires.

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