Télétravail

Télétravail, un droit pour tous ! … vraiment ?

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Tout agent a le droit de demander jusqu’à trois jours de télétravail par semaine en combinant éventuellement jours fixes et jours flottants (1).

En théorie ! car la réalité de terrain est tout autre au CNRS ….

Le Sgen-CFDT Recherche EPST constate que

  • Les directives ministérielles conséquentes à la nouvelle vague Covid19, qui demandent actuellement aux employeurs d’accorder trois jours (voire quatre si possible) de télétravail, masquent le traitement inégalitaire de l’attribution des jours de télétravail en fonction de l’unité de l’agent.
  • En situation normale, les informations communiquées officiellement aux agents du CNRS suivent les textes ministériels mais sont assorties de « préconisations » concernant le nombre de jours réellement autorisés. Ces « préconisations » sont largement restrictives par rapport aux textes de références (deux jours maximum de télétravail préconisés au lieu de trois jours autorisés par les textes),
  • Pour les agents en quotité de travail inférieure à 100% ces « préconisations » sont encore plus restrictives (un seul jour dès que la quotité est de 90% !),
  • Ces « préconisations » sont publiées aux endroits stratégiques autour des formulaires de demande de télétravail,
  • Dans de nombreuses unités, ces « préconisations » sont suivies à la lettre par les DU qui les transforment en « obligations » : on « dissuade » ainsi fortement l’agent de déposer une demande officielle, permettant d’éviter un recours (2),
  • Les raisons invoquées en cas de refus sont souvent subjectives (quand elles sont données, ce qui n’est pas toujours le cas) et cette subjectivité permet aux DU non favorables au télétravail, de refuser les demandes à leur gré,
  • Dans certaines unités, on en arrive à des situations grotesques où un agent à 90% ne peut prétendre qu’à une seule journée de télétravail alors que la présence d’au moins deux jours sur site  par semaine est respectée !

Malgré les demandes réitérées du Sgen-CFDT Recherche ESPT en délégation et au cours des réunions PDG/OS et DRH/OS, malgré les promesses de la direction du CNRS de communiquer avec les délégués régionaux et les directeurs d’unité pour un traitement plus cadré et plus équitable des demandes, malgré les promesses de mettre à jour les directives sur le sites RH du CNRS (qui affiche des informations erronées), absolument rien ne bouge !

Cette situation laissée floue par la direction du CNRS, permet à certains DU de continuer à bafouer les droits des agents !

Ceci est parfaitement inadmissible et doit cesser !

  1. Conformément à l’accord-cadre signé par l’ensemble des organisations syndicales et les représentants de la Fonction publique le 13 juillet 2021, page 3 : L’agent en télétravail doit maintenir une présence minimale sur site, qui vise à garantir le maintien des liens avec le collectif de travail. La quotité maximum de télétravail dans la fonction publique est fixée à 3 jours hebdomadaires pour un agent à temps plein, sauf situations spécifiques détaillées au point 10 du présent accord. Elle peut s’apprécier sur une base mensuelle.  
  2. Sous réserve que l’agent ait déposé une demande officielle de télétravail, en cas de refus, tout agent a le droit de contester la décision et de porter son dossier en CAP ! Le syndicat est là pour l’accompagner dans cette démarche !

Rappel : Le montant du « forfait télétravail » est fixé à 2,5 euros par journée de télétravail effectuée dans la limite de 220 euros par an. Le « forfait télétravail » est versé sur la base du nombre de jours de télétravail demandé par l’agent et autorisé par l’autorité compétente, en application des dispositions du décret du 11 février 2016.

Information dernière minute : L’accord télétravail pour la fonction publique adopté en juillet impose à l’ensemble des ministères d’ouvrir des négociations. Le Sgen-CFDT est en première ligne dans l’Éducation nationale, la Jeunesse et les Sports, l’Enseignement Supérieur, la Recherche et l’Innovation.

Consulter le dossier Télétravail sur le site national du syndicat

Dossier Télétravail (MàJ)

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Mise à jour 29 décembre 2021

CNRS : lignes directrices et guide opérationnel sur l’intranet (Janus Authentification) ICI

Circulaire Télétravail du 29 décembre 2021 20211229-circulaire-teletravail.pdf

Négociation télétravail, c’est parti 12 décembre 2021

FAQ sur le télétravail (DGAFP 3 11 2021) 3 novembre 2021

Accord-cadre sur le télétravail du 13 juillet 2021 : le Sgen-CFDT demande l’ouverture de négociations ministérielles 27 octobre 2021

8 questions sur l’avenir du télétravail, vers une révolution du travail à distance ? (Sénat) 22 octobre 2021

Le télétravail pour tous et toutes, un levier de la qualité de vie au travail (Sgen-CFDT) 1 octobre 2021

Le télétravail dans la fonction publique (CFDT FP MàJ 8/9/2021)) 8 septembre 2021

Télétravail dans la Fonction publique : des négociations rondement menées (CFDT FP 6/9/21) 6 septembre 2021

Arrêté du 26 août 2021 pris pour l’application du décret n° 2021-1123 du 26 août 2021 relatif au versement de l’allocation forfaitaire de télétravail au bénéfice des agents publics 26 août 2021

Allocation forfaitaire de télétravail au bénéfice des agents publics et des magistrats (Décret n° 2021-1123 du 26 août 2021) 26 août 2021

Le télétravail enfin encadré dans la Fonction publique (CFDT FP) 20 juillet 2021

Le télétravail dans la fonction publique : la CFDT signe l’accord-cadre (CFDT FP) 13 juillet 2021

Accord relatif à la mise en oeuvre du télétravail dans la fonction publique 13 juillet 2021

Une indemnité télétravail plafonnée à 220 euros annuels et sans seuil de déclenchement (acteurs publics 2 juillet 2021) 2 juillet 2021

ACCORD TÉLÉTRAVAIL DANS LA FONCTION PUBLIQUE (CFDT FP 29 juin 2021) 29 juin 2021

Télétravail : Groupe de travail Négociation du 25 juin 2021 (CFDT FP) 29 juin 2021

La reprise du travail sur site doit permettre de penser les organisations du travail de demain (CFDT 1er juin 2021) 1 juin 2021

Circulaire du 26 mai 2021 relative au télétravail dans la Fonction publique de l’État (CFDT FP) 27 mai 2021

Télétravail dans la fonction publique : un accord de méthode sur la négociation d’un accord (CFDT FP 11 mai 2021) 11 mai 2021

Accord télétravail : ouverture officielle des négociations – 15 avril 2021 19 avril 2021

Télétravail au CNRS pendant le confinement d’avril 2021 : Lettre ouverte au Président du CNRS 12 avril 2021

Télétravail dans la fonction publique : une négociation aux enjeux multiples 6 avril 2021

Renforcement du télétravail dans la fonction publique (Premier Ministre 5 février 2021) 5 février 2021

Lancement de la négociation télétravail dans la fonction publique (CFDT 4 2 2021) 4 février 2021

Baromètre Wimi-Ipsos du Travail Ouvert : 2020, année zéro du télétravail dans le secteur public 31 décembre 2020

Télétravail à l’Inserm Acte II – Charte du temps CTEP du 10 décembre 2020 14 décembre 2020

Télétravail chez Inria : l’avis du CNHSCT du 14 décembre 2020 14 décembre 2020

Et maintenant, négocier le télétravail dans la fonction publique 27 novembre 2020

Le télétravail (CFDT FP) 4 novembre 2020

élétravail et travail en présentiel : quelques repères pour adapter vos pratiques aux modes de travail mixtes 23 octobre 2020

CNRS : Lignes directrices télétravail (21 10 2020) et guide opérationnel (18 11 2020) 21 octobre 2020

Télétravail au CNRS: nouvelles procédures 18 septembre 2020

Quel télétravail pour la fonction publique ? 4 juillet 2020

Décret n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature

Télétravail : Des accords indispensables (CFDT 28 12 2021)

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Par Claire Nillus— Publié le 26/11/2021 à 11h16 et mis à jour le 28/12/2021 à 08h26

Retrouvez le dossier complet : Les codes du monde nouveau

Mettre en place le télétravail, ce n’est pas seulement un transfert de tâches, c’est une organisation qui demande un cadre rigoureux. Encore un paradoxe sur ce mode de travail jugé plus souple, plus libre, plus modulable, ce dont témoigne le nombre d’accords négociés depuis le début de la crise sanitaire.

Le bureau loin du bureau soulève de nombreuses questions : combien de jours, quel remboursement des frais, quel équipement, quelle formation aux outils numériques mis à disposition, quelle formation pour les managers… ?

C’est aussi un casse-tête pour les assurances en cas d’accident du travail. Le travail isolé crée des risques nouveaux puisque la preuve de l’accident de télétravail repose uniquement sur les déclarations du salarié, lequel sera pris en charge moins facilement par les secours que s’il est entouré de ses collègues.

« Le travail à distance est un mode d’organisation qui repose sur le volontariat, la réversibilité et la confiance mutuelle. Mais les télétravailleurs ne sont ni des autoentrepreneurs, ni des indépendants, ni des travailleurs ubérisés », martèle Jérôme Chemin, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cadres.

D’où l’importance de bien l’encadrer. Les employeurs l’ont compris : l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) relève qu’un quart des 96 500 accords d’entreprise signés en 2020 portaient sur le télétravail.

Clarifier les soupçons, éviter le flicage

Négocier un accord est indispensable afin de clarifier les soupçons générés par le développement de cette organisation de travail, les liens de subordination d’une part, l’autonomie du salarié d’autre part (le télétravailleur travaille-t-il vraiment ?). Un accord a donc vocation à éviter le flicage (lire ci-dessous), respecter la vie privée, garantir une qualité de vie en télétravail, préserver les collectifs de travail et aborder par le dialogue social toutes les situations vécues par les travailleurs.

C’est le sens de l’ANI (accord national interprofessionnel) du 26 novembre 2020 pour une mise en œuvre réussie du télétravail, qui tient compte à la fois du télétravail régulier (jours fixes), occasionnel (de temps en temps) et des circonstances exceptionnelles (pandémie, événements climatiques…). Le texte rappelle également que le télétravail ne peut pas être imposé par l’entreprise mais repose sur un double volontariat, celui du salarié et celui de l’employeur, un principe fondamental dans la mise en œuvre du travail à distance.

Définir clairement les activités éligibles

Un accord doit également permettre une équité de traitement entre les salariés. Parmi les points critiques que la CFDT voulait voir intégrer dans cet ANI, figure la nécessité de réfléchir aux organisations de travail en amont du passage en télétravail et en concertation avec les représentants du personnel afin de définir clairement quelles sont les activités éligibles au télétravail.

« C’est une réelle avancée : jusqu’ici, l’employeur décidait seul des postes éligibles ou non », souligne Catherine Pinchaut, secrétaire nationale CFDT responsable de la politique en matière d’organisation et de vie au travail. Même satisfaction pour la CFDT-Fonctions publiques, qui a signé en juillet l’accord-cadre relatif à la mise en œuvre du télétravail pour les trois fonctions publiques, instaurant le principe d’éligibilité au télétravail en fonction des activités et non plus des métiers. C’est un progrès pour beaucoup d’agents en souffrance parce qu’ils ne peuvent pas télétravailler quand le cadre, lui, est à distance (sondage Ifop 2020).

Inversement, tout accord doit entériner le principe de réversibilité : 100 % des gens doivent pouvoir revenir au bureau à temps plein s’ils le souhaitent, et la notion de flex office (absence de bureau fixe), qui essaime dans de nombreuses grandes entreprises, inquiète les salariés.

D’ailleurs, chez Thales, la CFDT a remis les pendules à l’heure : « En 2020, les risques psychosociaux ont explosé dans le groupe. Nous avons réussi à faire inscrire dans notre accord télétravail le droit pour le salarié de ne pas vouloir télétravailler et donc de ne pas signer d’avenant s’il ne l’a pas demandé ! », explique Anne Cognieux, secrétaire de l’inter-CFDT de Thales.

Prévenir les risques

Là encore, la pandémie a révélé la nécessité de protéger la santé des télétravailleurs : risques psychosociaux, sensation d’isolement, impossible déconnexion… « Il était bien difficile de repérer des signaux de détresse quand on ne croisait plus les personnes dans les couloirs ou à la machine à café », observe Jérôme Reytinat-Hardouin, délégué syndical d’Amadeus, dont les 4 000 salariés ont basculé en télétravail à 100 % pendant le confinement.

Par ailleurs, en 2020, les médecins ont constaté une explosion des TMS (troubles musculosquelettiques) chez les télétravailleurs : tendinites à l’épaule, au cou, au poignet. Mais aussi maux de dos, fatigue oculaire, jambes lourdes, problèmes digestifs… Les accords à venir doivent en tenir compte.

À cette fin, l’ANI 2020 préconise que le passage en télétravail fasse l’objet d’un entretien préalable entre le salarié et son supérieur pour mettre en place les modalités de sa mise en œuvre selon la situation de chacun. A-t-on la place de travailler au calme chez soi ? Des enfants en bas âge ? Peut-on travailler seul ? Quelle est la relation de confiance avec le manager ?

Autre point très important pour la CFDT : prévoir des clauses de revoyure et une commission de suivi de l’accord. Chez PSA, où le volontariat prenait des allures de « poussariat » pour 3 000 salariés, la CFDT a signé l’accord parce qu’il prévoyait une clause de revoyure dès octobre 2021. 

BIG BOSS NE DOIT PAS ÊTRE BIG BROTHER

Pendant la crise sanitaire, les méthodes de « tracking » et autres logiciels de vidéosurveillance ont eu le vent en poupe. Comme leurs équipes n’étaient plus sous leurs yeux, de nombreux managers ont cherché les moyens de contrôler leurs troupes à distance : logiciels de captures d’écran, d’enregistrement des mouvements de frappe sur le clavier (keylogger) ou de la souris… Ce qui est totalement illégal si la surveillance est permanente. Rappelons qu’en France, l’utilisation de tels logiciels est très encadrée par les textes, et la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) veille au grain. Celle-ci vient d’ailleurs de réactualiser deux documents essentiels pour connaître les limites du contrôle et de la surveillance des salariés par leurs employeurs (www.cnil.fr/fr/les-questions-reponses-de-la-cnil-sur-le-teletravail) et de la collecte de données personnelles sur le lieu de travail (www.cnil.fr/fr/covid-19-questions-reponses-sur-la-collecte-de-donnees-personnelles-sur-le-lieu-de-travail).  

Suivi de la situation sanitaire : réunion du 13 décembre 2021

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Publié le 14/12/2021 Par CFDT Fonction Publique

Cette visioconférence s’est tenue en présence de la Ministre, qui a apporté des informations sur la situation épidémiologique, la vaccination, l’évolution du pass sanitaire, les ASA, le télétravail, le jour de carence … Toutes les organisations syndicales étaient présentes.

Intervention de la Ministre 

La Ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques souhaite que ce rendez-vous régulier avec les organisations syndicales cesse car ce sera la preuve que la pandémie ne causera plus de mal à la population en général, aux agents publics en particulier. Elle remercie en particulier les agents des hôpitaux et ceux qui concourent à la campagne vaccinale.

Retour sur les annonces du Premier ministre 

FAQ mise à jour pour l’État, comme pour la fonction publique territoriale, en cours pour la fonction publique hospitalière.

Période de grande vigilance : 40 000 cas par jour en moyenne. Forte hausse, mais en cours de stabilisation, 5 % de plus. On s’approche du plateau. La pression est toujours forte sur les réanimations, les “plans blancs” sont généralisés. Il y a de la tension dans les services de pédiatrie. Toutefois la pression est d’un tiers moindre par rapport à la vague de l’automne 2020.

Le bouclier vaccinal est efficace. En réanimation, on trouve surtout des non vaccinés, des personnes qui ont des pathologies graves, des personnes âgées vaccinées depuis plus de 6 mois.

Il y a une grande lassitude des citoyens en général et des agents en particulier dont il faut assurer la sécurité avant tout, par les gestes barrières, la vaccination facilitée, les conditions de travail améliorées. La ministre se dit alertée de l’augmentation de la détresse psychologique de certains agents.

 Les outils 

Gestes barrières au premier niveau, aération, capteur de CO2.

Vaccination : le passe sanitaire évolue. Le test est valide 24 heures. 3 doses sont obligatoires pour conserver le passe au 15 janvier 2022. L’objectif est de vacciner 20 millions de personnes d’ici la fin de l’année.

Les autorisations spéciales d’absence (ASA) sont maintenues pour tous les agents publics pour leur vaccination, vacciner les enfants, et en cas d’effets secondaires.

En ce qui concerne le télétravail, il ne faut pas sortir de l’accord cadre de juillet 2021. Sur la base du volontariat, les agents publics sont incités à faire 3 jours de télétravail. Il n’y aucune obligation ; les jours de télétravail seront indemnisés selon l’accord prévu, soit dans une limite de 220 € sur une année. La DGAFP fera remonter les chiffres sur la pratique réelle du télétravail dans les services.

Les réunions doivent se tenir en priorité en visio conférence, ou en mixte avec la garantie de 4m2 par personne. Les rencontres de “convivialité” sont suspendues à l’intérieur, mais possibles en extérieur.

La suspension du jour de carence sera prolongée dans le public et dans le privé tant que la ministre n’aura pas pris un décret y mettant fin. La période couverte va jusqu’au 31 décembre 2022 dans le cadre du PLFSS.

La Ministre annonce, en se basant sur une experience australienne, vouloir former des “ secouristes en santé mentale”.

Elle veut développer les outils de détection de la souffrance psychique pour aider les agents. Son choix est de déployer ces outils, de manière ambitieuse, notamment par le service civique. Il y aura une dynamique : éducation nationale, intérieur, justice, etc.

Il faut lancer une formation pour que des agents volontaires apprennent à détecter les signes de détresse psychique et puissent orienter leurs collègues.

Intervention de la CFDT 

Reconnaissance de la réactivité des pouvoirs publics, avec l’instauration du plan blanc dans les hôpitaux, mise à jour de la foire aux questions, la CFDT se réjouit également de la poursuite de la suspension du jour de carence pour tout 2022, et salue la mise en place des secouristes en santé mentale.

La CFDT appuie la démarche d’encouragement des personnels des 3 versants de la fonction publique à se faire vacciner et à faire le rappel. Il ne faut pas baisser la garde, et anticiper, toujours anticiper, afin de mutualiser les efforts.

La CFDT insiste sur l’épuisement des personnels des hôpitaux, ainsi que ceux de l’éducation nationale; on leur demande beaucoup. Les remontées de directeurs d’écoles notamment sont inquiétantes. Nombreux sont ceux qui sont au bout du rouleau dans l’enseignement du 1er degré car ils doivent, par exemple, faire face aux difficultés posées par le suivi et le traitement des informations sur les cas confirmés et les cas contacts, informer les familles, adapter l’activité pédagogique aux fermetures, s’occuper de l’absence et du retour des élèves, et constater l’absence d’enseignants non remplacés.

Il est urgent de réfléchir, dans les différents ministères, collectivités, établissements de soins, à l’amélioration de l’organisation du travail, surtout en période de crise, car sinon, il y aura beaucoup de mal à trouver des agents pour les hôpitaux et à pourvoir les postes de directeurs dans les établissements scolaires.

Il faut poursuivre les gestes barrières, la vaccination, faire encore mieux connaître le dispositif des autorisations d’absence et vacciner si possible au plus près des services.

La CFDT a des remontées comme quoi le télétravail semble moins développé que lors des crises précédentes. Il faut donc utiliser aux maximum les dispositifs de l’accord de juillet dernier.

L’incitation du Premier ministre doit permettre de reprendre de manière générale les réunions en visio ou en mixte,  selon un mode volontariste. Le dialogue social est également indispensable pour améliorer l’organisation et les conditions de travail pendant cette période plus difficile que nous traversons.

La CFDT salue le choix du Gouvernement de poursuivre l’incitation sans rien rendre obligatoire.

Reprise de parole de la Ministre 

Pour les directeurs d’école, elle s’engage à alerter le ministre de l’éducation nationale.

Elle condamne le fait que des services de santé puissant faire revenir des personnels asymptomatiques. De même, il n’y aura pas de retour de non vaccinés dans les milieux de santé.

Pour les tests, pas de changement : gratuits pour les vaccinés et si suspicion de Covid. Les non vaccinés assument le coût des tests.

Pour les secouristes en santé mentale, il y aura ouverture de postes pour les étudiants. Le Ségur s’applique aussi pour la psychiatrie. Le plan santé au travail (PST) s’enrichira de ces problématiques.

À propos de l’attribution du marché des masques, on doit respecter les règles du marché public tout en se tournant bien évidemment en premier vers des fabricants francais.

Enfin, la Ministre rappelle l’indemnisation, pour les personnels de la fonction publique hospitalière, des congés non pris : 200 € par jour pour la catégorie A,  180 € pour la catégorie B et 130 € pour la catgégorie C.

Prochaine rencontre sur la situation sanitaire le 6 janvier 2022

Durée de la visioconférence : 12h00-13h20

Négociation télétravail, c’est parti

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Publié le dimanche 12 décembre 2021 sur le site du Sgen-CFDT par Florence Dubonnet

L’accord télétravail pour la fonction publique adopté en juillet impose à l’ensemble des ministères d’ouvrir des négociations avant le 31 décembre. Le Sgen-CFDT est en première ligne dans l’Éducation nationale, la Jeunesse et les Sports, l’Enseignement Supérieur, la Recherche et l’Innovation.

Négociation télétravail, c'est parti

Dans un premier temps, le ministère a reçu chaque organisation syndicale en réunion bilatérale afin de recueillir leur vision et leurs attentes concernant le futur accord télétravail des MENJS et MESRI.

Négociation télétravail : parler du travail d’abord

Pour le Sgen-CFDT, aucun des métiers n’est exclu  a priori des discussions. L’entrée de la réflexion doit se faire à l’aune des tâches et activités de chacun, à l’aune du travail et de son organisation. En effet, l’accord Fonction Publique précise : « L’éligibilité au télétravail se détermine par les activités exercées, et non par les postes occupés, ce qui nécessite une réflexion sur l’organisation du travail et sur la nature des missions exercées ; »

Dans la quasi totalité des métiers, il faut considérer les tâches déjà effectuées ou qui peuvent l’être à distance. Pour le Sgen-CFDT, les personnels administratifs, infirmier·e·s, assistant·e·s de service social, enseignant·e·s, bibliothécaires ou ITRF ou… sont tous concernés par le sujet du télétravail. On devra entre autre s’appuyer sur les fiches de postes.

Le Sgen-CFDT est aujourd’hui le seul à oser poser la question du télétravail enseignant. Nous parlons de bien de télétravail et non pas de télé-enseignement que nous ne confondons pas.

Le temps de la négociation sur le télétravail est un moment privilégié pour parler de tout ce qui touche au travail. C’est parler temps de travail, formation, reconnaissance des missions, droit à la déconnexion, indemnisation, égalité professionnelle, organisation des collectifs de travail

C’est ce que le Sgen-CFDT a mis en avant.

Et c’est l’occasion d’obtenir des cadrages nouveau, du plus pour les agents notamment en matière de conditions de travail et de santé au travail. C’est aussi prendre en compte la dimension de la conciliation entre vie professionnelle et vie privée.

Négociation télétravail : pour un accord de méthode

La négociation d’accords collectifs cadrée par l’ordonnance de février 2021, précise que l’on peut procéder en deux étapes pour négocier. La première, facultative, est ce qu’on appelle un accord de méthode. Cela consiste entre autre à préciser les agents concernés par la négociation, la temporalité, les sujets qui seront sur la table, les partenaires et le type de réunions qui seront organisées, l’articulation avec les discussions en académie et établissements…

Pour le Sgen-CFDT, cette étape préalable est essentielle pour fixer le cap de la négociation. Le Sgen-CFDT a insisté fortement sur ce point. Le ministère a répondu favorablement à cette demande et un accord de méthode sera prochainement présenté.

Nos attentes sur ce qui devra figurer dans l’accord

Le Sgen-CFDT est revenu sur un certain nombre d’orientations qu’il souhaite voir figurer dans l’accord.

  • les tiers lieux. Pour le Sgen-CFDT, toutes les possibilités pour les agents de travailler dans un tiers lieux à proximité du domicile doivent être ouvertes. Il ne s’agit pas de télétravailler seulement dans des lieux propres aux ministères. Il faut ouvrir les accès à des espaces proposés par des collectivités, d’autres fonctions publiques etc…
  • la nécessité d’une formation renforcée des personnels en situation d’encadrement ; Formation aux spécificité du télétravail mais aussi à la manière de conduire une équipe de travail en s’appuyant sur des méthodes plus coopératives. La formation doit aussi concerner les télétravailleurs et leur équipe.
  • le droit à la déconnexion doit être effectif. En premier lieu l’envoi de courriels à tout heure du  soir ou du week-end n’est plus acceptable. Cela suppose aussi de parler du temps de travail, des plages de travail.
  • impacts sur le dialogue social. Cette dimension doit être abordée.
  • la santé et la sécurité au travail. Comment accompagner les agents pour que leur installation à domicile respecte des critères d’ergonomie ?
  • interrogés sur les changements qui pourraient survenir sur les aménagements des locaux du fait d’un nombre important de télétravailleurs dans un service. Nous avons dit notre opposition actuelle à la modification des espaces de travail.

et aussi…

  • l’autorisation du télétravail. Le supérieur hiérarchique peut évidemment émettre un avis sur la demande de l’agent. Cependant, nous souhaitons qu’en cas de désaccord un comité local puisse étudier la demande, l’avis du supérieur et celle de l’équipe de travail pour statuer in fine. Accorder le télétravail c’est autoriser à télétravailler, mais aussi statuer sur le nombre de jours et lesquels. Aujourd’hui, dans trop de services les agents qui peuvent télétravailler n’ont pas toujours pu choisir les jours de la semaine ni obtenir la totalité des jours demandés.
  • Le télétravail relève d’un accord entre l’agent et l’employeur, mais il percute les équipes de travail dans leurs organisations. Nous souhaitons que des réunions de travail soient systématisée pour parler de l’organisation au sein des équipes. Il faut faire confiance aux équipes de travail, à l’organisation des agent entre eux.
  • Nous avons demandé un état des lieux du déploiement des moyens en matériel d’équipement des agents. La question de la téléphonie doit être traitée car elle encore trop souvent ignorée ou défaillante.
  • La participation aux frais de repas, chauffage

Le Sgen-CFDT s’engage depuis longtemps pour un télétravail qui apporte du mieux vivre aux personnels. il continuera de le faire tout au long des négociations qui débutent.

“Notre société française est l’héritière du modèle macaque” (CFDT)

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Par Claire Nillus— Publié le 26/11/2021 à 11h16 sur le site de syndicalisme hebdo

Pascal Picq est l’auteur de Les Chimpanzés et le travail. Pour lui, le télétravail est une révolution anthropologique.

Dans votre livre, vous expliquez que la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle est récente…

En effet, il faut attendre les années 1970 pour que le travail hors du domicile devienne la norme dans les pays développés. Autrefois, en ville, les professions libérales s’exerçaient à demeure. À la campagne, il n’y avait pas non plus de distinction entre les lieux de résidence et les lieux d’activité. Avec la révolution industrielle et la concentration des moyens de production, les travailleurs, issus de l’exode rural, se retrouvent dans les cités ouvrières et minières. Ce n’est qu’à partir des Trente Glorieuses qu’arrive la séparation lieu de vie-lieu de travail, sur fond de tertiarisation de l’économie, avec l’invention des banlieues et les conséquences désastreuses de cette géographie de l’habitat et du travail : plus de transports, de pollution, de fatigue… la litanie métro-boulot-dodo.

Les cités-dortoirs remplacent les cités laborieuses. Les générations actuelles n’ont connu, en majorité, que cette séparation. Mais toute adaptation rencontre ses limites. On est allés trop loin ; c’est la mésadaptation.

Vous dites qu’en France, trop d’archaïsmes entravent notre adaptation au monde du travail hybride… lesquels ?

Je me fonde sur l’étude de chercheurs qui ont analysé près de 70 sociétés de singes, de grands singes et d’humains. Il en ressort deux grands types de comportements : macaque ou chimpanzé. Notre société française est l’héritière du modèle macaque, fondé sur une hiérarchie descendante, où les erreurs et les idées des autres ne sont pas tolérées. Nous privilégions encore le statut aux compétences. En revanche, dans le système chimpanzé, la hiérarchie existe aussi, mais différemment : les « dominants » acceptent de se placer sous l’autorité d’un autre s’il se montre plus habile lors d’une chasse. De même, les entreprises qui réfléchissent à leur organisation avec des systèmes de délégation et de partage s’adaptent mieux que d’autres, cela s’est vu pendant la crise sanitaire.

Vous parlez d’évolution anthropologique à propos du télétravail. Pourquoi ?

La transformation des entreprises a commencé depuis une décennie au moins, avec la numérisation, l’automatisation et la robotisation, sans oublier les nouvelles orientations liées à la RSE [responsabilité sociale et environnementale], mais le travail à distance restait peu développé.

Le confinement a prouvé que beaucoup plus de tâches qu’on ne pensait sont réalisables à distance. Or les mutations du travail agissent comme la sélection naturelle : les entreprises qui n’innovent pas, tant sur le plan managérial qu’environnemental et sociétal, seront vouées à se transformer ou à disparaître car, comme toujours dans l’évolution, on ne reviendra pas en arrière !

Télétravail, pas si simple… (CFDT)

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un article de syndicalisme hebdo 26 11 2021

Cette organisation de travail impacte la vie de tous les travailleurs. Il y a ceux qui aiment, ceux qui détestent, ceux qui habitent loin, ceux qui vivent dans un tout petit logement, ceux qui apprécient leurs collègues et ceux qui les fuient… Qui sont les télétravailleurs ?

Par Claire Nillus— Publié le 26/11/2021 à 11h16

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La pandémie a fait exploser le nombre de télétravailleurs. Près de 40% des salariés français ont travaillé à distance à 100 % pendant le confinement de mars-avril 2020. Toutefois à la fin août 2021, leur proportion était quasiment revenue à son niveau d’avant-crise, avec 19% de salariés bénéficiant d’un jour de télétravail par semaine au moins (source : Dares). Ce qui a changé, c’est le nombre de jours télétravaillés, en hausse (3,6 jours par semaine en moyenne contre 1,6 jour avant la pandémie), ainsi que les profils des télétravailleurs, plus variés.

Avant mars 2020, le télétravailleur-type est salarié d’une grande entreprise (5 % seulement sont dans des sociétés de moins de dix salariés), il est autonome et à l’aise avec les outils informatiques. Pendant la crise sanitaire, il est apparu à certains comme un privilégié par rapport aux travailleurs de première ligne ; une vision un peu trop idyllique : les parents d’enfants scolarisés (lorsque les classes ont repris en présentiel) étaient-ils moins exposés au virus en restant chez eux ? Pas si sûr. D’autres, confinés contre leur gré, l’ont mal vécu et se sentaient moins essentiels.

Les enquêtes du cabinet Empreinte Humaine l’ont mis en exergue : un télétravailleur sur deux était en situation de détresse psychologique en 2020 (perte de repères, impossible déconnexion, envahissement de la sphère privée, conflits avec l’entourage proche ou sentiment de solitude…). Certes, il s’agissait de télétravail exceptionnel, à temps plein, mais cet état d’angoisse perdure et ne doit pas être passé sous silence, et pas plus le fait que le télétravail demeure un facteur d’inégalités entre les secteurs d’activité, les métiers et les personnes.

Si, avant la crise, 61% des télétravailleurs étaient des cadres (Dares, 2017), pendant la pandémie, le télétravail a concerné également 20% des employés et 2% des ouvriers. Surtout, 44% des télétravailleurs du premier confinement ont été des primo-accédants à cette forme de travail (Insee) et beaucoup ont exprimé le vœu de conserver un à trois jours de travail par semaine à domicile.

Autre changement, le déploiement du télétravail dans la fonction publique. Les chiffres du ministère indiquent que 56% des agents de la fonction publique de l’État ont travaillé à distance au moins un jour en mars 2020. Une petite révolution pour ces agents et, plus généralement, pour l’ensemble des 5,6 millions de fonctionnaires et contractuels, pour qui l’accord-cadre relatif à la mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique, signé par les partenaires sociaux en juillet 2021, va permettre de pérenniser cette nouvelle organisation.

Les 18-35 ans, plus enclins à retrouver le collectif

Un article des Échos d’avril 2020 titrait : Après la crise du coronavirus, il faudra de bonnes raisons pour aller au bureau. L’envie du retour sur site varie cependant avec l’âge du télétravailleur ; ainsi, 79 % des actifs âgés de 18 à 26 ans étaient très impatients de retrouver leur bureau à la rentrée, contre 54 % des actifs âgés de 50 à 64 ans (enquête « Mon bureau post-confinement III », de l’Essec).

Dans une autre étude (Abbyy, société spécialisée dans l’intelligence digitale) de février 2021, les digital natives (25-35 ans), pourtant à l’aise avec les outils numériques, estiment que ce nouveau mode de travail est plus difficile et entraîne des procédures souvent complexes. Pour eux, le bureau représente encore l’opportunité de tisser un réseau professionnel et d’échanger avec des collègues.

Les envies de télétravail varient aussi selon que l’on a ou non des problèmes de transport. Dans l’enquête en ligne « Mon travail à distance, j’en parle ! » – conçue par le cabinet de conseil Res publica pour la CFDT, Terra Nova et Metis Europe –, six répondants sur dix disent vouloir télétravailler plus souvent (avec de nouveaux outils, si possible, pour 51 % d’entre eux), ce résultat est impossible à analyser sans évoquer la question des transports (problématique pour 42 %, selon le rapport de Terra Nova).

De plus, la mise en place du télétravail est parfois due à des changements d’organisation peu enviables : délocalisation du siège loin du centre-ville, multiplication des open spaces et développement du flex office, qui ne sont pas forcément du goût des salariés. C’est le cas chez PSA, dont la direction a annoncé, en mai 2020, vouloir mettre 3 000 salariés en télétravail de trois et demi à quatre jours par semaine. La section CFDT a réagi et réalisé un sondage : le non au télétravail massif l’a emporté avec 56 % des réponses. Finalement, les principaux avantages invoqués pour télétravailler n’étaient que le gain de temps de trajet et les économies sur les frais de transport. Deux sujets bien éloignés des questions liées à la qualité du travail et à la qualité de vie au travail, qui sont les véritables enjeux posés par le développement du télétravail.

Protégé : Télétravail : de nouvelles dérogations aux trois jours par semaine sont prévues pour les femmes enceintes et les aidants (AEF 12 11 2021)

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Accord-cadre sur le télétravail du 13 juillet 2021 : le Sgen-CFDT demande l’ouverture de négociations ministérielles

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Publié le mercredi 27 octobre 2021 sur le site Sgen-CFDT par Franck Loureiro

Deux courriers parallèles concernant le télétravail viennent d’être adressés à la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la recherche et le l’innovation ainsi qu’à celui du Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Le Sgen-CFDT demande l’ouverture d’une négociation sur le télétravail au niveau ministériel afin de décliner l’accord-cadre sur le télétravail.

L’accord-cadre sur le télétravail dans la Fonction publique a été signé le 13 juillet 2021 par la CFDT.
Dans son chapitre 14, il stipule que les employeurs doivent s’engager à ouvrir des négociations pour la déclinaison de proximité de cet accord avant le 31 décembre 2021.

Dans de nombreux établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche,  comme dans les services déconcentrés de l’Education Nationale, des circulaires ont vu le jour ou des accords ont été signés mais elles et ils ne sont pas toujours conformes à l’accord-cadre et devront donc obligatoirement être revu·e·s.

D’autre part, d’autres personnels souhaitent que la question du télétravail soit abordée pour eux. C’est le cas des agents administratifs en E.P.L.E mais aussi d’autres professions qui ont expérimenté le télétravail pendant la crise sanitaire. Les enseignants exercent une partie de leurs missions à domicile : pour eux aussi la question du télétravail doit être posée.

La nécessité de préciser l’accord-cadre Fonction publique sur le télétravail

Pour la CFDT, une négociation au niveau ministériel permettra de préciser l’accord-cadre Fonction publique, voire de l’améliorer pour mieux tenir compte des spécificités des activités des agents qui relèvent du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et / ou de celui de l’Education Nationale, la Jeunesse et les Sports.

La question, en particulier, de l’indemnité forfaitaire mérite de faire l’objet d’une attention particulière.

Une négociation permettrait de constituer un cadre général minimal sur lequel les établissements, les académies et les représentants des personnels pourraient s’appuyer pour engager des négociations et aboutir à des accords majoritaires de proximité.

En particulier sur :

  • l’indemnité forfaitaire
  • les activités télétravaillables indépendamment du poste occupé. L’accord de cet été le précise.
  • les jours télétravaillés,
  • l’organisation du travail,
  • les tiers-lieux…

En attendant la publication de l’accord ministériel, c’est l’accord cadre Fonction Publique qui doit s’imposer dans les établissements.

Participer concrètement à une nouvelle ambition pour le dialogue social

Nous y voyons aussi l’occasion pour nos Ministères de participer concrètement à une nouvelle ambition pour le dialogue social dans la fonction publique d’État, appelée de leurs vœux par l’ensemble des agents et de leurs organisations représentatives.

Rappelons en effet qu’il s’agit d’un premier accord signé unanimement par les organisations syndicales.

Cette démarche sera également en pleine cohérence avec l’ordonnance du 17 février 2021 portant sur la négociation collective dans la fonction publique. La CFDT a salué l’avancée que constitue cette ordonnance pour l’ensemble des services et des agents publics.