LPPR

dossier “LPPR” (mise à jour)

Posted on Updated on

Le 25 mars 2020 le Sgen a rencontré le MESRi au sujet de la LPPR : Revalorisation indemnitaire entre 2021 et 2030

Le 2 mars 2020, l’intersyndicale demande audience auprès de la ministre : LPPR : demande d’audience auprès de Frédérique Vidal

Le 27 février 2020 le Sgen CFDT appelle à participer à la journée de mobilisation du 5 mars 2020 : LPPR : mobilisation le 5 mars 2020

Le 23 février 2020, le groupe Jean-Pierre Vernant diffuse le titre des 20 articles de la loi : LPPR : son contenu (sous toutes réserves !)

Le 20 février 2020 LPPR : le Sgen-CFDT écrit à la ministre[…] Il doit y avoir une loi de programmation ambitieuse avec une nette augmentation des dotations de base qui seules peuvent permettre aux équipes de recherche de travailler dans des conditions de sérénité et d’efficacité indispensables à une recherche de qualité[…] Il doit y avoir une loi de programmation ambitieuse avec une augmentation des recrutements d’emplois pérennes[…]”

Tribune de Libération 12 février 2020 Les dispositifs de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche pourraient renforcer la précarité. Concurrence exacerbée entre établissements, CDI «de projet», atteinte à l’indépendance scientifique… Les dispositifs de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche pourraient renforcer la précarisation du secteur, alerte un collectif de chercheurs et d’universitaires.

CCHSCT CNRS du 11 février 2020 CNRS : préconisation CCHSCT du 11 février suite à l’éloge d’une loi “inégalitaire” et “darwinienne” Le CNRS affiche depuis quelques années une politique volontariste de lutte contre les risques psycho- sociaux (RPS) et pour la qualité de vie au travail (QVT). […]. Comment peut-on d’un côté prôner le bien-être au travail et de l’autre vouloir stimuler une compétition délétère entre les agents du CNRS ?

LE MONDE Tribune le 10 février 2020 Recherche : “Notre politique de recherche serait-elle faite par et pour 1 % des scientifiques?” Plus de 700 directrices et directeurs de laboratoires de recherche contestent, dans une tribune au « Monde », les critères qui président à l’élaboration de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Ils préconisent de « renforcer les collectifs » plutôt que de promouvoir « une infime élite œuvrant au profit d’une infime partie des savoirs »

Sgen-CFDT Publié le vendredi 7 février 2020 LPPR : le Sgen-CFDT obtient des précisions sur les premières mesures de revalorisation annoncées  Lors du CTMESR du 5 février 2019, le Sgen-CFDT a questionné la DGRH sur les premières annonces de revalorisation faites par la ministre lors de ses voeux, afin de faire clarifier les modalités de leur mise en oeuvre dans le cadre de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR).

Frédérique Vidal au séminaire des nouveaux directeurs et directrices d’unité  Le séminaire d’accompagnement des nouveaux directeurs et directrices d’unité, organisé conjointement par le CNRS et la Conférence des Présidents d’Université le mardi 4 février 2020, a réuni plus d’une centaine de participants. Il a donné l’occasion à Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation, de répondre à de nombreuses questions soulevées par la future Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche.

Sgen CFDT Publié le 6 février 2020 Il est temps d’investir massivement dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche […]Le Sgen-CFDT demande 1,5 milliards d’euros par an pendant 7 ans pour atteindre cet objectif, la priorité du financement devant aller au fonctionnement des laboratoires avec une augmentation nette des dotations de base. En termes de recrutement, cela  signifie aussi réduire la précarité, pour éviter un turn-over qui fragilise les équipes […] 

Tribune de libération 5 février 2020“Nous, jeunes chercheurs et chercheuses, sommes inquiets pour notre avenir dans l’enseignement supérieur et la recherche…” En s’attaquant aux spécificités du modèle de la recherche publique française, la future loi de programmation pluriannuelle risque de renforcer les difficultés de début de carrière des jeunes chercheurs, alerte un collectif.

Sgen CFDT Publié le 23 janvier 2020 Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche : des avancées à conforter […] nous réaffirmons notre opposition aux « tenure track » et aux CDI de missions, tels qu’ils sont définis dans le rapport du groupe de travail n°2. Ces deux mesures ne répondent ni l’une ni l’autre aux enjeux actuels de la recherche et contribuent à la précarisation des enseignants-chercheurs et des chercheurs…

Sgen CFDT Publié le 21 janvier 2020 LPPR : le Sgen-CFDT écrit à la ministre Afin de porter ses revendications, le Sgen-CFDT a écrit à la ministre avant d’être reçu par elle. L’occasion de rappeler notre opposition au recrutement de Tenure Tracks et à la création de CDI de mission. Et que nous portons des demandes en moyens financiers et humains : revalorisation pour tous les personnels, recrutements pérennes…

CNRS : Motion de la CPCN ; 17 janvier 2020  sur les dispositions attendues de la LPPR La CPCN s’inquiète des premières orientations de la loi pluriannuelle de programmation de la recherche (LPPR) telles qu’elles ont été esquissées par le président de la République le 26 novembre dernier.

2019

Conseil scientifique et CSI du CNRS, sections du CoNRS ; le 12 décembre 2019 : Lettre au président du CNRS Après avoir pris connaissance de votre tribune parue le 26 novembre dernier dans le quotidien Les Échos, nous — présidentes et présidents du Conseil scientifique du CNRS, des conseils scientifiques d’instituts et des sections et commissions interdisciplinaires du Comité national de la recherche scientifique — tenons à vous faire part de notre profonde désapprobation et de la vive inquiétude que ces propos suscitent au sein de la communauté scientifique.

Le 26 novembre 2019 : Les 80 ans du CNRS : soirée en vidéo …Le lien avec la vidéo

Le 8 novembre 2019 Motion de la CPCN La CPCN constate la grande convergence entre le diagnostic établi par les groupes de travail et celui du Comité national sur le caractère très préoccupant de la situation de la recherche publique en France : financement d’ensemble très insuffisant, érosion des effectifs de personnels scientifiques, faiblesse des moyens financiers et infrastructurels alloués aux personnels pour la réalisation de leurs missions, niveau très bas de leurs rémunérations, dégradation de leurs conditions de travail et diminution inquiétante du temps disponible pour la recherche, fonctionnement insatisfaisant des dispositifs d’aide ou d’incitation à la recherche partenariale et à l’innovation.

Le 6 novembre 2019 ; Auditions  à la commission des affaires économiques et commission des affaires culturelles  la vidéo comme si vous y étiez …

Le 5 novembre 2019 : audition de la ministre MESRi au sénat  “Oui, nous ne consacrons que 2,25 % du PIB à la recherche, alors que d’autres avaient pris l’engagement de passer à 3 %. […] J’aurais adoré tenir cet engagement. Mon but est de le fixer à nouveau dans la LPPR. L’Allemagne a fixé un objectif de 3,5 %. Compte tenu du différentiel de PIB, l’écart en valeur absolue des sommes consacrées à la recherche est de 46 milliards d’euros entre les deux pays.

CS du CNRS ; le 15 octobre 2019 Propositions du CNRS concernant la LPPR : recommandation du Conseil Scientifique du CNRS Le Conseil Scientifique du CNRS [du 15 octobre 2019] a pris connaissance des propositions du CNRS datées du 22 Juillet 2019 concernant la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, et se réjouit d’y retrouver quelques-uns des éléments adoptés par le Comité National du CNRS lors de la session extraordinaire du 4 juillet 2019. Il tient cependant à exprimer son désaccord avec trois propositions du CNRS.

Le 23 septembre 2019 livraison des rapports groupes 1, 2 et 3 : 

CNRS : le 22 juillet 2019 ; Proposition du CNRS dans le cadre de la préparation de la LPPR

CNRS : le 4 juillet 2019 Propositions_Comite-national dans le cadre de la LPPR

Audition du 23 mai 2019 au MESRi : LPPR : Contribution du Sgen-CFDT Recherche EPST au Groupe de travail n°2 (GT2) « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques »

Le Premier février 2019Le Premier Ministre annonce une loi de programmation pour la recherche “Son objectif doit être d’engager, dans la durée, les transformations dont notre recherche a besoin pour être au rendez-vous” de ses “ambitions” en matière d’attractivité internationale ou de développement… Et de donner aux chercheurs “du temps, des moyens et de la visibilité”.

 

Protégé : LPPR : Revalorisation indemnitaire entre 2021 et 2030

Posted on Updated on

Cette publication est protégée par un mot de passe. Pour la voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Protégé : Les effets de la précarité

Posted on Updated on

Cette publication est protégée par un mot de passe. Pour la voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

LPPR : pour une véritable loi de relance de la recherche

Posted on Updated on

La fédération du Sgen-CFDT appelle à soutenir la communauté scientifique dans les différentes actions qu’elle jugera utile de mener le 5 mars pour rappeler ses exigences d’une LPPR qu’elle revendiquait depuis plusieurs années mais une LPPR qui réponde aux attentes des agents.

La fédération dépose un préavis de grève pour la journée du 5 mars couvrant l’ensemble des agent.e.s. de l’ESR pour leur permettre de participer aux mobilisations organisées dans les différents établissements et territoires.

Nos mots d’ordre sont les suivants :

  • – Oui à une véritable LPPR
  • – Pour une augmentation nette des dotations de base
  • – Pour des créations d’emplois pérennes
  • – Pour une revalorisation des rémunérations et des carrières pour TOUS les agents

Par ailleurs, le Sgen-CFDT rappelle que la recherche est une affaire d’équipe, regroupant des agent.e.s de catégories, corps et métiers différents en nombre suffisant pour accomplir l’ensemble des tâches nécessaires. La recherche que veut le Sgen-CFDT s’appuie sur la coopération et la mutualisation, tant au niveau local que national et international, entre les différents opérateurs et équipes de recherche. Le travail mené aujourd’hui par les équipes scientifiques du monde entier autour du COVID 19 en est la meilleure des démonstrations. Les défis en particulier écologiques et climatiques, mais aussi celui de la lutte contre les inégalités, doivent amener les états à développer ces coopérations et mutualisations. Le Sgen-CFDT rejette donc catégoriquement l’idée de mise en concurrence et en compétition des équipes de recherche entre elles.  Le Sgen-CFDT rappelle aussi que la question de l’enseignement supérieur, et donc des moyens donnés aux universités pour accueillir toujours plus d’étudiant.e.s, et dans des conditions d’études favorables, ne saurait être évacuée des discussions sur la LPPR car “faire plus et mieux de recherche” passe nécessairement par redonner du temps aux chercheur.e.s et enseignant.e.s chercheur.e.s.

Appel IS 5 mars 2020 LPPR

Appel IS 5 mars 2020 LPPR

LPPR : demande d’audience auprès de Frédérique Vidal (2 mars 2020)

Posted on Updated on

Madame la ministre,

Les organisations signataires de l’appel ci-joint sont majoritaires au comité technique ministériel de l’enseignement supérieur et de la recherche (CTMESR) et La FAGE est la première organisation étudiante. À ce titre, nous vous demandons de nous recevoir afin de pouvoir vous porter les revendications des agents et des étudiants que nous représentons.

Nos organisations ont demandé cette loi de programmation qui doit permettre à la recherche française de retrouver le rang qui était le sien avant les nombreuses années de sous investissement qu’elle a eu à subir de la part des gouvernements qui se sont succédés. Nous avons eu l’occasion par le passé de nous mobiliser à de nombreuses reprises pour dénoncer le manque de moyens alloués à l’enseignement supérieur et la recherche et alerter sur les conséquences de ce sous investissement pour la recherche elle même, pour les agents et leurs conditions de travail, pour les étudiants et les conditions d’accueil et d’études et plus généralement pour notre pays. Le constat de l’urgence à réagir est aujourd’hui partagé par tous. Le Président de la République s’est engagé à répondre à cette urgence par une loi de programmation qu’il a dit vouloir ambitieuse.

La communauté scientifique et les étudiants ont exprimé de façon très claire leurs attentes : augmentation des dotations de base, créations d’emplois pérennes et revalorisation des rémunérations et des carrières pour tous les agents. Elle attend aujourd’hui des réponses à ces questions. […]

02-03-2020 demande d’audience_intersyndicale_F.Vidal

02-03-2020 demande d’audience_intersyndicale_F.Vidal

LPPR : mobilisation le 5 mars 2020

Posted on Updated on

 La fédération du Sgen-CFDT appelle à soutenir la communauté scientifique dans les différentes actions qu’elle jugera utile de mener le 5 mars pour rappeler ses exigences d’une LPPR qu’elle revendiquait depuis plusieurs années mais une LPPR qui réponde aux attentes des agents.

La fédération dépose un préavis de grève pour la journée du 5 mars couvrant l’ensemble des agent.e.s. de l’ESR pour leur permettre de participer aux mobilisations organisées dans les différents établissements et territoires.

La fédération a pris langue avec les organisations qui veulent mobiliser les agent.e.s sur un appel clair autour de la LPPR et qui partage nos positions sur ce que nous voulons y voir. L’UNSA, le SNPTES et La Fage sont signataires d’un appel commun (ICI).

Merci de le diffuser largement à vos réseaux professionnels et sur les réseaux sociaux.

Nous  invitons les secrétaires de sections, les correspondants d’établissements, les syndicats académiques à prendre contact avec les sections locales et les syndicats locaux des organisations signataires au niveau national afin d’ organiser cette journée que tout le monde attendait et qui doit être une réussite si nous voulons atteindre nos objectifs. Merci de nous faire remonter vos initiatives, de les relayer via les réseaux sociaux afin d’en assurer la plus grande visibilité.

Le BN du Sgen CFDT Recherche EPST

Nos mots d’ordre sont les suivants :

– Oui à une véritable LPPR

– Pour une augmentation nette des dotations de base

– Pour des créations d’emplois pérennes

– Pour une revalorisation des rémunérations et des carrières pour TOUS les agents

Par ailleurs, le Sgen-CFDT rappelle que la recherche est une affaire d’équipe, regroupant des agent.e.s de catégories, corps et métiers différents en nombre suffisant pour accomplir l’ensemble des tâches nécessaires. La recherche que veut le Sgen-CFDT s’appuie sur la coopération et la mutualisation, tant au niveau local que national et international, entre les différents opérateurs et équipes de recherche. Le travail mené aujourd’hui par les équipes scientifiques du monde entier autour du COVID 19 en est la meilleure des démonstrations. Les défis en particulier écologiques et climatiques, mais aussi celui de la lutte contre les inégalités, doivent amener les états à développer ces coopérations et mutualisations. Le Sgen-CFDT rejette donc catégoriquement l’idée de mise en concurrence et en compétition des équipes de recherche entre elles.  Le Sgen-CFDT rappelle aussi que la question de l’enseignement supérieur, et donc des moyens donnés aux universités pour accueillir toujours plus d’étudiant.e.s, et dans des conditions d’études favorables, ne saurait être évacuée des discussions sur la LPPR car “faire plus et mieux de recherche” passe nécessairement par redonner du temps aux enseignant.e.s chercheur.e.s. 

LPPR : son contenu (sous toutes réserves !)

Posted on Updated on

un message du groupe Jean-Pierre VERNANT 

La version stabilisée de la LPPR se compose de 20 articles.

Titre Ier: Dispositions relatives aux orientations stratégiques de la recherche et à la programmation budgétaire.
Art 1: Approbation du rapport annexé.
Art 2: Programmation budgétaire 2021-2027, financements ANR, trajectoires de l’emploi scientifique.

Titre II: Attirer les meilleurs scientifiques
Art 3: Chaires de professeur junior (tenure tracks)
Art 4: Fixer un cadre juridique spécifique pour le contrat doctoral. Développer les contrats post-doctoraux.
Art 5: Développer des CDI de mission scientifique.
Art 6: Faciliter avancements et promotions en cours de détachement ou de mise à disposition.

Titre III: Piloter la recherche et encourager la performance
Art 7: Lier évaluation et allocation des moyens par une rénovation de la contractualisation.
Art 8: Unités de recherche.
Art 9: Orienter les thèmes de recherche par l’Agence Nationale de la Recherche.

Titre IV: Diffuser la recherche dans l’économie et la société
Art 10: Elargissement des dispositions de la « loi Allègre ».
Art 11: Elargissement des mobilités public-privé par les dispositifs de cumul d’activités à temps partiel.
Art 12: Elargissement des mobilités public-privé par les dispositifs d’intéressement des personnels.
Art 13: Droit de courte citation des images.

Titre V: Mesures de simplifications et autres mesures
Art 14: Mesures de simplification en matière d’organisation et de fonctionnement interne des établissements. Délégations de signature. Rapport sur l’égalité femmes-hommes. Suppression de la mention des composantes dans le contrat d’établissement. Limitation des élections partielles en cas de vacance tardive. Approbation des conventions de valorisation des EPST. Mesure de simplification du régime des dons et legs à l’Institut de France ou aux académies.
Art 15: Mesures de simplification en matière de cumul d’activités.
Art 16: Mesures de simplification en matière de formation. Prolongation de l’expérimentation bac pro BTS. Possibilité de stage dans les périodes de césure.
Art 17: Ratification de l’ordonnance sur les établissements expérimentaux
Art 18: Simplification du contentieux relatif au recrutement des enseignants-chercheurs et chercheurs.
Art 19: Habilitations à légiférer par ordonnance.
Art 20: Entrée en vigueur de la loi.

Titre VI: Rapport annexé

LPPR : le Sgen-CFDT écrit à la ministre (20 février 2020)

Posted on Updated on

Madame la ministre,

Le Sgen-CFDT et la CFDT revendiquaient depuis de nombreuses années une loi sur la programmation pluriannuelle pour la recherche. Nos organisations se sont donc pleinement engagées dans les discussions sur le projet de loi car les attentes de l’ensemble de la communauté scientifique sont grandes et il s’agit d’un investissement majeur pour la nation.

Les annonces se font attendre et suscitent des inquiétudes dans la communauté scientifique. Le calendrier annoncé fait état d’une saisine du CESE début avril.
A ce jour, vous nous avez apporté des réponses sur la partie concernant la revalorisation des carrières avec l’annonce d’une enveloppe indemnitaire de 118 millions d’euros supplémentaires dès 2021. Nous avons salué ce premier pas positif ; cependant les éléments techniques de mise en oeuvre nécessitent des précisions.
Vous avez aussi répondu à une partie des inquiétudes des agents sur les évolutions possibles des obligations réglementaires de service et nous vous remercions de nous avoir entendus sur ce point : il n’y aura pas d’augmentation des heures d’enseignement des enseignants et enseignants-chercheurs. Nous en prenons bonne note.
Nos échanges ont aussi porté sur la création de chaires de professeurs juniors et de CDI de mission. Le Sgen-CFDT vous a fait part de son opposition concernant ces deux dispositifs. Ils ne répondent en rien aux problématiques actuelles de la recherche et pourraient au contraire déstabiliser sa structuration.

Pour le Sgen-CFDT, il doit y avoir une loi de programmation qui affiche réellement les ambitions du gouvernement pour la recherche. Le Sgen-CFDT revendique 1,5 milliards d’euros pendant 7 ans. Il doit y avoir une loi de programmation ambitieuse avec une nette augmentation des dotations de base qui seules peuvent permettre aux équipes de recherche de travailler dans des conditions de sérénité et d’efficacité indispensables à une recherche de qualité. Il s’agit là d’un enjeu majeur pour intégrer les jeunes chercheurs, laisser prospérer les projets de recherche innovants et garantir l’indépendance des travaux de recherche. Il doit y avoir une loi de programmation ambitieuse avec une augmentation des recrutements d’emplois pérennes. Au-delà des conséquences, aujourd’hui très bien documentées, du turn-over sur les équipes et sur les productions, la pérennité est l’élément qui rend les emplois scientifiques en France attractifs pour les jeunes chercheurs français mais aussi pour les chercheurs étrangers.

Madame la ministre, la communauté scientifique est épuisée. Elle ne pourra pas continuer encore longtemps, malgré toute sa motivation, son énergie, sa conscience professionnelle, son engagement à défendre le service public de la recherche, à porter seule ce qui fait de la France, encore aujourd’hui, une grande puissance dans le monde. Elle attend de son employeur, l’État, un soutien marqué. Il passe par l’écoute et la prise en compte de ces légitimes revendications.

La CFDT, première organisation syndicale dans l’enseignement supérieur et la recherche tous type d’établissements et personnels confondus, porte à tous les niveaux de l’État les demandes des agents qu’elle représente. Elle assumera toute sa responsabilité et usera de tous les moyens légaux qui sont les siens pour que la voix et les intérêts de la communauté scientifique, et au travers elle ceux du pays, soient pris en compte.

Je vous prie de croire, Madame la ministre, en mon profond attachement au service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Franck Loureiro
Secrétaire général adjoint

20-02-2020_Frédérique Vidal

 

Lettre ouverte des élus au C.A. de l’Inria à l’occasion de la cérémonie de signature du COP

Posted on Updated on

Les représentants des organisations syndicales SGEN-CFDT Recherche EPST/SNCS-FSU/SNTRS-CGT

à

Monsieur le Présidentdirecteur général de l’Inria,

 Représentant-e-s élu-e-s du personnel au Conseil d’Administration, nous avons appris par divers concours de circonstances qu’une cérémonie de signature du Contrat d’objectifs et de performance (COP) de l’Inria allait se tenir mardi 18 février à 18 h à la Gaîté Lyrique, devant un parterre d’invités triés sur le volet. Nous nous étonnons de ne pas avoir été informé-e-s officiellement de cet événement. Si nous y avions été convié-e-s, afin de montrer notre désaccord avec certaines des mesures phares qui figurent dans ce contrat, peut-être aurions-nous décidé de ne pas nous y rendre, ou peut-être aurions-nous apprécié de pouvoir exposer devant les représentants de l’État nos inquiétudes, partagées par une grande partie des personnels de l’institut.

 Rappelons que cet événement s’inscrit aussi dans le contexte de tensions actuel. Nul n’ignore plus que le projet de loi de réforme des retraites présenté ces jours-ci à l’Assemblée nationale est particulièrement défavorable aux personnels de l’Enseignement supérieur et de la recherche, notamment aux chercheurs et chercheuses. Dans le même temps, le projet de loi de  programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) censé redonner des moyens à notre secteur, même s’il n’est pas encore publié, semble tendre d’une part vers le renforcement du financement sur appels à projets, au détriment du financement récurrent des établissements et des équipes de recherche, seul à même de permettre une véritable recherche « à risque », d’autre part vers une confortation de la précarité de nombreux jeunes chercheurs et chercheuses, au lieu de l’augmentation du nombre de postes statutaires et de la revalorisation des carrières réclamées par l’ensemble des organisations syndicales.

 Pour rappel, nous avons voté unanimement (4 voix) contre le COP au Conseil d’administration du 24 octobre 2019, en expliquant notre vote par la déclaration suivante :

    Les représentants des personnels affirment leur attachement au modèle Inria. Contrairement au pessimisme affiché par notre président lors des réunions de présentation du COP, ce modèle fonctionne, est internationalement reconnu et envié par nombre de nos collègues étrangers. La qualité scientifique des équipes-projets Inria est régulièrement soulignée lors des évaluations.

Le Contrat d’Objectifs et de Performance qui nous est proposé aujourd’hui augure d’une transformation de ce modèle vers un modèle anglo-saxon qui nous inquiète, d’autant qu’il s’inscrit dans la nouvelle réforme plus générale d’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) pilotée par le gouvernement.

En particulier son titre II, dévoilé tardivement en juillet, porte sur les politiques de sites. Cette première étape préfigure la dissolution des centres Inria dans les nouveaux sites universitaires. Nous regrettons que ces politiques de sites aient été établies sans réelle concertation avec les personnels des centres concernés.

Par ailleurs, nous nous opposons à la mise en place des « tenure tracks » à la française baptisés Inria Starting Faculty Positions, nouveau pas vers la disparition du statut de fonctionnaire des chercheurs, garant de la liberté académique. Ces postes, sans garantie de pérennisation de la part de notre institut ou de nos partenaires et assujettis à une obligation d’enseignement, risquent fortement d’augmenter la précarité des jeunes chercheurs. Ils nous feront aussi perdre en attractivité dans le domaine du numérique, très concurrentiel, surtout si l’on tient compte des niveaux de rémunération que nous serons en capacité de proposer par rapport aux pays anglo-saxons. Comme nous l’avions déjà affirmé lors de la remise du rapport HCERES, l’attractivité d’Inria doit reposer sur sa capacité à offrir un poste stable à de jeunes chercheurs, à leur offrir de bonnes conditions et un environnement de travail propices à des recherches de qualité. De plus, les statistiques montrent un très faible pourcentage de femmes candidates sur les postes Starting Research Positions. La mise en place de ces postes (ISFP) risque donc de nuire à l’objectif de parité affiché par notre organisme mais aussi par nos ministères de tutelle.

Nous partageons la volonté affichée par le COP de mieux faire profiter la société de nos recherches, mais nous pensons que les mesures proposées (CDD, dissolution dans les Universités) ne constituent pas la meilleure façon d’y parvenir. Nous regrettons également la vision étroite du transfert de technologie qui y est présentée : limitée aux start-up et aux grands comptes, elle néglige les acteurs essentiels que sont les PME, les associations, les collectivités locales ou d’autres services publics.

Nous prenons acte de la volonté de la Direction de sortir d’Optin, telle qu’exprimée dans le COP : « dont Inria a abandonné la logique en 2018, [et qui] a eu pour conséquences un réel malaise social et l’augmentation des risques comme les risques psycho-sociaux. » Cette volonté s’est traduite par une augmentation notable des postes au concours IT. Nous demandons que cet effort soit maintenu dans la durée, avec un financement pérenne, afin de compenser la baisse des effectifs permanents de la période précédente et d’envisager sereinement de retrouver le niveau de qualité des services proposés par les fonctions d’appui avant Optin. Cependant les réorganisations continuent, certains services sont encore en difficulté notoire. Le COP présente à nouveau un changement de cap, de nouvelles missions, la montée en puissance de nouveaux sites (Lyon, Strasbourg, Montpellier), sans aucun signe que l’institut obtiendra les moyens nécessaires à ces nouvelles missions.

 De même, les élu-e-s au Comité technique de l’institut ont voté unanimement (8 voix) contre la mise en place de CDI jeunes chercheurs (ISFP) lors des séances du 28 janvier et du 5 février 2020, en donnant l’explication de vote suivante :

   Le Comité technique exprime, par ce vote, son inquiétude sur un recrutement égal de chercheurs via le dispositif d’ISFP et sur le statut de fonctionnaire. 

Le CTI s’associe aux inquiétudes du CNHSCT « sur les risques que peut entraîner le recrutement de chercheurs en CDI sur des postes ISFP (Inria Starting Faculty Position) à l’INRIA, sur les incidences notoires sur l’organisation et les conditions de travail liées aux multiples statuts (fonctionnaire, CDI, CDD) ». Nous regrettons la précipitation avec laquelle les ISFP sont mis en place, sans consultation formelle du CNHSCT et sans réelle étude d’impact. La façon dont le CTI a été convoqué, sans respect des délais d’envoi de l’ordre du jour, n’est qu’une des illustrations de cette précipitation. Alors que plusieurs réunions DRH/OS sont déjà prévues pour l’intéressement des chercheurs, une seule réunion a été consacrée aux ISFP. Nos échanges d’aujourd’hui, de qualité, auraient dû avoir lieu plus tôt en DRH/OS. 

Nous sommes bien évidemment favorables à une augmentation du nombre de recrutements de chercheurs. Nous aurions apprécié que 63 postes de chercheurs soient mis au concours pour 2020, que 48 postes de CRCN puissent être ouverts. Mais la logique gouvernementale consistant à permettre la création de 24 postes supplémentaires à l’Inria sous condition qu’ils ne soient pas sous statut fonctionnaire n’est simplement pas acceptable. 

Cet accroissement ne peut se faire sur un cadre d’emploi plus précaire pour les jeunes chercheurs et ne leur offrant qu’une possibilité d’évolution de carrière restreinte. Cette absence de perspectives fait écho à la baisse régulière des traitements d’embauche des chercheurs fonctionnaires qui traduit le peu de cas que les gouvernements successifs font du métier de chercheur. 

En déstabilisant la structure des emplois dans notre établissement par une augmentation significative du nombre de personnels en CDI, ce changement de politique de recrutement remet en cause le statut même d’Inria. Sous couvert d’expérimentation, c’est un pas de plus vers la dérégulation et l’individualisation. De plus, le fait que dans le même temps, un certain nombre d’universités réduisent de façon conséquente les recrutements de Maitres de conférences semble indiquer que ce dispositif s’inscrit dans un schéma plus large qui vise à remettre en question le fonctionnement, l’organisation et le statut de la recherche publique.  

Protégé : Les dispositifs de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche pourraient renforcer la précarité.

Posted on

Cette publication est protégée par un mot de passe. Pour la voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :