CNRS

Antoine Petit : « Nous avons un impérieux besoin d’une grande loi ambitieuse et vertueuse sur la recherche » (Tribune Le Monde 18/12/19)

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https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/12/18/antoine-petit-nous-avons-un-imperieux-besoin-d-une-grande-loi-ambitieuse-et-vertueuse-sur-la-recherche_6023322_3232.html

Critiqué pour avoir évoqué une future loi « inégalitaire » et « darwinienne » de programmation de la recherche, le président-directeur général du CNRS, réplique, dans une tribune au « Monde », à ses détracteurs et défend les « réelles ambitions scientifiques » de ce projet.

Le Monde  18 décembre 2019

Tribune. Le 26 novembre, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) célébrait les 80 ans de sa création, en présence du président de la République. Depuis quatre-vingts ans, les découvertes réalisées ont repoussé les limites de la connaissance et irriguent la vie quotidienne, dans des domaines très divers. Le CNRS a acquis une réputation d’excellence internationalement reconnue. Il est un fleuron de la France, et chacun peut en être fier.

Cette histoire continue de s’écrire aujourd’hui et beaucoup d’attentes convergent actuellement vers la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche. Elle doit d’abord permettre à notre pays de demeurer une grande nation de recherche scientifique : c’est la souveraineté de la France et l’avenir de ses habitants qui sont ici en jeu. Notre communauté scientifique doit pouvoir participer à la résolution des grands défis qui se posent à la planète comme le réchauffement climatique, la transition énergétique, la préservation de la biodiversité, l’amélioration de la santé humaine ou encore le développement éthique de l’intelligence artificielle. Le CNRS, après une très large consultation des laboratoires, a formulé des propositions dès juillet 2019, que ce soit en matière de financement de la recherche, d’attractivité des emplois et carrières scientifiques, ou plus largement de recherche partenariale et d’innovation.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  « Le darwinisme social appliqué à la recherche est une absurdité »

Ainsi avons-nous proposé un plan pluriannuel d’emplois, tant pour les chercheurs et chercheuses que pour les personnels d’appui à la recherche, de manière à enrayer la baisse continue constatée depuis près de vingt ans (pour le seul CNRS, perte de plus de 3 000 emplois en dix ans, soit près de 11 %). Nous voulons aussi disposer des moyens d’attirer les talents, et de les garder, dans une compétition internationale difficile et exigeante. Cela suppose de mettre fin au décrochage des rémunérations, notamment en début de carrière, afin que la France reste attractive. Il faut aussi que les chercheurs et les chercheuses aient les moyens d’exercer correctement leur métier avec un soutien au juste niveau des laboratoires et des projets scientifiques.

S’aligner sur les standards internationaux

Nous demandons que le budget de l’Agence nationale de la recherche (ANR) lui permette de s’aligner sur les standards internationaux. Nous invitons à privilégier l’évaluation qualitative des laboratoires et des projets scientifiques, et celle des agents en prenant en compte l’ensemble de leurs missions. Nous voulons valoriser le doctorat au sein de la société, en particulier en favorisant l’emploi de docteurs dans les entreprises. C’est dans cet esprit que le CNRS a augmenté la rémunération des doctorants qu’il emploie de 20 % en 2019. Enfin, nous voulons recruter plus de chercheuses et favoriser leurs carrières.

J’ai revendiqué, lors de la soirée du 26 novembre, « une loi ambitieuse, inégalitaire – ou différenciante s’il faut faire dans le politiquement correct –, une loi vertueuse et darwinienne, qui encourage les scientifiques, équipes, laboratoires, établissements les plus performants à l’échelle internationale, une loi qui mobilise les énergies ».

Je reconnais bien volontiers le caractère provocateur de deux des adjectifs employés, et regrette qu’ils aient pu heurter la sensibilité de certains. Ceux qui me connaissent savent très bien combien je suis attaché à la force du collectif dans la compétition pour l’excellence. Or, des esprits savants ont expliqué que défendre une « loi darwinienne » revenait à promouvoir le darwinisme social. Ce dernier est tellement éloigné de mes valeurs personnelles que je ne commenterai pas ce glissement sémantique.

Néanmoins, une chose est sûre, ces polémiques ont la vertu de faire parler de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche ! Parlons-en alors, et allons au fond du sujet.

Investir dans la recherche est une décision politique courageuse, essentielle pour notre pays. Si, pour les scientifiques, la recherche est une passion, pour les citoyens et les décideurs, cette passion a un coût. Et comme l’argent n’est pas infini, il faut faire des choix, des différences. Comment ces choix sont-ils compatibles avec le temps long que nous revendiquons, avec la sérendipité qui est souvent à l’origine des grandes découvertes ? Comment savoir ce qu’il faut soutenir quand l’impact peut déboucher de manière inattendue, et, qui plus est, dix, vingt ou trente ans après la découverte ?

Maintenir une recherche fondamentale

Nous avons besoin de maintenir une recherche fondamentale, et ce dans tous les domaines scientifiques. Mais un critère doit être à la base des recherches soutenues : elles doivent se situer au meilleur niveau international. Il est donc normal d’évaluer la recherche. Le système actuel ne souffre d’ailleurs pas d’un manque d’évaluation, mais plutôt d’un trop-plein d’évaluations. Il faut évaluer peu mais bien, en respectant les critères propres à chaque discipline.

En revanche, la question des choix se pose avec acuité si l’on aborde les priorités applicatives. Et ces choix doivent être faits en intégrant toute la chaîne de valeur. Investir dans le quantique, ou encore l’hydrogène, n’a un réel sens que si toute une filière se mobilise, du laboratoire de recherche le plus en amont à l’industriel qui va vendre un produit, jusqu’aux citoyens qui vont l’utiliser. C’est à ce niveau-là qu’il faut faire des choix. Des choix qui engagent la nation et non pas le seul monde académique.

A mes yeux, la véritable question se situe là : quels moyens souhaitons-nous dégager et quels choix voulons-nous faire pour que la France reste une grande nation scientifique ? Nos dépenses en faveur de la recherche et du développement, publiques et privées, ont stagné depuis une vingtaine d’années, à environ 2,2 % du PIB. En comparaison, les dépenses de l’Allemagne dépassent aujourd’hui 3 % de son PIB, la Chine nous a rattrapés, et nous sommes largement devancés par des pays comme la Corée du Sud, Israël, le Japon ou Singapour.

Produire encore et davantage de connaissances

La France a la capacité d’affirmer de réelles ambitions scientifiques. Si la nation décide, à travers cette loi, de les porter, alors le CNRS sera au rendez-vous de ces ambitions.

Aujourd’hui, le quotidien du monde scientifique est la « coopétition », un mélange de coopération et de compétition. La compétition ne nous fait pas peur, pour autant que nous luttions à armes égales et que nous disposions de moyens comparables à ceux de nos principaux compétiteurs, pour construire avec eux des coopérations fortes. Pour cela, nous avons un impérieux besoin d’une grande loi, ambitieuse et vertueuse. Une loi qui nous permette de produire encore et davantage de connaissances, au meilleur niveau international, de transférer ces connaissances et d’aider ainsi l’ensemble de la société à bâtir de nouveaux mondes, plus justes, plus durables, plus ouverts et plus tolérants.

C’est ce que fait le CNRS depuis quatre-vingts ans, avec ses partenaires, académiques et industriels, français, européens et internationaux. C’est ce que le CNRS veut pouvoir avoir les moyens de faire dans les quatre-vingts ans à venir !

Tribune Le Monde / Publié le 18 décembre 2019 à 12h33

Promotion CRHC 2019 : avis du CT

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Avis voté à l’unanimité des représentants du personnel SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES, SUD Recherche EPST

Le comité technique (CT) du CNRS vient d’apprendre que la direction du CNRS voudrait réduire à 200 le nombre de possibilités de promotions à la hors classe (HC) des chargé·e·s de recherche de classe normale (CR CN) au motif d’une insuffisance de candidatures à la promotion. Le nombre de candidatures à la promotion des HC serait autour de 500 dossiers. Cela ne représente en rien un motif de réduction des 250 possibilités de promotions.

Les conditions de la mise en place de la HC au moment de la fusion des grades de CR2 et CR1 a été négocié fin 2016 début 2017 au moment de la mise en œuvre du PPCR (parcours professionnel carrière rémunération). Il a été convenu par le CNRS que la montée en charge dans le grade des hors classes se ferait sur trois ans avec 250 promotions par an (2017, 2018, 2019). Cette promesse a été faite par le Président Fuchs aux organisations syndicales (OS), et reprise par le Président Petit devant les OS à son arrivée.

Le CT rappelle que la promotion au grade HC des CR doit permettre à tout·e  chargé·e de recherche qui n’a pas souhaité ou pu passer dans le corps des Directeurs de recherche et qui a reçu un avis favorable de sa section d’évaluation (« l’activité du chercheur est conforme à ses obligations statutaires ») d’être promu dans la hors classe des chargé.e.s de recherche. La circulaire ESRH 2018-038 du 19 février 2018 précise « Je* vous rappelle que le protocole PPCR pose le principe selon lequel chaque fonctionnaire doit pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades, dans toutes les catégories (A, B, C). Je vous demande donc de veiller au respect de ce principe dans la mise en œuvre de vos opérations d’avancement de grade et d’appeler l’attention des instances d’évaluation sur cette question ». Réduire les possibilités en 2019 va à l’encontre de cette circulaire. Réduire les possibilités en 2019 c’est supprimer autant de possibilités pour des collègues qui attendent cette promotion avant leur départ à la retraite.

La promesse que nous fait la direction de reporter ces possibilités en les lissant sur 5 ans est pour nous inacceptable, considérant que nous ne croyons absolument pas à la possibilité de conserver financièrement ce qui n’a pas été dépensé en 2019.

Pour rappel, à l’issue des avancements 2019, il demeure plus de 3 500 CRCN promouvables au CRHC, dont le tiers est âgé de plus de 50 ans. Ce qui est nécessaire et décent n’est pas de diminuer les possibilités CRHC mais de faire une meilleure publicité de cet avancement.

Le CT du CNRS demande à la direction de respecter ses engagements et d’assurer la promotion de 250 CR CN en CR HC en 2019.

* Pour la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et par délégation, Le directeur général des ressources humaines, Édouard Geffray

Alignement des primes des IT sur celles des ITRF : l’Inserm et Inria l’ont fait ! À quand pour le CNRS ?

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Après Inria, l’Inserm vient d’aligner les socles IFSE sur ceux des ITRF* !

Le Sgen-CFDT RechercheEPST se félicite de la décision du PDG de l’Inserm de revaloriser les socles de l’IFSE** des agents de l’institut au niveau de ceux des agents des Universités et au-delà pour les Adjoints Techniques.

Cela représente une progression moyenne d’environ 26% pour l’ensemble des IT ! Cette augmentation est significative par rapport aux montants d’IFSE à l’entrée dans le dispositif : + 255 € à + 1 349 € par an suivant les corps et groupes.

Cette progression spectaculaire de l’IFSE pour les IT de l’Inserm est la preuve que le Sgen CFDT RechercheEPST a eu raison de se battre pour la mise en place du Rifseep pour les IT dans chaque EPST. L’alignement des primes des agents des EPST avec celles des agents de la fonction publique est une des principales revendications de notre syndicat depuis l’entrée dans le dispositif du Rifseep fin 2017.

Le Sgen-CFDT RechercheEPST demande à nouveau à la direction du CNRS de revaloriser, comme l’ont fait les directions de l’Inserm et d’Inria, les socles IFSE des IT du CNRS (voir tableau).

Socles Universitaires:

Socles Universitaires
Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
IR 8400 € 7200 € 6000 €
IE 5300 € 4460 € 3880 €
AI 3700 € 3500 €
T 3320 € 3200 € 3020 €
AT 2210 € 2160 €

IFSE CNRS :

IFSE CNRS 
Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3
IR IRHC 7753,68 € 7492,80 € 6792,48 €
IR1 7381,68 € 7120,80 € 6420,48 €
IR2 6361,68 € 6100,80 € 5400,48 €
IE IEHC 4601,16 € 4319,40 € 4269,72 €
IEHC (IE1C) 4241,16 € 3959,40 € 3909,72 €
IECN 4121,16 € 3839,40 € 3789,72 €
AI AI 3137,64 € 3087,96 €  
T TCE 3030,84 € 2914,80 € 2898,24 €
TCS 2910,84 € 2794,80 € 2778,24 €
TCN 2838,84 € 2722,80 € 2706,24 €
AT ATRP1 2405,76 € 2372,52 €  
ATRP2 2381,76 € 2348,52 €  
ATR 2357,76 € 2324,52 €  

Le Sgen CFDT RechercheEPST défend le principe de la mise en place du Rifseep Chercheur dans les EPST, seul moyen pour la réévaluation de la rémunération des chercheurs réclamée par tous.

* ITRF : Ingénieurs et personnels Techniques de Recherche et de Formation  des universités : tableau minima règlementaires ITRF

**Source DRH Inserm

ANNEXE 2 – Minima indemnitaires – IFSE des ITA

Note n°0180 du 10 novembre 2017 RIFSEEP ITA

Nouveaux socles IFSE Rifseep Inserm au 1er juillet 2019

Inserm_Drh_RifseepNote2019

Elus Comité technique (CT) CNRS 2019

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Les Représentants élus Sgen-CFDT Recherche EPST siégeant au comité technique du CNRS sont :

Titulaires
-* Maria GUERRA (CH)
-* David TREBOSC (IT)
-* Malika HEMERY (IT)

Suppléants
-* Patrick MUSSOT (CH)
-* Viviane BERTHELIER (IT)
-* Ludovic CHARPENTIER (CH)

Vous pouvez les contacter par email : contact@epst-sgen-cfdt.org

Retrouvez les autres élus ou représentants sur cette page.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST devient la 1ère organisation syndicale au CNRS, à l’Inserm et Inria !

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Le Sgen-CFDT Recherche EPST devient la 1ère organisation syndicale au CNRS, à l’Inserm et Inria !

Le Sgen-CFDT Recherche EPST remercie tous les agents qui ont voté pour ces élections et, en particulier, celles et ceux qui nous ont accordé leur suffrage.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST est en tête des élections au Comité Technique du CNRS avec 26.5% des voix, en progression de plus de 5% par rapport aux élections de 2014 : le Sgen-CFDT Recherche EPST devient ainsi la première organisation syndicale au CNRS.

Le Sgen-CFDT est également en tête des élections au CTMESRi pour le scrutin CNRS avec plus de 26% des voix, en progression de plus de 3% par rapport à 2014. 

Le Sgen-CFDT Recherche EPST progresse en % de voix exprimées par rapport à 2014 dans les CAP DR, CR, IR, IE, AI et T.

Le résultat de ce vote montre la confiance et l’attachement des agents aux valeurs et aux positions défendues par le Sgen-CFDT RechercheEPST.

Notre organisation syndicale est consciente de la responsabilité qui lui est renouvelée. Nous continuerons d’agir pour un syndicalisme de proximité et d’écoute, un syndicalisme de propositions et de revendications constructives.

 

Emploi scientifique au CNRS : NON à la baisse programmée !

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Emploi scientifique au CNRS : NON à la baisse programmée  !

Lors du Comité Technique du 27 novembre 2018, la direction a confirmé son plan de recrutement des IT et chercheurs en annonçant la programmation de la baisse du nombre de permanents au CNRS : embauche limitée à 310 IT et 250 chercheurs pour les 4 prochaines années, ce qui correspond (d’après la direction) à un taux de remplacement de 93% des départs définitifs de permanents. Cette baisse aggrave celle constatée depuis 2006*. En « contrepartie » de cette baisse, la direction souhaite l’embauche, sur subvention d’état, de 200 doctorants en 2019 et 100 en 2020 ! La direction du CNRS souhaite moins de permanents mais plus de doctorants et toujours autant de CDD payés sur contrats !

La politique de l’emploi ne peut pas être la variable d’ajustement du budget des EPST.

Le Sgen CFDT RechercheESPT condamne fermement cette nouvelle baisse programmée du nombre d’agents permanents (voir ici la déclaration du CT du 27 novembre 2018)

Tribune des Pdtes et Pdt des Sections et CID du CoNRS :

Les présidentes et présidents des sections et CID du CoNRS ont rédigé une tribune intitulée « l’étiolement programmé du CNRS, symptôme du dédain gouvernemental pour la recherche » dans laquelle il est dénoncé le plan de la direction du CNRS pour le recrutement de chercheurs : ici, la tribune en question

Le Conseil scientifique du CNRS  du 22 novembre 2018 a voté une recommandation sur le recrutement chercheur°e 2019 :

« La réduction brutale annoncée dans le recrutement de chercheurs du CNRS, de 300 à 250 postes statutaires ouverts en 2019, affaiblit le CNRS. Elle diminue l’attractivité de l’organisme et contribue à décourager les étudiant·e·s de s’engager dans la recherche. Le Conseil scientifique réaffirme que la force du CNRS, y compris à l’échelle internationale, repose largement sur sa capacité à recruter peu de temps après la thèse sur des postes permanents. Le Conseil scientifique recommande de maintenir le recrutement de chercheurs permanents à un niveau de recrutement permettant d’endiguer la diminution déjà effective des effectifs et de maintenir l’organisme à son niveau international.« 

Le Sgen-CFDT Recherche EPST s’associe pleinement à cette recommandation.

Appel à mobilisation devant le siège du CNRS et devant les délégations régionales en région

Appel à mobilisation contre la diminution de l’emploi scientifique au CNRS le 13 décembre devant le Conseil d’administration du CNRS à lire ici.
L’emploi scientifique au CNRS s’engage dans un décrochage inédit Contre la diminution des emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche, pour une politique de l’emploi scientifique qui permette au CNRS d’assurer ses missions, les organisations syndicales soussignées appellent les personnels à se rassembler

devant le siège du CNRS, 3 Rue Michel Ange, Paris, et en région devant les délégations régionales
le 13 décembre à partir de 8h,

jour du conseil d’administration de l’établissement (début 9h),

qui doit délibérer sur le budget 2019.

les organisations signataires : SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SNPREES-FO et SupAutonome, SUD Recherche EPST, SNPTES, SGEN-CFDT Recherche EPST

Signez la pétition pour le rétablissement de 300 postes de chercheurs au CNRS dès le concours 2019 : http://rogueesr.fr/postes/.

 

_______________________________________

*  En 12 ans, entre 31/12/2005 et 31/12/2017 (chiffres bilan social 2005 et BS 2017) il y a eu une baisse de 1 605 emplois permanents au CNRS : 498 emplois chercheurs permanents (11 677 chercheurs en 2005, 11 179 chercheurs en 2017) et 1 107 emplois IT permanents  (14 456 IT en 2005, 13 349 IT en 2017).

Le nombre de départs définitifs du CNRS prévus à partir de 2019 est de l’ordre de 370 IT et 270 chercheurs (nombre de départs définitifs moyenné entre 2019 et 2023) ; le plan de recrutement de la direction du CNRS (310 IT-250 chercheurs) conduit donc à une baisse, sur 4 ans, de 240 IT et 80 chercheurs, soit 320 emplois permanents !

 

Politique salariale du CNRS pour 2019

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Politique salariale du CNRS 2019 :

RIFSEEP : nouvelles améliorations en vue

mais … menaces sur l’emploi !

Lors du Comité Technique du 27 novembre 2018, la direction du CNRS a confirmé  la revalorisation du régime indemnitaire pour les agents reclassés dans des groupes de fonction de niveau supérieur (AI en 2018, IE et IR en 2019) ainsi que la reconnaissance légitime et attendue de certaines spécialités (responsables de plateformes, de communication en délégation et d’ateliers techniques, métiers de l’informatique, administrateurs de laboratoire). L’IFSE sera également revalorisée en 2019 pour tous les agents. Mais il reste des marges de progrès à réaliser d’autant plus que les premiers effets positifs du RIFSEEP ont été atténués par les mesures gouvernementales portant sur les hausses des prélèvements (retraite complémentaire et pension civile : voir notre article  «Pourquoi mon salaire baisse alors que j’étais censé gagner plus avec le RIFSEEP/PPCR ? »).

La direction a également fait état de l’impact du PPCR sur la forte progression des salaires des agents ayant pu bénéficier d’un échelon supplémentaire et de l’augmentation des taux de promotions. Mais il ne faut pas oublier que la plupart des agents n’en ont pas encore bénéficié car le principe d’une carrière complète sur deux grades minimum n’est pas encore une réalité !

Lors de ce comité, la direction du CNRS a précisé que le RIFSEEP aura permis un abondement de plus de 28% des enveloppes indemnitaires IT (correspondant à 17,4 M€ à fin 2019, dont plus de 10M€ sur fonds propres). Mais cette augmentation n’est pas encore suffisante pour rattraper le retard (d’environ 30%) par rapport aux primes octroyées à nos collègues des universités : cet effort devra être maintenu au-delà de 2019 !

Le Sgen-CFDT Recherche EPST affirme : le RIFSEEP est une étape incontournable pour une amélioration du régime indemnitaire des agents du CNRS.

Concernant le régime indemnitaire chercheur, la direction souhaite qu’une « réflexion s’engage » d’ici fin 2019 : il était temps ! Le Sgen-CFDT souhaite vivement que cette « réflexion » débouche enfin sur une revalorisation importante de la prime pour tous les chercheurs de l’établissement*.

Menaces sur l’emploi  : baisse programmée !

Lors du Comité Technique du 27 novembre 2018, la direction a confirmé son plan de recrutement des IT et chercheurs en annonçant la programmation de la baisse du nombre de permanents au CNRS : embauche limitée à 310 IT et 250 chercheurs pour les 4 prochaines années, ce qui correspond (d’après la direction) à un taux de remplacement de 93% des départs définitifs de permanents. Cette baisse aggrave celle constatée depuis 2006**. En « contrepartie » de cette baisse, la direction souhaite l’embauche, sur subvention d’état, de 200 doctorants en 2019 et 100 en 2020 ! La direction du CNRS souhaite moins de permanents mais plus de doctorants et toujours autant de CDD payés sur contrats !

 La politique de l’emploi ne peut pas être la variable d’ajustement du budget des EPST.

Le Sgen CFDT RechercheESPT condamne fermement cette nouvelle baisse programmée du nombre d’agents permanents***

 Le Sgen-CFDT Recherche EPST

*voir demande de revalorisation du régime indemnitaire chercheur

**  En 12 ans, entre 31/12/2005 et 31/12/2017 (chiffres bilan social 2005 et BS 2017) il y a eu une baisse de 1 605 emplois permanents au CNRS : 498 emplois chercheurs permanents (11 677 chercheurs en 2005, 11 179 chercheurs en 2017) et 1 107 emplois IT permanents  (14 456 IT en 2005, 13 349 IT en 2017).

Le nombre de départs définitifs du CNRS prévus à partir de 2019 est de l’ordre de 370 IT et 270 chercheurs (nombre de départs définitifs moyenné entre 2019 et 2023) ; le plan de recrutement de la direction du CNRS (310 IT-250 chercheurs) conduit donc à une baisse, sur 4 ans, de 240 IT et 80 chercheurs, soit 320 emplois permanents !

***voir déclaration 

 

Elections professionnelles de décembre 2018 Commissions Administratives Paritaires CAP du CNRS

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Elections professionnelles de décembre 2018

Commissions Administratives Paritaires

CAP du CNRS

 Lien avec la profession de foi et les candidat.e.s du Sgen-CFDT Recherche EPST aux CAP du CNRS

Les CAP sont des instances consultatives nationales, composées à parts égales d’élus du personnel et de représentants de l’Administration. Le mandat est de quatre ans. Elles sont obligatoirement saisies pour toute action disciplinaire*. Les CAP des IT sont consultées pour tout ce qui concerne la titularisation et le déroulement de la carrière. C’est un lieu de défense de nos métiers, de nos carrières et de nos conditions de travail.

C’est votre vote qui permettra au Sgen-CFDT RechercheEPST de défendre :

  • une politique d’avancement juste reposant principalement sur l’activité de l’agent, d’agir contre les disparités de carrière, de dénoncer les différents blocages et de refuser la prédominance du classement de l’administration,

  • une augmentation du nombre de possibilités de promotions,

  • les droits des agents confrontés à une mobilité forcée ou à un refus de titularisation,

  • les personnels, dans le respect des règlements et procédures des CAP disciplinaires*, afin d’éviter des drames humains et professionnels,

  • une proximité efficace avec les agents dont l’avenir se joue en Commission de Réforme suite à un accident du travail ou d’une maladie professionnelle,

  • le droit d’accès au télétravail pour les agents qui le demandent, lorsque les activités le permettent et en cas de refus de l’administration.

FORT DE SON EXPÉRIENCE DE DIALOGUE ET DE NÉGOCIATION, LE SGEN-CFDT RECHERCHE EPST DÉFEND VOS INTÉRÊTS, VOTRE AVANCEMENT ET VOS DROITS EN CAS DE LITIGE.

Votez et faites voter Sgen-CFDT dès réception du matériel de vote pour les élections aux

CAP, CCP et CT du CNRS

et au CT du MESR

*Les CAP (chercheurs et IT) sont obligatoirement saisies quand la sanction envisagée par l’administration n’est pas l’avertissement ou le blâme. Les élus en CAP s’assurent que les obligations de l’administration vis-à-vis de l’agent sont bien respectées. Les élus de la CAP convoqués au conseil de discipline ont accès à l’intégralité du dossier de l’agent et ont un droit de vote.

Elections professionnelles de décembre 2018 Comité technique d’établissement public CT du CNRS

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Elections professionnelles de décembre 2018

Comité technique d’établissement public

CT  du  CNRS

Lien avec la profession de foi du Sgen-CFDT Recherche EPST

Le Comité Technique en quelques mots :

C’est l’instance obligatoirement consultée pour les questions concernant l’organisation et le fonctionnement de votre établissement, la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, les politiques de formation, l’hygiène et la sécurité, les conditions de travail et le régime indemnitaire.

Cette instance que vous êtes appelés à élire est le lieu privilégié du dialogue social.

Les élus du Sgen-CFDT RechercheEPST portent la politique du syndicat :

  • Défendre un service public de recherche fondé sur la coopération et non la compétition entre les différents acteurs (CNRS, autres EPST, universités…) ;
  • S’opposer au financement prépondérant de la recherche reposant sur des appels à projets ;
  • Revendiquer une dotation financière récurrente des équipes de recherche, permettant une évaluation a posteriori, garante de la liberté nécessaire à une recherche scientifique de qualité ;
  • Défendre le principe d’une évaluation de l’activité des centres de recherche par les instances concernées des établissements ;
  • S’opposer à toutes les mesures qui réduiraient la représentation des personnels : fusion des CT et CHSCT, projets de regroupements ou de fusions d’EPST et d’Universités ;
  • Exiger la poursuite de la mise en œuvre du dispositif PPCR et obtenir de nouvelles améliorations des carrières des personnels :

Ø  Déroulement d’une carrière complète sur au moins 2 grades pour tout agent, qu’il soit chercheur, ingénieur ou technicien, comme prévu dans le PPCR,

Ø  Fusion des grades AI/IECN, AT/ATP2/ATP1, DR2/DR1, IR2/IR1, TCN/TCS,

Ø  Alignement de la grille des chargés de recherche sur celle des Maitres de conférences (échelon supplémentaire pour les chargés de recherche hors-classe),

Ø  Décontingentement de l’accès à la hors échelle B pour les corps concernés,

Ø  Poursuite du transfert prime/points au-delà de celui prévu en 2019.

Les élus du Sgen-CFDT RechercheEPST au CT s’engagent à :

  • Défendre une politique de recrutement basée sur le remplacement de tous les départs (retraite, détachement, démission, …) par des emplois permanents non-mutualisés pour réduire la précarité et maintenir les compétences au CNRS, à l’opposé d’une politique privilégiant les recrutements sur CDD,
  • Refuser les économies d’emplois réalisées au travers de la mutualisation des fonctions supports et combattre les externalisations,
  • Revendiquer l’augmentation des flux des passages de grades et de corps permettant d’assurer le déroulement d’une carrière sur deux grades minimum pour tous,
  • Exiger une prise en charge et un traitement respectueux des personnels confrontés au mal être au travail : nécessité absolue de porter une attention particulière aux risques psychosociaux induits ou accentués par les réorganisations,
  • Réclamer une évaluation pluriannuelle du climat social au sein des EPST
  • Continuer à se mobiliser pour une application pleine et entière du télétravail conformément à l’arrêté du MESRI
  • Obtenir au plus vite un réel alignement du montant des primes IT CNRS sur celui des ITRF universités respectant l’engagement initial du Ministère
  • Exiger l’ouverture de négociations pour la revalorisation du régime indemnitaire des chercheurs

Faire du Comité Technique une véritable instance de dialogue social et de défense des personnels

 Le Sgen-CFDT RechercheEPST

Les candidat.e.s Sgen-CFDT RechercheEPST au CT du CNRS

Maria GUERRA – CH

David TREBOSC – IT

Malika HEMERY – IT

Patrick MUSSOT – CH

Viviane BERTHELIER – IT

Ludovic CHARPENTIER – CH

Susanne FURNISS-YACOUBI – CH

Daniel CLESSE – IT

Claudia ZLOTEA – CH

Pierre COUCHET – IT

Nadine MAURY – IT

Julien LEGROS – CH

Marylene BERTRAND URBANIAK – IT

Victor MAMANE – CH

Frédérique LANGUE – CH

Philippe BLANC – IT

Bernadette BERGERET – IT

Olivier SANDRE – CH

Luc PERROT – IT

Yannick BOURLES – IT

Elections professionnelles de décembre 2018 Commissions Consultatives Paritaires CCP du CNRS

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Elections professionnelles de décembre 2018

Commissions Consultatives Paritaires

CCP du CNRS

Lien avec la profession de foi du Sgen-CFDT Recherche EPST  CCP du CNRS

Les Commissions Consultatives paritaires en quelques mots :

Les CCP sont des commissions consultatives qui interviennent pour toute question individuelle, mais aussi pour tout licenciement ainsi que dans les actions disciplinaires autres que l’avertissement ou le blâme. Cette instance que vous êtes appelés à élire est le lieu privilégié de la défense des non titulaires.

Pour changer votre situation, le Sgen-CFDT RechercheEPST défend pour vous et avec vous :

  • Le financement de la recherche publique par dotation de base récurrente du CNRS et pas seulement le financement sur projet, source d’emplois précaires ;
  • La titularisation de tous les contractuels travaillant sur des fonctions pérennes ;
  • La reconnaissance des qualifications et une évolution de carrière satisfaisante ;
  • Une grille indiciaire permettant une évolution de salaire en fonction de l’ancienneté ;
  • Une valorisation des salaires à la hauteur des compétences et des qualifications ;
  • L’accompagnement des CDD chercheurs, ingénieurs ou techniciens dans leur démarche pour intégrer un emploi pérenne ;
  • La reconnaissance du Doctorat dans le public comme dans le privé ;
  • Un remplacement par concours de tous les départs de titulaires (retraite et autres)

Voter Sgen-CFDT RechercheEPST, c’est porter votre voix et vos revendications

là où il le faut !

C’est agir contre la précarité !

Votez et faites voter Sgen-CFDT dès réception du matériel de vote

pour les élections aux CCP du CNRS