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CFDT : rencontre avec la ministre de la Fonction Publique (15-9-2020)

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UFFA : Circulaire n° 150-2020

Suivi situation sanitaire : rencontre du 15 septembre

compte rendu de la rencontre avec Amélie de Montchalin

2020 09 15 compte rendu rencontreOS – ministre FP

2020 09 15 compte rendu rencontreOS – ministre FP

courrier du 11 septembre de CFDT FP à la ministre sur les ASA : 57-2020 courrier ministre FP ASA parentalite-1

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Réponse de la ministre Amélie de Montchalin au courrier du 4 septembre 2020 concernant la situation sanitaire

La CFDT Fonctions publiques avait saisi par courrier la ministre Amélie de Montchalin le 4 septembre dernier suite à la publication de la circulaire du Premier ministre relative à la prise en compte de l’évolution de l’épidémie de Covid-19.

La réponse à ce courrier apporte quelques réponses concernant :

  • le jour de carence
  •  la reconnaissance de la covid-19 comme maladie professionnelle
  • les ASA pour garde d’enfant en cas de fermeture de classe

Concernant les autres éléments du courrier, ils seront abordés de manière plus détaillée lors de du comité de suivi de ce jour.

Réponse de la ministre au courrier de CFDT FP du 4 septembre : Courrier Mylène JACQUOT – CFDT reponse 110920 circulaire situation sanitaire

 

Il n’y aura pas de revalorisation générale des fonctionnaires (AFP 24/7/20)

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La nouvelle ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, a douché, ce vendredi, les espoirs qu’avaient pu entretenir les syndicats après les 8 milliards d’euros du « Ségur de la santé ». Il n’y aura pas de grande négociation salariale pour les fonctionnaires, a annoncé Amélie de Montchalin,

Lors de son premier « rendez-vous salarial » avec les syndicats de fonctionnaires, la ministre n’a annoncé aucun dégel du point d’indice, préférant le « sur-mesure », avec des actions ciblées sur les bas salaires et les inégalités femmes-hommes.

Le Parisien avec AFP : 24/07/2020


Lors d’un point presse, la ministre a souligné que « le contexte de la crise (du Covid-19) nous oblige à être efficaces et concentrés et à répondre en priorité aux questions urgentes ». C’est ainsi que le « Ségur » a débloqué 8,2 milliards d’euros pour les salaires des personnels hospitaliers, soit au total à 1,8 million de salariés. Les pompiers (prime de feu), les policiers et les chercheurs ont également bénéficié de mesures spécifiques.

Pas de mesure générale

Mais Amélie de Monchalin a écarté toute mesure générale, observant que « l’augmentation du point d’indice valorise beaucoup la catégorie A et très peu la C » (la moins bien dotée). La CGT dénonce un « manque d’ambition », FO exprime une « déception immense », et même les réformistes CFDT et Unsa jugent « très insuffisantes » les mesures annoncées au regard de l’enjeu.

En début de semaine, l’Insee révélait que le salaire net moyen dans la fonction publique d’Etat avait baissé de 1,2 % en 2018. Une baisse du pouvoir d’achat qui s’explique par le regain d’inflation en 2018, mais aussi par l’absence de revalorisation du point d’indice (à l’exception des 0,6 % de juillet 2016, puis de février 2017 sous le quinquennat Hollande). Elle est aussi due au report à 2019 (gel pour une année) du protocole sur les parcours, carrières et rémunérations (PPCR) et au rétablissement du jour de carence.

La ministre a annoncé à cet égard que le protocole sur les parcours serait mené à bien en 2021 (soit 550 millions d’euros de dépenses, après 850 millions en 2020). Elle a également assuré reconduire la garantie individuelle de pouvoir d’achat (Gipa) « jusqu’à la fin du quinquennat » et pris l’engagement que l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG serait « dynamique et pérenne ».

4 millions d’agents « oubliés »

Amélie de Montchalin entend aussi lancer à l’automne le « chantier » de la complémentaire santé et prévoyance des fonctionnaires. Contrairement aux salariés du privé, qui bénéficient d’une mutuelle prise en charge au moins pour moitié par l’employeur, cette participation est facultative et, lorsqu’elle existe, très faible. La ministre promet enfin de mener une « expertise » pour mettre fin aux inégalités de traitement de filières très féminisées et mal dotées, comme les bibliothécaires, médecins du travail ou éducateurs du ministère de la Justice.

Elle veut aussi rendre plus attractifs les postes de fonctionnaires en région, en rapprochant les primes entre Paris et les territoires. « La ministre n’a pas parlé salaires, elle a parlé primes », constate Philippe Crépel (CGT). « Elle a paru découvrir que, contrairement aux soignants de l’hôpital public et privé, les personnels des Ehpad dépendant de l’Etat et de la territoriale ne toucheraient pas l’augmentation de 183 euros net minimum » annoncée lors du « Ségur ».

« On a parlé de tout, sauf des rémunérations »

Faux, selon l’entourage d’Amélie de Montchalin : « La ministre a bien indiqué que le Ségur de la santé prévoit la revalorisation des rémunérations à hauteur de 183 euros net pour les personnels des Ehpad, y compris ceux relevant de la fonction publique territoriale ». FO évoque « plus de 4 millions d’agents publics (sur 5,5, NDLR) oubliés par le gouvernement ». « Même ceux en première ligne (policiers, personnels de la pénitentiaire, douaniers, enseignants gardant les enfants des personnels de santé, agents de la voirie, etc.) n’ont rien », souligne le syndicat dans un communiqué.

CFDT, Unsa et FSU reconnaissent que certaines de leurs propositions de longue date sont reprises, comme l’actualisation de la compensation de la CSG, ou le chantier de la complémentaire santé. Mais « il n’y a aucun engagement pour ouvrir dans les prochains mois des négociations sur des mesures générales », regrette Mylène Jacquot de la CFDT. « La ministre s’est bornée à énoncer quelques intentions générales, en particulier en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, sans pour autant ni les chiffrer, ni les concrétiser », déplore la FSU. « C’était un rendez-vous non salarial », ironise Luc Farré (Unsa) : « On a parlé de tout, sauf des rémunérations des agents publics ».

Le Parisien avec AFP : 24/07/2020

Pas de revalorisation générale des fonctionnaires (Le Monde 24/7/20)

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Le gouvernement douche les espoirs de revalorisation générale des fonctionnaires

La ministre de la transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin, a rejeté un éventuel dégel du point d’indice, qui détermine le salaire des fonctionnaires. Selon l’Insee, ces derniers subissent une baisse de leur pouvoir d’achat.

Il n’y aura pas de grande négociation salariale pour les fonctionnaires : la nouvelle ministre de la transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin, a douché, vendredi 24 juillet, les espoirs qu’avaient pu avoir les syndicats après les huit milliards d’euros du Ségur de la santé.

Le Monde avec AFP : 24/07/2020


Lors de son premier « rendez-vous salarial » avec les syndicats de fonctionnaires, la ministre n’a annoncé aucun dégel du point d’indice, préférant le « sur-mesure », avec des actions ciblées sur les bas salaires et les inégalités femmes-hommes. Lors d’un point-presse à l’issue de la réunion, la ministre a souligné que « le contexte de la crise [due au Covid-19] nous oblige à être efficaces et concentrés et à répondre en priorité aux questions urgentes ».

C’est ainsi que le Ségur a débloqué 8,2 milliards d’euros pour les salaires des personnels hospitaliers, soit au total à 1,8 million de salariés. Les pompiers (prime de feu), les policiers et les chercheurs ont également bénéficié de mesures spécifiques. Mais la ministre a écarté toute mesure générale, observant que « l’augmentation du point d’indice valorise beaucoup la catégorie A et très peu la C », la moins bien dotée.

La CGT dénonce un « manque d’ambition », FO exprime une « déception immense » et même les réformistes CFDT et UNSA jugent « très insuffisantes » les mesures annoncées au regard de l’enjeu. En début de semaine, l’Insee révélait que le salaire net moyen dans la fonction publique d’Etat avait baissé de 1,2 % en 2018.

La ministre souhaite limiter les inégalités femmes-hommes

Une baisse du pouvoir d’achat qui s’explique par le regain d’inflation en 2018, mais aussi par l’absence de revalorisation du point d’indice (à l’exception des 0,6 % de juillet 2016, puis de février 2017 sous le quinquennat Hollande). Elle est aussi due au report à 2019 (gel pour une année) du protocole sur les parcours, carrières et rémunérations (PPCR) et au rétablissement du jour de carence.

La ministre a annoncé, à cet égard, que le protocole sur les parcours serait mené à bien en 2021 (soit 550 millions d’euros de dépenses, après 850 millions en 2020). Elle a également assuré reconduire la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) « jusqu’à la fin du quinquennat » et pris l’engagement que l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG serait « dynamique et pérenne ».

La ministre entend aussi lancer à l’automne le « chantier » de la complémentaire santé et prévoyance des fonctionnaires. Contrairement aux salariés du privé, qui bénéficient d’une mutuelle prise en charge au moins pour moitié par l’employeur, cette participation est facultative et, lorsqu’elle existe, très faible.

Amélie de Montchalin promet enfin de mener une « expertise » pour mettre fin aux inégalités de traitement de filières très féminisées et mal dotées, comme les bibliothécaires, médecins du travail ou éducateurs du ministère de la justice. La ministre veut rendre plus attractifs les postes de fonctionnaires en région, en rapprochant les primes entre Paris et les territoires.

Déception générale pour les syndicats

« La ministre n’a pas parlé salaires, elle a parlé primes », constate Philippe Crépel (CGT). « Elle a paru découvrir que, contrairement aux soignants de l’hôpital public et privé, les personnels des Ehpad dépendant de l’Etat et de la territoriale ne toucheraient pas l’augmentation de 183 euros net minimum », annoncée lors du Ségur de la santé.

CFDT, UNSA et FSU reconnaissent que certaines de leurs propositions de longue date sont reprises, comme l’actualisation de la compensation de la CSG, ou le chantier de la complémentaire santé. Mais « il n’y a aucun engagement pour ouvrir dans les prochains mois des négociations sur des mesures générales », regrette Mylène Jacquot (CFDT).

 

La Ministre de la Fonction publique attendue de pied ferme sur les salaires (Les Echos 24/7/20)

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La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, rencontre ce vendredi les syndicats de fonctionnaires pour le rendez-vous salarial annuel. Son « vrai baptême du feu ».

Jusque-là, tout va bien… Alors que la nouvelle ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, a une réputation très libérale, les syndicats de fonctionnaires – qu’elle a déjà vus deux fois lors de réunions d’instances officielles – ont été « plutôt agréablement surpris », selon les termes d’un de leurs dirigeants. Mais ce vendredi sera « son vrai baptême du feu », insiste l’un d’eux. Le sujet sur lequel la ministre et les fédérations de fonctionnaires vont plancher est en effet hautement sensible puisqu’il s’agit du rendez-vous salarial annuel.

Les Echos : 24/07/2020


« On verra si sa volonté de dialogue social, qui s’inscrit dans le cadre d’un changement de ton, il est vrai général avec le changement de Premier ministre, est réelle », prévient un syndicaliste.

Revalorisation des carrières

Prévue au début du mois, la rencontre a été décalée pour cause de remaniement ministériel. « On a la crainte que lors de ce rendez-vous ne soient abordés que des micro-sujets », explique Benoît Teste, le numéro Un de la FSU. Alors que le lancement du Ségur de la santé avait déjà aiguisé les appétits , sa conclusion n’a fait que renforcer les syndicats dans leur volonté d’obtenir des mesures pour les autres fonctionnaires. Comme d’ailleurs la dernière étude de l’Insee sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires de l’Etat .

La revalorisation du point d’indice est bien sûr dans toutes les têtes. « 1 % coûte 2 milliards, contre 8 pour le Ségur », rappelle le leader de la Fédération générale des fonctionnaires Force ouvrière, Christian Grolier. Mais en réalité, peu y croient alors que la valeur du point est gelée depuis 10 ans, à deux exceptions très électorales près, en 2016 et 2017. « Il faut que la ministre nous donne des perspectives, les agents sont en attente, en particulier les agents non-hospitaliers qui n’ont pas eu la prime Covid », souligne Luc Farré, le secrétaire général de l’UNSA.

« Il faut des mesures immédiates », insiste Mylène Jacquot. La numéro un de la CFDT fonctions publiques souligne en outre qu’« en l’absence de revalorisation du point, le bas de la grille de la catégorie C a été rattrapé par le SMIC ». L’accord sur les revalorisations des carrières conclu sous Hollande arrivant à son terme, elle souhaite l’ouverture de nouvelles discussions. Une demande partagée par ses homologues, d’autant que se pose la question de l’attractivité de la fonction publique.

« Retour d’expérience post-Covid »

« Sur le point d’indice, on va s’efforcer d’avoir une réponse de dialogue », explique-t-on dans l’entourage d’Amélie de Montchalin. Mais au ministère de la Transformation et de la Fonction publiques, on souligne surtout la particularité du moment. Pour ce premier rendez-vous salarial depuis l’épidémie, « il y a un retour d’expérience post-Covid à faire ». Sont d’ores et déjà identifiés plusieurs sujets. Il y a les tensions majeures qu’ont vécues certains métiers, avec l’idée de sur-mesure dans les ministères concernés. Et à côté de cela, il y a des sujets « transversaux », qu’a révélés la crise en matière de « qualité de vie et [de] pouvoir d’achat ».

Est pointé le fait que les fonctionnaires « n’ont pas perdu de revenu ». Mais aussi d’autres sujets ayant à l’inverse un « impact direct sur le pouvoir d’achat ». Est en particulier citée « l’absence de protection sociale complémentaire unifiée, qui est un problème ». Gérald Darmanin, lorsqu’il était encore ministre de l’Action et des Comptes publics, s’était engagé à ouvrir ce dossier, mais ne l’a pas fait. Autre problème montré du doigt : celui des inégalités femmes hommes avec en particulier le sujet des carrières féminines.

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Rendez-vous salarial 2020 – 24 juillet 2020 Déclaration de la CFDT

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Madame la ministre,
Personne n’ignore dans quel contexte se tient ce rendez-vous salarial :

  • Après une crise sanitaire inédite.
  • Après des désaccords sur le salarial qui s’enchainent depuis 2017.
  • Après un accord historique pour les personnels de la fonction publique hospitalière.

Les attentes sont donc fortes. La crise du COVID-19 a confirmé ce que la CFDT Fonctions publiques dénonce depuis longtemps : le manque de reconnaissance de la part des employeurs publics envers l’ensemble des agent.es, au travers du gel de la valeur du point, des premiers indices de rémunération inférieurs au Smic, du rétablissement du jour de carence, de l’augmentation des cotisations retraite, de la non compensation de la hausse de la CSG dégressive à compter du 1er janvier 2021, des réformes incessantes et déstabilisatrices.

La conclusion d’un accord majoritaire pour les personnels de la FPH renvoie à la nécessité de poursuivre ce travail pour les agents des filières sociales et médico-sociales, d’ailleurs majoritairement féminisées.

Pour éviter d’être trop longue, je ne citerai aujourd’hui que quelques-unes de nos revendications :

  • Des mesures sur l’amélioration des grilles de rémunérations des filières féminisées sont en décalage défavorable par rapport aux corps et cadres d’emplois traditionnellement plus masculins ; les corps et cadres d’emploi des filières sociales et médico-sociales doivent être traitées prioritairement, y compris dans un cadre pluriannuel.
  • Des mesures portant sur les rattrapages des écarts constatés entre les femmes et les hommes sur les montants indemnitaires ; les mesures engagées en lors du rendez-vous salarial 2019 doivent être poursuivies et amplifiées.
  • Des mesures portant sur les déroulements de carrière en améliorant notamment les ratios de promotion pour rattraper les retards de carrière des femmes. Cela signerait une volonté d’accélérer la mise en oeuvre de l’accord égalité professionnelle de fin 2018 et l’attachement du Président de la République et du gouvernement à ce qui est présenté comme une grande cause du quinquennat.

Mais, il n’est pas possible de se contenter de mesures catégorielles. Des mesures générales sont indispensables. Les derniers chiffres publiés par l’Insee montrent d’ailleurs que des grilles, mêmes améliorées par PPCR mais sans augmentation de la valeur du point sont irrémédiablement rattrapées par l’inflation. Le dépassement des premiers indices de la grille par le SMIC en est d’ailleurs la peu reluisante illustration. Aussi, les agents attendent :

  • une augmentation significative de la valeur du point,
  • une attribution de points d’indice, notamment pour revaloriser les plus bas salaires,
  • la suppression du jour de carence,
  • l’actualisation annuelle de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG. Sans la pérennisation du recalcul de cette indemnité, le gouvernement devra assumer l’abandon total d’une promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron et les agents publics auront à subir des pertes de pouvoir d’achat,
  • et la négociation -enfin !- de la participation financière obligatoire des employeurs à la couverture complémentaire santé et prévoyance ! Depuis l’automne 2017, la CFDT attend que les propos du ministre Darmanin se concrétisent et nous commençons à perdre sérieusement patience.

Enfin, nous n’oublions pas non plus la nécessité de travailler à un certain nombre de mesures qui participent de l’attractivité de la Fonction publique (comme l’indemnité de résidence) ou de l’exemplarité des employeurs publics (comme la négociation de plans de déplacement et d’encouragement des mobilités durables).

Nous regarderons avec attention l’ensemble des mesures que vous annoncerez et nous suivrons leur mise en oeuvre avec la même attention.

Vous venez de confirmer que le gouvernement reconduit l’absence de mesures générales pour 2021.

Une nouvelle fois, la CFDT vous alerte sur les risques induits par les déceptions successives.

Aujourd’hui, il est probablement trop tôt pour savoir ce qu’il adviendra du projet de réforme des retraites. Mais quoi qu’il en soit, il ne sera plus possible de repousser longtemps les chantiers à ouvrir en matière de rémunérations, chantiers qui dépasseront de loin la seule question de la valeur du point d’indice.

Sur tous ces sujets, il nous semble donc plus que jamais indispensable de dépasser l’organisation de rendez-vous salariaux de quelques heures pour ouvrir la possibilité de négociations d’ampleur pour construire des perspectives à la hauteur des attentes des agents publics.

Mesures 2020 pour 2021 Doc 1

Mesures 2020 pour 2021 Doc 2

Rendez-vous salarial 2020 – 24 juillet 2020 – Déclaration CFDT

 

Salaires : l’étude qui met la ministre de la Fonction publique sous pression face aux syndicats (Les Echos 22/7/20)

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Le salaire mensuel moyen des agents de l’Etat a perdu 1,2 % de pouvoir d’achat en 2018, selon une étude publiée mercredi par l’Insee. Les catégories les moins qualifiées, qui ont fait partie des « deuxièmes lignes » face à l’épidémie de Covid-19, ont été le plus touchées. Amélie de Montchalin, la nouvelle ministre de la Fonction publique, rencontre vendredi les syndicats.

Après des données provisoires en mars , l’Insee a publié mardi des données définitives sur les salaires des fonctionnaires de l’Etat. L’étude est récurrente mais elle tombe cette fois-ci dans un contexte particulier qui accroît son importance : vendredi, la nouvelle ministre déléguée en charge de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, doit rencontrer les syndicats.

Les Echos : 22/07/2020


Et la question des salaires est au menu. Le sujet d’autant plus sensible que le gouvernement vient d’accepter un effort salarial significatif pour les fonctionnaires hospitaliers dans le cadre du Ségur de la santé .

En 2018, le salaire net moyen des 2,2 millions de fonctionnaires civils de l’Etat en équivalent temps plein a augmenté de 0,6 %, soit trois fois moins vite qu’en 2017, atteignant 2.573 euros par mois. Compte tenu d’un regain de l’inflation, il a perdu 1,2 % en euros constants. Cette baisse s’explique principalement par deux facteurs, explique l’institut : l’absence de revalorisation de la valeur du point d’indice, qui sert de base de calcul au salaire des agents publics, ainsi que la pause dans l’application de l’accord de revalorisation des carrières PPCR cette année-là. S’y ajoute le rétablissement du jour de carence en cas de congé maladie.

Cette baisse est en apparence minorée par le coup de frein aux emplois aidés (-42 %) qui sont faiblement rémunérés. La perte de pouvoir d’achat du salaire net mensuel moyen s’élève à 1,4 % pour les fonctionnaires titulaires et même à 2,1 % pour les contractuels hors contrats aidés. A corps, grade et échelon donnés, donc hors ancienneté, le pouvoir d’achat du salaire net a baissé de 1,8 %.

« Tous les niveaux »

Le salaire net moyen a en outre baissé pour « tous les niveaux de l’échelle salariale ». Les « deuxièmes lignes » de l’Etat, ces agents qui ont continué à travailler en présentiel pendant le confinement, sont aussi concernées. Encore plus lorsque l’on prend seulement en compte les personnes déjà en poste en 2017 et qui n’en ont pas changé en 2018 dans le calcul de la Rémunération nette moyenne des personnes en place (RMPP).

L’Insee apporte toutefois un bémol à son constat. Elle constate que la rémunération nette moyenne des personnes en place en 2017, qui concerne les deux tiers des effectifs de l’Etat, a été « quasi stable en euros constants » en 2018 (+0,1 %). Mais l’institut note que cette RMPP a baissé pour les agents de catégorie B et C, employés et ouvriers, qui sont les moins qualifiés (respectivement -0,5 % et -0,4 %) et ont aussi été ceux qui ont été les plus nombreux à continuer à travailler hors de chez eux pendant le confinement.

Les Echos : 22/07/2020

Retraites : le gouvernement reporte les concertations (France Info 17/7/20)

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Réforme des retraites : le gouvernement reporte « au moins jusqu’à la fin de l’année » les concertations avec les partenaires sociaux

S’il n’a pas confirmé officiellement la date de reprise des discussions, le Premier ministre a indiqué après la réunion que la concertation reprendrait « dans les mois à venir pour en améliorer le contenu et la lisibilité pour nos concitoyens ».

Devant les députés, Jean Castex avait qualifié l’épineuse réforme des retraites de « nécessaire ». Il ne compte toutefois pas aller trop vite. Les concertations autour de la réforme sont repoussées « au moins jusqu’à la fin de l’année », a annoncé vendredi 17 juillet le président de la CPME François Asselin, au sortir d’une réunion entre les partenaires sociaux et le gouvernement à Matignon.

France info : 17/07/2020


« Nous continuons de croire qu’un système universel est plus juste mais la priorité n’est pas celle-ci aujourd’hui », a souligné le secrétaire national de la CFDT Laurent Berger. Le Premier ministre Jean Castex « a dit que c’était repoussé à des discussions plutôt en 2021 », a-t-il confirmé.

Par ailleurs, Jean Castex « nous a rassurés sur le fait qu’il faudrait faire la distinction entre ce qui est du domaine du conjoncturel et ce qui est du structurel » sachant qu’après la crise du coronavirus « les schémas d’équilibre » financier « ne sont plus les mêmes », a précisé François Asselin.

Jean Castex promet une « nouvelle méthode »

S’il n’a pas confirmé officiellement la date de reprise des discussions, le Premier ministre a indiqué après la réunion que « l’instauration d’un nouveau système de retraites universel sera maintenue »« Simplement, nous lui appliquerons une nouvelle méthode en reprenant la concertation dans les mois à venir pour en améliorer le contenu et la lisibilité pour nos concitoyens », a-t-il ajouté.

Berger appelle de nouveau à mettre de côté la réforme des retraites (Le Figaro 17/7/20)

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«Si vous voulez faire un automne ponctué de conflits sociaux, vous remettez la question du financement des retraites sur la table», a déclaré le chef de la CFDT ce vendredi.

Le gouvernement serait bien avisé de ne pas mettre de l’huile sur le feu, a averti ce vendredi le patron de la CFDT, Laurent Berger. Sur Europe 1, le chef du premier syndicat de France a rappelé que la priorité devait être «l’emploi, son maintien et son développement». Dans ce contexte, la réforme des retraites ne saurait être menée en parallèle : «Tout le monde sait qu’on ne peut pas le faire en même temps qu’on s’occupe des problématiques d’emploi», a argué le représentant. La CFDT va par ailleurs «présenter des propositions dans les prochains jours» sur les jeunes et voit leur cas comme l’une des priorités de la rentrée, au même titre que «l’emploi et la lutte contre la paupérisation de la société».

Le Figaro : 17/07/2020


Alors que le gouvernement souhaite reprendre les discussions sur ce dossier hautement sensible, huit mois après un long épisode de grèves, en décembre dernier, Laurent Berger met en garde sur les conséquences d’un retour du sujet dans les conversations. «Si vous voulez remettre du conflit, faire un automne ponctué de conflits sociaux, vous remettez la question du financement des retraites sur la table en juillet ou à la rentrée», a-t-il lâché, ajoutant que cela créerait «un climat de défiance», alors que la France a besoin d’un «plan de relance, de confiance». Si son organisation continue de soutenir le principe d’un système universel des retraites, elle estime qu’il n’est pas urgent de réformer : «aujourd’hui, les régimes sont menacés parce qu’il y a eu un élément conjoncturel, le confinement […] Il faut isoler cet élément, il ne faut pas aller vers une réforme paramétrique, un allongement, ce ne serait pas juste dans cette période où les travailleurs ont eux aussi subi le confinement».

Pour le chef de file de la CFDT, il faut donc «repousser cette idée de discussion» de quelques mois : «Il sera bien temps en début d’année 2021. Si on le fait maintenant, je ne donne pas cher de la capacité de relance en France». C’est dit.

Prendre en compte les «contraintes» professionnelles liées au Covid-19

Plus largement, la CFDT, qui participe à la conférence sociale tenue ce vendredi, attend Jean Castex au tournant. Elle espère qu’un «agenda social partagé» émergera de la réunion, tout en mettant en garde contre les «parasitages», ces «sujets de grosse conflictualité» comme les retraites qui pourraient bloquer les discussions avec l’exécutif. «Le premier ministre crée des signes d’ouverture, il n’a pas la même pratique qu’avant […], pas le même style, la même logique» qu’Édouard Philippe, a constaté le chef de l’organisation.

Le syndicat estime toujours que la réforme de l’assurance-chômage est «injuste et inadaptée» et considère qu’il faut «tout décaler ou annuler et repartir pour discuter de ce que doit être l’indemnisation du chômage aujourd’hui», vers un système «plus protecteur pour plus de salariés». Il appelle également à lancer des dialogues et discussions sur les contraintes professionnelles liées aux mesures prises pour lutter contre l’épidémie : «vivre avec le Covid est très lourd de conséquence, ça accentue des pénibilités, des gênes», a argumenté Laurent Berger.

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voir aussi : Laurent Berger  « pas de place dans l’agenda 2020 pour les retraites »

Le figaro 16 juillet 2020

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Retraites : Emmanuel Macron appuie sur pause (France Info 15/7/20)

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Emmanuel Macron compte mener à son terme la réforme des retraites, avec toutefois une certaine souplesse dans le calendrier.

Retraites, suppression de la taxe d’habitation… Des chantiers majeurs qu’Emmanuel Macron pourrait reporter. La réforme des retraites pourrait être décalée. Elle aura lieu, mais en se laissant plus de temps selon le président de la République. « Nous ne ferons pas l’économie d’une réforme de notre système de retraites, pour qu’il soit viable. Le Premier ministre, son gouvernement et les partenaires sociaux vont définir un calendrier pertinent », a déclaré Emmanuel Macron mardi 14 juillet. Une concession sur le calendrier réclamée par certains syndicats, mais jugée toujours insuffisante par d’autres, qui demandent l’abandon de la réforme.

Pas de retour de l’ISF

Concernant les impôts, aucune hausse n’est à prévoir, ni de retour de l’ISF. Mais les Français les plus aisés devraient attendre pour la suppression de leur taxe d’habitation. Pour les 20% les plus riches, cet impôt devait disparaître d’ici 2023.

Franceinfo : 15/07/2020

Retraites : Emmanuel Macron va devoir dévoiler son jeu pour la fin du quinquennat (Les Echos 13/7/20)

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Sauvegarder le système actuel de retraites

Sur le volet social, Emmanuel Macron ne pourra pas échapper à une clarification sur la réforme des retraites , à laquelle il ne veut pas renoncer – volonté réformatrice et situation financière obligent -, au grand dam des organisations syndicales comme patronales. « Le débat de la durée du nombre d’années de cotisation dans la vie continue à se poser », a-t-il déclaré début juillet quand Jean Castex a assuré « acté » le fait de distinguer les « dispositions qu’il y a lieu de prendre pour sauvegarder le système actuel », dont le déficit a plongé avec la crise sanitaire, des « concertations à reprendre sur la réforme de fond ». Au-delà, certains soutiens espèrent aussi des initiatives politiques fortes, comme la proportionnelle intégrale pour les législatives. « Cela fait partie des options sérieuses regardées, mais rien n’est tranché », tempère un ministre.

Les Echos : 13/07/2020

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Emmanuel Macron va devoir dévoiler son jeu pour la fin du quinquennat

Le président de la République renoue ce mardi, pour la première fois depuis le début de son quinquennat, avec la traditionnelle interview du 14 juillet pour expliquer son « nouveau chemin » jusqu’à la présidentielle de 2022. Face à la plus grave crise économique rencontrée par la France depuis 1929, il doit préciser les priorités des « 600 jours » à venir, en tête desquelles l’emploi des jeunes.

Par Isabelle Ficek Publié le 13 juil. 2020 à 6h00Mis à jour le 13 juil. 2020 à 11h17

Il avait promis de revenir devant les Français pour préciser son « nouveau chemin ». Ce mardi, Emmanuel Macron va se livrer, pour la première fois depuis le début de son quinquennat, à la traditionnelle interview du 14 juillet. Un classique de la vie politique française qu’il avait supprimé, seyant peu à la révolution qu’il voulait incarner. En renouant avec cette tradition, il veut « remettre du sens sur ce nouveau chemin et les cinq piliers de la reconstruction, économique, sociale, environnementale, territoriale et culturelle, dans une période interstitielle entre la fin aiguë de l’épidémie et une rentrée difficile où il faudra être prêt à sauver les entreprises et à sauver les emplois », explique l’Elysée.

Première prise de parole du président de la République depuis la nomination de son Premier ministre Jean Castex et du nouveau gouvernement, ce sera l’occasion d’expliquer le départ d’Edouard Philippe et de défendre cette nouvelle équipe : sa méthode affichée, celle du dialogue social, que l’acte II n’a jamais réussi à incarner et sa feuille de route, plus que jamais axée sur le « concret », alors qu’il reste peu de temps.

Mesures massives pour l’emploi des jeunes

Car avec la crise économique et sociale qui monte, c’est sur les résultats et les mesures concrètes qu’est attendu Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat doit en effet dévoiler les mesures d’aide massives attendues pour l’emploi des jeunes et trancher entre une exonération de charges et une prime à l’embauche – voire un mix des deux -, mais aussi renforcer et élargir la garantie jeunes. Il doit aussi revenir sur les accords de Ségur sur les salaires des soignants, signés ce lundi à Matignon, et le plan de relance européen qu’il va défendre au Conseil européen en fin de semaine.

S’agissant du plan de relance en France, dont l’enveloppe pourrait atteindre 100 milliards, le chef de l’Etat devrait en réexpliquer les lignes de force : avec l’emploi en priorité mais aussi la numérisation, la compétitivité et la décarbonation de l’économie. Mais c’est le Premier ministre, Jean Castex, qui pourrait, lors de sa déclaration de politique générale ce mercredi, en dire davantage. Pour favoriser la réindustrialisation, ce dernier pourrait donner son feu vert à la baisse des impôts de production, et d’abord à celle de la CVAE.

Après la convention citoyenne sur le climat , le chef de l’Etat veut aussi montrer la « mobilisation » de l’exécutif en faveur de la transition écologique, sur laquelle il peine jusqu’ici à convaincre. Emmanuelle Wargon, désormais ministre déléguée au Logement, a évoqué une enveloppe de 4 à 5 milliards d’euros pour le bâtiment et la rénovation thermique. Et au président des Hauts-de-France Xavier Bertrand qui sonne l’urgence de la mise en route du plan de relance dans le « JDD », le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a répliqué sur BFMTV en lui opposant les 430 milliards d’euros de garanties, de mesures d’urgence et de plans de relance sectoriels déjà annoncés.

Sauvegarder le système actuel de retraites

Sur le volet social, Emmanuel Macron ne pourra pas échapper à une clarification sur la réforme des retraites , à laquelle il ne veut pas renoncer – volonté réformatrice et situation financière obligent -, au grand dam des organisations syndicales comme patronales. « Le débat de la durée du nombre d’années de cotisation dans la vie continue à se poser », a-t-il déclaré début juillet quand Jean Castex a assuré « acté » le fait de distinguer les « dispositions qu’il y a lieu de prendre pour sauvegarder le système actuel », dont le déficit a plongé avec la crise sanitaire, des « concertations à reprendre sur la réforme de fond ». Au-delà, certains soutiens espèrent aussi des initiatives politiques fortes, comme la proportionnelle intégrale pour les législatives. « Cela fait partie des options sérieuses regardées, mais rien n’est tranché », tempère un ministre.

Quoiqu’il en coûte

Ses adversaires en vue de l’élection présidentielle sont déjà sortis du bois pour pilonner ce « nouveau chemin », à l’instar de Jean-Luc Mélenchon pour LFI, qui raille, dans le « JDD » un chef de l’Etat « complètement dépassé par la situation ». Xavier Bertrand, lui, en proposant une série de mesures – coûteuses -, dont certaines (les baisses de TVA) ont déjà été écartées par le gouvernement, tente, alors que tout ne sera pas possible, de prendre Emmanuel Macron au piège de son « quoiqu’il en coûte ».

Isabelle Ficek