Communiqué

PROTECTION SOCIALE COMPLÉMENTAIRE DES AGENTS DE L’ÉTAT. LE LANCEMENT DES NÉGOCIATIONS SUR LA PRÉVOYANCE (CFDT FP)

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Publié le 30/06/2022 Par CFDT-Fonction publique

Le volet santé de la protection sociale complémentaire a fait l’objet d’une négociation réussie pour les agents de l’État. Un décret, suivi d’un arrêté en fixent les modalités pratiques au niveau interministériel. Un nouveau chapitre concernant le volet prévoyance a été ouvert le 23 juin 2022. Les négociations concernant le capital décès et la rente éducation versée aux enfants d’un agent décédé font l’objet d’une négociation. L’incapacité, puis l’invalidité seront négociés à partir du mois de septembre 2022. La CFDT porte un mandat clair. Permettre à travers le statut, d’améliorer nettement la situation des agents titulaires et des contractuels, confrontés à ces accidents de la vie qui bouleversent également leurs familles. Comme le prévoit l’accord de méthode signé le 4 avril 2022, tous les sujets sont sur la table des négociateurs.  L’objectif est d’aboutir à la signature d’un accord majoritaire au 1er trimestre 2023, afin que le dispositif trouve à s’appliquer ensuite à compter du 1er janvier 2024 dans les différents ministères.

CONFÉRENCE SALARIALE : + 3,5 %, UN PREMIER PAS ! (CFDT FP 28 juin 2022)

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Publié le 28/06/2022 Par CFDT-Fonction publique

Ce mardi 28 juin, le Ministre Stanislas Guérini a ouvert la conférence salariale qui réunissait l’ensemble des organisations représentatives des agents et des représentants et associations d’employeurs.

Le Ministre a fait part de son attachement à un dialogue social de qualité. Il a d’ailleurs salué le travail d’Amélie de Montchalin en la matière.

L’essentiel des annonces du Gouvernement 

  • Le point d’indice sera revalorisé de 3,5 % pour tous les agents de la Fonction publique, en une seule fois, et immédiatement, au 1er juillet. Le Ministre a aussi réaffirmé l’unicité de la mesure, qui concernera l’ensemble des trois versants. L’augmentation concernera aussi l’ensemble des éléments de rémunération indexés sur la valeur du point, dont le CTI.
  • Reconduction de la GIPA.
  • Assouplissement et élargissement du forfait mobilité durable (fin du seuil de 100 jours minimum) qui devient cumulable avec le remboursement partiel des abonnements de transports collectifs.
  • Restauration collective : revalorisation de 6 % et extension de la participation des employeurs.
  • Revalorisation du début de carrière en catégorie B (B1 et B2)

Le Ministre a dit être pleinement conscient de ne pas répondre à l’ensemble des sujets d’attractivité, de perspectives de carrière, de rémunérations. Il faudra donc travailler pour agir sur la redéfinition en profondeur des rémunérations et des carrières dans la Fonction publique. L’agenda social sera co-construit et il y aura un temps de concertation dès la rentrée, pour laisser le temps aux élections professionnelles de se dérouler dans de bonnes conditions tout en étant prêts à négocier dès début 2023.

Le Ministre a aussi affirmé très clairement que les travaux s’inscriraient dans le respect du cadre statutaire. De même, ces travaux respecteront les chantiers sectoriels, dont celui concernant les enseignants.

La CFDT a répondu en faisant part de ses attentes et premières réactions 

Monsieur le Ministre,

C’est peu dire que ce rendez-vous, cette conférence, est attendue. En fait, depuis de nombreuses années, et encore plus depuis le 14 mars, date à laquelle, enfin, un dégel de la valeur du point était annoncé.

Et en mars, nous n’en étions pas encore au niveau d’inflation que nous connaissons aujourd’hui, moins élevé que dans nombre de pays européens mais à des niveaux que nous n’avions pas connus depuis quarante ans.

C’est bien l’ensemble des agents publics qui subissent l’inflation et seule une hausse de la valeur du point accompagnée d’une révision en urgence des grilles est de nature à̀ répondre aux conséquences que cela engendre.

Depuis l’automne, l’inflation poursuit sa course à la hausse. Le SMIC est indexé sur l’inflation, il a d’ailleurs été augmenté trois fois en quelques mois, et va l’être encore prochainement. Comme la CFDT l’a obtenu, l’indice minimum de traitement dans la Fonction publique, l’a été aussi. Mais depuis le 1er mai :

  • Les agents de catégorie C restent 9 ans au SMIC avant une augmentation de… 8 euros/mois !
  • Les agents de catégorie B sont recrutés au Smic, au même indice que la catégorie C pendant 4 ans !
  • Les agents de catégorie A sont recrutés à un indice supérieur au SMIC de même pas 10 % !

Les mesures d’urgence que veut la CFDT :

  • Une hausse de la valeur du point, significative et la plus rapide possible.
  • Une révision en urgence des grilles.
  • Un engagement à une revoyure en fonction de l’inflation pour en tirer les conséquences sur la rémunération.

Mais, on le sait : d’abord, augmenter la rémunération des agents ne se limite pas à la discussion sur la seule valeur du point. D’autant qu’une hausse de la valeur du point, par nature proportionnelle au nombre de points qui fait la rémunération de chacun, favorise les indices les plus élevés. C’est la raison pour laquelle, pour des raisons évidentes de justice sociale, la CFDT revendique d’autres mesures d’urgence : sur les grilles (sans confusion avec la refonte que nous appelons de nos vœux), et des mesures ciblées.

Ces mesures ciblées doivent essentiellement concerner les postes de dépenses qui sont les plus impactés par l’inflation (énergies et alimentation) et qui sont aussi -avec le logement- ceux qui représentent la part la plus importante des dépenses contraintes qui prennent une place considérable dans les dépenses des agents aux plus faibles rémunérations.

Frais de restauration, déplacements domicile-travail, encouragement des mobilités durables et du covoiturage, encouragement à l’utilisation des transports collectifs (avec un déplafonnement des prises en charge des abonnements limitées aujourd’hui à 86 euros et quelques centimes), mais aussi, par exemple, maintien ou développement du télétravail.

Les mesures que vous annoncez aujourd’hui sont un premier pas. Évidemment, la CFDT attendait plus et mieux, y compris sur les mesures ciblées. Une hausse de la valeur du point de 3,5 est certes inédite, mais -et nous insistons sur ce point-, dans un contexte d’inflation lui aussi inédit. D’autres mesures concernent les grilles, et la catégorie B était la plus urgente à traiter, mais la catégorie C ne pourra certainement pas attendre 2023.

Ces annonces appellent d’ailleurs déjà des alertes et questions de notre part : pour la CFDT, il est inenvisageable que cette hausse ne concerne pas l’ensemble des dispositifs indexés sur la valeur du point (dispositifs indemnitaires et CTI notamment), il est inenvisageable que les employeurs laissent la rémunération des contractuels décrocher de celle des titulaires. Et nous avons aussi une question pour les agents qui font valoir leur droit à pension à la date du 1er juillet, car il ne serait pas acceptable qu’ils ne bénéficient ni de la hausse de la valeur du point d’indice, ni de la hausse des pensions annoncée.

Quant aux mesures ciblées, sur la participation des employeurs aux repas dans le cadre de la restauration collective, et sur l’extension du forfait mobilité durable et la non-exclusion entre mobilité durable et transport collectif, elles sont d’une symbolique forte. Mais elles devront aussi faire l’objet de travaux complémentaires pour être à la hauteur des enjeux pas seulement de pouvoir d’achat mais aussi répondre aux enjeux stratégiques et environnementaux de la période.

La CFDT n’occulte pas non plus que les agents publics seront concernés par tout ou partie des mesures à venir dans la loi « pouvoir d’achat »,  mais nous n’oublions pas non plus que les prévisions de l’Insee rendues publiques en fin de semaine dernière ne portent guère à l’optimisme (même si d’autres les contredisent…).

La CFDT continuera donc de suivre avec la plus grande attention l’évolution de l’inflation, et ses conséquences sur la situation des agents publics. C’est pourquoi il faut que le gouvernement s’engage à revoir les organisations représentatives dès lors que l’inflation poursuit sa course. Dès cet été d’ailleurs, une nouvelle hausse du Smic est à prévoir avec toutes ses conséquences sur les grilles et les carrières.

Enfin, monsieur le ministre, plus que jamais, la CFDT rappelle qu’il est urgent de répondre à l’exigence citoyenne de qualité, de proximité et d’accessibilité des services publics.

Les services publics, et ceux qui y travaillent, doivent donc être reconnus à la hauteur de leur contribution au développement social, scientifique, écologique, numérique et économique.

Pour cela, la CFDT appelle à ne pas en rester à des mesures d’urgence sur le pouvoir d’achat. Il faut sans tarder ouvrir des chantiers structurels et indispensables à l’avenir des services publics : construction du « bouclier de services publics », attractivité de la Fonction publique, formation des agents aux enjeux des transitions environnementales et numériques, rémunérations et parcours professionnels des agents publics.

Tout cela ne se fera ni contre ni sans les agents, mais bien avec eux, dans des services dotés des moyens nécessaires pour être à la hauteur des enjeux et grâce à un dialogue social et un dialogue professionnel renouvelés.

Le point d’indice des agents publics revalorisé de 3,5 % au 1er juillet (CFDT)

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Par Guillaume Lefèvre— Publié le 28/06/2022 à 14h26

« C’est un premier pas », réagit Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques à la sortie de la conférence salariale – présidée par le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guerini – qui s’est tenue ce 28 juin en présence des neuf organisations syndicales représentatives de la fonction publique. Et d’ajouter : « Une hausse de la valeur du point de 3,5 % est inédite… mais dans un contexte d’inflation tout aussi inédit. » C’est peu dire que la mesure était attendue par les 5,7 millions d’agents publics qui subissent le gel du point d’indice depuis près de dix ans.

Des mesures catégorielles

« D’autres mesures d’urgence viennent compléter cette annonce : début de carrière de la catégorie B, accès élargi au forfait mobilité durable et cumul possible avec le remboursement des abonnements de transports », précise Mylène Jacquot. Autre annonce positive qui répond à une revendication de la CFDT-Fonctions publiques : la confirmation par le gouvernement de l’ouverture prochaine d’un chantier structurel sur l’attractivité, les rémunérations, les carrières des agents publics, qu’ils soient titulaires ou contractuels.

Dans les semaines et les mois à venir, la CFDT-Fonctions publiques continuera à être vigilante. « Alors que nous exigions un engagement du gouvernement à revoir les organisations syndicales dans les prochains mois afin de construire les réponses aux conséquences de l’inflation, le ministre a pris l’engagement qu’un bilan actualisé sera fait », assure Mylène Jacquot, avant de conclure : « La CFDT restera mobilisée pour faire avancer le pouvoir d’achat des agents publics et obtenir la reconnaissance qui leur est due. »

À PROPOS DE L’AUTEURGuillaume Lefèvre

Journaliste

Retraites : la CFDT refuse toute réforme paramétrique

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À Lyon, les syndicats CFDT réunis en congrès ont délivré un message fort au nouvel exécutif : hors de question d’accepter une réforme qui augmenterait l’âge de départ ou la durée de cotisation.

Par Jérôme Citron— Publié le 28/06/2022 à 14h00

« Ça suffit ! » Le message délivré à propos des retraites par les syndicats de la CFDT lors du congrès confédéral de Lyon (du 13 au 17 juin dernier) a le mérite de la clarté. Lors des débats qui ont permis de finaliser la résolution générale (elle dresse la feuille de route des quatre années à venir), les syndicats ont voté à 67,5 % un amendement qui indique que la CFDT ne fait plus le lien entre durée de cotisation et gain d’espérance de vie. Pour le dire autrement, les syndicats ont estimé qu’il n’est plus question d’augmenter la durée de cotisation en cas de gain d’espérance de vie. 

Même si ce vote ne change pas concrètement la position de la CFDT dans la période (il n’était de toute façon pas question d’accepter une hausse de la durée de cotisation à court ou moyen terme), il témoigne de l’extrême sensibilité des syndicats sur le sujet des retraites. À travers ce vote, il y a eu manifestement le souhait d’envoyer un message fort au président de la République, qui a fait du recul de l’âge légal de départ à la retraite un des marqueurs de sa campagne électorale. « Je reviens du congrès avec un mandat ferme, résume Laurent Berger. Il n’est pas question de toucher à l’âge légal ni à la durée de cotisation. Le gouvernement le savait, mais il en a une nouvelle confirmation. S’il s’aventure à jouer sur ces deux paramètres, il aura la CFDT contre lui. »

L’urgence n’est pas là

Depuis des mois, la CFDT le dit et le répète, il n’y a pas d’urgence en matière de retraites. Il est vrai que certains régimes ont des besoins de financement mais ceux-ci ne sont pas d’une ampleur qui justifierait un passage de l’âge minimal de départ de 62 à 65 ans. D’ailleurs, cette mesure est particulièrement injuste puisqu’elle ne touche que les personnes ayant commencé à travailler jeune et suffisamment cotisé pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein dès 62 ans. « On peut très bien se mettre autour d’une table afin d’examiner les mesures à prendre, mais il faut pour cela que le gouvernement cesse de mettre en avant les 65 ans, ce qui n’est qu’un slogan, un marqueur politique peu efficace. Je dirais même contre-productif tant la mesure fait l’unanimité contre elle », analyse Frédéric Sève, secrétaire national chargé du dossier des retraites.

La question du besoin de financement des régimes est d’autant plus ambiguë que le président de la République semble avoir une vision très large du dossier. Il laisse entendre que le passage à 65 ans permettrait de dégager des marges de manœuvre financières pour d’autres politiques publiques, notamment la perte d’autonomie. Or la CFDT ne partage pas cette approche. « Oui, il y a nécessité de trouver de nouveaux financements pour l’éducation, la santé ou la dépendance, mais cet effort doit être juste et partagé par tous les citoyens, donc par l’impôt », insiste Frédéric Sève. Lors du congrès de Lyon, les syndicats ont d’ailleurs réaffirmé qu’ils souhaitaient la mise en place d’un prélèvement de 1 % dès le premier euro sur l’ensemble des successions et donations en vue de financer la prise en charge de la perte d’autonome. Un exemple de propositions parmi d’autres que la CFDT suggère à l’exécutif.

S’attaquer aux injustices

En matière de retraite, la CFDT compte aussi avancer, durant le nouveau quinquennat, sur des sujets majeurs comme la pénibilité, le minimum de pension, l’emploi des seniors ou encore la retraite progressive. « La retraite, ce n’est pas qu’une question d’âge, poursuit Frédéric Sève. Il existe des injustices dans le système actuel, et il serait temps de s’y attaquer. L’échec de la dernière réforme des retraites a mis à mal l’idée d’une grande réforme systémique, comme l’appelle de ses vœux la CFDT, mais cela ne signifie pas que nous avons renoncé à obtenir du mieux pour les salariés. »

Vu la situation politique actuelle, difficile de savoir à quoi s’attendre. Seule quasi-certitude : la réforme des retraites ne devrait pas être abordée en urgence au cours de l’été – comme cela avait été, un temps, envisagé. D’ici là, les quelques mesures relatives au pouvoir d’achat annoncées par le gouvernement, notamment celle sur l’augmentation des pensions autour de 4 % pour faire face à l’inflation, devraient être entrées en vigueur.

À PROPOS DE L’AUTEUR Jérôme Citron

rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

L’intersyndicale de la fonction publique arrache une conférence sur le pouvoir d’achat (CFDT)

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Par Guillaume Lefèvre— Publié le 24/06/2022 à 11h45

Le 23 juin, les neuf organisations représentatives de la fonction publique pressaient le gouvernement de tenir le rendez-vous salarial annoncé depuis mars, afin que les mesures d’urgence relatives au pouvoir d’achat des agents publics soient discutées et mises en œuvre avant le 1er juillet. Ledit rendez-vous se tiendra le 28 juin au ministère.

Enfin ! Alors que des mesures d’urgence sont annoncées depuis mars par l’exécutif, les 5,7 millions d’agents et leurs représentants ne voyaient toujours rien venir. « Depuis des mois, le haut niveau d’inflation se conjugue au gel de la valeur du point d’indice et fait chuter le pouvoir d’achat des agents publics », écrivent les neuf syndicats de la fonction publique1 dans une déclaration commune. Le ministère vient de leur répondre, en annonçant la tenue d’une conférence salariale le 28 juin.

L’attente n’avait que trop duré. « Il est inenvisageable que rien ne soit fait sur la valeur du point ! », s’emportait Mylène Jacquot, la secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques, estimant qu’« une revalorisation conséquente et visible du point d’indice [gelé depuis dix ans] est nécessaire ». En outre, les syndicats demandent la mise en place de mesures d’urgence concernant les grilles de rémunération afin d’accélérer l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

800 000 agents percutés par les hausses consécutives du Smic

Troisième exigence énoncée par l’intersyndicale : la prise en compte de l’inflation, qui pèse sur les bas salaires et nuit à l’attractivité des trois versants de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière). « Le gouvernement doit prendre l’engagement de revoir les organisations syndicales aussi souvent que nécessaire dans les mois à venir afin de construire un dispositif de prise en compte de l’inflation, attendu par les agents, de plus en plus nombreux à être concernés par les hausses successives du Smic : 400 000 il y a deux ans, plus de 800 000 aujourd’hui. Combien demain si rien n’est fait ? » Par ailleurs, la CFDT-Fonctions publiques a pesé pour que soit mentionné dans le texte un objectif de justice sociale, « car n’agir que sur la valeur du point est à l’avantage des rémunérations les plus élevées ».

À PROPOS DE L’AUTEURGuillaume Lefèvre

Journaliste

Cap sur les élections dans les fonctions publiques

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Par Jérôme Citron et Claire Nillus— Publié le 21/06/2022 à 14h00

Les listes, les listes, les listes ! À moins de six mois du scrutin, les militants CFDT des trois fonctions publiques n’ont qu’un objectif en ce mois de juin : déposer des listes, un maximum de listes pour que les six millions d’électeurs aient la possibilité de déposer un bulletin CFDT le 8 décembre prochain, que ce soit dans un ministère, un établissement de santé ou une commune. Et qui dit dépôt de listes dit au préalable recherche de candidats prêts à défendre les couleurs CFDT dans la campagne. Un travail titanesque qui mobilise aujourd’hui toutes les équipes, et ce, jusqu’à la mi-juillet. « Nous avons jusqu’au 26 octobre pour déposer des listes mais l’idéal, c’est d’arriver à en boucler le maximum avant de partir en vacances pour se concentrer à la rentrée sur la campagne proprement dite », explique Nouria Rebotti, chargée de ces élections à la Confédération.

La CFDT progresse élection après élection

Deuxième organisation syndicale dans la fonction publique avec 19,1 % des voix, derrière la CGT (21,8 %) mais devant Force ouvrière (18,1 %), la CFDT ne cesse de progresser élection après élection et espère, pourquoi pas, devenir première à l’issue du scrutin du 8 décembre 2022. « Nous n’avons que 69 000 voix d’écart, autant dire pas grand-chose », insiste Nouria, qui ne laisse rien au hasard. « La priorité, c’est de consolider nos résultats là où nous avons fait du bon boulot, mais surtout de s’implanter dans les gros établissements où nous n’étions pas en 2018 », explique-t-elle depuis la mairie de Marseille – où justement elle était en visite avec la Fédération Interco, l’Union régionale interprofessionnelle (URI) Paca et… Laurent Berger.

La deuxième ville de France fait partie de ces objectifs emblématiques pour lesquels toute la CFDT se mobilise afin de réussir, enfin, à s’implanter. Si le syndicat parvient à déposer une liste, c’est près de 13 000 agents supplémentaires qui auraient le choix de voter CFDT, ce qui n’était pas le cas avant. « Toute la CFDT est derrière vous », assure Laurent Berger aux militantes réunies ce jour-là dans une salle de la mairie. Il s’agit essentiellement de femmes qui travaillent dans les écoles et qui ont décidé d’en découdre face à un système – aujourd’hui à bout de souffle – installé de longue date dans la capitale phocéenne. « Nos collègues n’y croient plus, assure une militante. Il y a aujourd’hui une place pour la CFDT si nous parvenons à nous faire entendre. » « Il faut savoir que dans la fonction publique il n’y a besoin que de gagner un siège pour devenir représentatif et avoir les informations et participer aux négociations, complète Nouria. Tout faire pour s’implanter à Marseille, c’est donc essentiel pour gagner des voix au global, mais tout aussi important pour les agents et contractuels de la ville, qui pourraient enfin avoir accès à un syndicalisme différent, un syndicalisme CFDT. »

C’était tout l’enjeu de cette visite : se faire entendre des agents mais aussi des politiques (récemment élus) et leur assurer que la CFDT, représentée par son secrétaire général, avait bien l’intention de prendre la place qui devrait être la sienne comme dans n’importe quelle grande ville de France. « Il n’y a aucune raison que nous ne soyons pas représentés à Marseille, insiste Laurent Berger. Nous demandons que l’on nous laisse mener campagne en nous donnant les moyens d’aller à la rencontre des agents, leur parler et leur expliquer ce qu’est le syndicalisme CFDT. »

Un travail de repérage et de ciblage

Heureusement, Marseille est une exception. La CFDT est normalement présente dans les villes de taille comparable, mais il y a encore tout un travail de repérage à mener dans des villes plus petites ou des établissements de soins. Les syndicats disposent pour cela d’un logiciel de ciblage qui permet de « travailler » son territoire et voir, par exemple, les endroits où la CFDT n’était pas présente en 2018 mais où le taux d’abstention était très fort, donc là où il y aurait une place à prendre. Une fois la cible repérée, toute la CFDT peut alors se mobiliser, si besoin à l’image de ce qui se fait à la mairie de Marseille.

Pour encourager les syndicats à se lancer dans cette course aux listes, la Confédération a aussi lancé un « challenge », une sorte de concours qui récompensera les syndicats qui ont le plus progressé en matière de dépôt de listes par rapport à 2018. « L’idée, c’est de créer une forme de compétition bon enfant à l’image des challenges développement », explique Nouria, qui rappelle en passant que boucler une liste est aussi une manière de faire du développement, car il faut normalement être adhérent CFDT pour pouvoir y figurer. Certes, dans la dernière ligne droite, les syndicats acceptent que des agents non syndiqués complètent les listes, mais ce n’est pas la règle. S’atteler à la constitution des listes en amont permet justement de prendre le temps de faire adhérer les candidats.

Mobiliser l’ensemble des structures

Laurent Berger a également profité de cette journée passée à Marseille pour rencontrer les sections CFDT de l’université et du conseil régional ; il a ensuite débattu avec les militants des trois fonctions publiques de la région, le temps d’une pause déjeuner. Une journée qui illustre la stratégie CFDT : mobiliser l’ensemble des structures autour de ces élections en jouant sur la complémentarité entre les régions, les fédérations ou la CFDT-Cadres (lire l’encadré), et ainsi créer une dynamique dans toute la CFDT.

Qu’il s’agisse des retraites, du pouvoir d’achat, du manque d’effectifs ou de la quête de sens au travail, les préoccupations abordées ce jour-là avec les agents ne sont pas différentes de celles évoquées avec les salariés du privé. Le message pour gagner ces élections, lui aussi, est identique : tout va se jouer sur la proximité. « C’est vous qui faites gagner la CFDT, a rappelé le secrétaire général. La Confédération, les fédérations et les unions régionales peuvent vous aider, vous outiller, mais ce sont les militants, par leurs actions au quotidien, élection après élection, qui ont fait de la CFDT la première organisation syndicale. » Ça va sans dire… mais ça va tellement mieux en le disant !

À PROPOS DE L’AUTEURJérôme Citron

rédacteur en chef adjoint de CFDT Magazine

LES CADRES EN CAMPAGNE

À l’image de toute la CFDT, les cadres ont fait des élections fonction publique une priorité en proposant des éléments de réflexion et des outils afin d’alimenter la campagne jusqu’au 8 décembre.

Dans un contexte de transformations incessantes marqué par la crise sanitaire, la CFDT-Cadres (numéro un chez les cadres) a souhaité connaître la perception qu’ont les cadres appartenant à la fonction publique de leur situation professionnelle. Du 15 au 23 novembre 2021, elle a fait réaliser, par l’institut Kantar Public, une enquête qualitative sur leurs attentes professionnelles et statutaires.

« Il est particulièrement frappant d’entendre que, malgré des conditions de travail souvent difficiles – l’enquête confirme notamment la grande détresse des cadres hospitaliers –, et tout en déplorant l’image dégradée de leurs missions véhiculée par la société, ils restent très attachés aux valeurs du service public, remarque Laurent Dumanche, secrétaire national de la CFDT-Cadres. Menés à partir d’un panel de cadres issus des trois versants de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière), ces entretiens constituent une nouvelle base de travail permettant d’affiner nos axes revendicatifs et de concevoir des outils en vue des élections professionnelles. » Et l’enquête les y encourage. Dans leurs réponses, malgré la multiplicité des métiers, des situations de travail et des statuts (titulaire, contractuel, manager ou non, cadre dirigeant, cadre expert, chargé de mission et autres profils…), les cadres de la fonction publique reconnaissent l’importance de la présence des syndicats, que ce soit sur le terrain ou pour obtenir des résultats en cas de réformes.

Cette campagne, la CFDT-Cadres la mène en lien avec les fédérations, les unions régionales interprofessionnelles et l’Union des fédérations de fonctionnaires et assimilés (Uffa). Elle a mis à jour ses supports de communication (cartes, affiches…) et publié en avril 2022 un numéro de la revue Cadres dédié aux « hussards du service public » avec analyses et verbatim tirés de l’enquête Kantar Public. Quelque 10 000 exemplaires ont été mis à disposition sur la plateforme de commande de l’Uffa (20 euros les dix exemplaires au lieu de 12 euros l’unité) et des numéros gratuits sur leurs 350 points de livraison de proximité.

À l’occasion de la troisième édition de l’opération Réponses à emporter (27, 28 et 29 septembre 2022), la CFDT-Cadres se rendra dans un ministère, un centre hospitalier et au Conseil régional d’Île-de-France. Parmi les autres initiatives programmées jusqu’en décembre, il y a aussi une série de webinaires à partir du mois de septembre sur les thèmes qui préoccupent les cadres de la fonction publique : lanceurs d’alerte, protection sociale, égalité professionnelle et transparence des rémunérations, attractivité de l’action publique, parcours professionnels (avec l’Apec), femmes dans la police… Demandez le programme !

Claire Nillus

Protégé : LE 2022-25

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Protégé : LE 2022-24

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LE 50E CONGRÈS CONFÉDÉRAL DE LA CFDT – CITÉ INTERNATIONALE DE LYON

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Publié le 25/10/2021 (mis à jour le 31/05/2022)

Après Marseille et Rennes, c’est à Lyon, et plus précisément à la Cité internationale, du 13 au 17 juin 2022, que se déroulera le cinquantième Congrès de la CFDT. Pour tout savoir sur le Congrès, sur ses préparatifs et sur son déroulement : c’est ici !

Le Congrès est un moment structurant pour la CFDT, il permet de prendre du recul sur notre activité, de tracer les perspectives à venir et le chemin pour y arriver. C’est un moment essentiel pour toute notre organisation et pour tous nos adhérents !

Nous contacter : congres2022@cfdt.fr. Nous ferons en sorte de vous répondre dans les meilleurs délais.

Suivez en direct le Congrès sur cette page à partir du lundi 13 juin :

https://cfdt.fr/portail/actualites/congres-confederal-2022/le-congres-confederal/le-50e-congres-confederal-de-la-cfdt-srv1_1201811

Tous les textes du 50e Congrès confédéral CFDT

>>> Retrouvez le mode d’emploi du Congrès confédéral

>>> Retrouvez le projet d’ordre du jour du Congrès et la lettre de Laurent Berger aux syndicats

>>> Qu’est-ce qu’un Congrès confédéral ?

>>> Retrouvez le Réglement intérieur du Congrès