Télétravail

Circulaire du 26 mai 2021 relative au télétravail dans la Fonction publique de l’État (CFDT FP)

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Publié le 27/05/2021 Par CFDT Fonction Publique

La situation sanitaire s’améliorant, un assouplissement progressif de certaines mesures mise en place peut dorénavant être envisagé, tout en conservant un degré de prudence élevé. La circulaire du 26 mai 2021 encadre la reprise progressive en présentiel pour les agents de la Fonction publique de l’État.

Protégé : Amélie de Montchalin détaille les mesures d’assouplissement du télétravail dans la fonction publique de l’État (AEF 26 mai 2021)

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Télétravail dans la fonction publique : un accord de méthode sur la négociation d’un accord (CFDT FP 11 mai 2021)

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La séance de signature de l’accord de méthode s’est déroulée mardi 11 mai, entre 10h30 et 11h30. Elle s’est ouverte par une brève déclaration de la ministre de la transformation et de la fonction publiques, qui a rappelé les enjeux de cette négociation et salué le travail collectif qui a permis d’aboutir à l’accord de méthode. Elle a souligné qu’il s’agit de la toute première négociation qui se déroulera dans le cadre de l’ordonnance du 17 février 2021 sur la négociation dans la fonction publique, et la toute première séance de signature via une visioconférence.
Les organisations syndicales et les organisations d’employeurs se sont ensuite exprimées. Mylène Jacquot a pris la parole pour la CFDT :
« Cette séance de signature marque la fin des travaux sur l’accord de méthode, dont la CFDT tient à souligner qu’il s’est construit dans le dialogue et la confiance réciproque. Le projet initial qui nous avait été présenté s’est enrichi des différentes demandes, observations, suggestions, propositions pour aboutir à un accord de méthode qui nous satisfait.
Cette étape marque aussi le début de la négociation sur le télétravail, que la CFDT appelait déjà de ses voeux, et encore plus fortement depuis un an. Nous formons le voeu que les travaux se déroulent sous les mêmes auspices d’un dialogue et d’une écoute de qualité, car l’enjeu est d’importance. D’une part parce qu’il s’agit de la première négociation qui se déroulera dans le cadre de l’ordonnance du 17 février sur la négociation collective dans la fonction publique, et d’autre part,-et peut-être même surtout-, parce qu’il en va de l’amélioration de la qualité de vie au travail des agents, de leurs conditions de travail et de la vie des collectifs de travail dont chacun.e a pu mesurer l’importance ces derniers mois.
C’est pourquoi la CFDT reste déterminée à s’engager pleinement dans cette négociation, et à assumer toutes ses responsabilités. Notre signature en est le symbole.
»
L’ensemble des organisations syndicales et des représentants des employeurs a souligné la qualité du travail et du dialogue avec la DGAFP, et l’évolution du projet depuis sa première présentation.
Toutes les organisations syndicales et tous les employeurs ont signé l’accord de méthode.
Étaient présentes pour la CFDT : Mylène Jacquot, Carole Chapelle, Guillemette Favreau, Marie Mennella

Accord télétravail : ouverture officielle des négociations – 15 avril 2021

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Publié le 19/04/2021 Par CFDT-Fonctions publiques

La Ministre de la Transformation et de la fonction publique, Amélie de Montchalin, a ouvert en personne la négociation sur le télétravail dans la Fonction publique.

Au programme de cette première séance : la finalisation de l’accord de méthode.

La Ministre a rappelé le contexte dans lequel s’ouvre cette négociation : publication de l’ordonnance relative au renforcement de la négociation collective, crise sanitaire qui change considérablement le rapport au travail et au télétravail.

Les enjeux structurels doivent distinguer la période normale des périodes de crise.

La volonté est de faire émerger une nouvelle organisation du travail qui soit au bénéfice des agents et des collectifs de travail. Il s’agit de créer un cadre, qui respecte le volontariat des agents. Les questions que le passage au télétravail suscite sont une occasion de travailler à une transformation culturelle.

L’objectif est d’aboutir à un accord majoritaire d’ici l’été, qui couvrira les trois versants, en ouvrant la possibilité d’être adapté en proximité. Il sera un socle commun. En l’absence d’accord majoritaire, les textes resteront inchangés et les dispositions nouvelles ne seront pas mises en œuvre, le décret de 2016 ne sera pas modifié et restera en l’état.

Le télétravail a toujours suscité énormément de prudence, pour des raisons tant culturelles que matérielles.

Sur les freins matériels : la crise a permis de déployer de nombreux nouveaux outils : équipement en ordinateurs portables (90 000 agents en mars 2020, 205 000 agents en avril 2021, soit le plan qui était prévu en quatre ans a été réalisé en une année). 611 000 agents ont accès à leur boite mail depuis leurs outils (téléphone ou ordinateur) à distance. Les efforts ont été considérables également sur les deux versants territorial et hospitalier.

Sur les freins culturels, ils consistaient essentiellement dans la confiance à accorder aux agents.

Sur la méthode, le premier objectif est de finaliser l’accord de méthode, avant d’avoir une première version de l’accord pour le début du mois de mai. La négociation devrait aboutir d’ici l’été.

La Ministre a confirmé par ailleurs qu’il y aura bien un Plan santé au travail pour la Fonction publique. Une première réunion se tiendra en juin.

  • Pour la Fonction publique de l’État : si les accords déjà signés sont conformes à l’accord qui sera négocié, rien ne change. S’ils sont contraires, ils sont à renégocier. S’ils sont incomplets, ils seront à compléter.
  • Pour la Fonction publique hospitalière : les activités télétravaillables sont peut-être moins nombreuses ou plus ponctuelles, mais cela n’empêche pas de mettre en œuvre le télétravail.
  • Pour la Fonction publique territoriale : là aussi, l’existence de services qui exigent de la présence au contact des usagers ne doit pas être un argument à refuser de mettre en œuvre et de développer le télétravail.

L’accord « trois versants » sera un cadre qui permettra des déclinaisons locales.

Déclaration CFDT 

Madame la Ministre,

La CFDT salue l’ouverture de la négociation sur le télétravail dans la fonction publique, qu’elle a appelée de ses voeux dès le printemps dernier. Même si cette séance marque l’ouverture officielle des travaux, elle est aussi l’occasion de se rappeler qu’une négociation, ça se construit, et que des discussions fructueuses s’étaient déjà engagées précédemment, notamment lors d’un groupe de travail en janvier dernier, au cours duquel nous avions pu avancer des propositions. Certaines d’entre elles figurent d’ailleurs dans le projet que nous examinons aujourd’hui, comme le droit à la déconnexion ou la prise en charge des frais.

Mais certaines thématiques restent à notre sens incomplètes : ainsi, nous souhaitons traiter de la question de la charge de travail, et pas uniquement de celle du temps de travail.

Par ailleurs, dans les thématiques proposées, la CFDT retrouve encore trop peu de la dimension collective du télétravail et de l’organisation du travail. Nous souhaitons par exemple traiter de l’impact du télétravail sur les télétravailleurs et aussi sur l’ensemble de la communauté de travail, et pas seulement sur la fonction managériale.

Dans le même ordre d’idées, la formation à cette modalité de travail doit être prévue pour l’ensemble du collectif de travail, « non télétravailleurs » inclus.

Enfin, d’autres thématiques méritent un développement particulier, comme celle du télétravail en période de crise. Il nous semblerait utile de l’aborder sous l’angle du « travail à distance », tant cette pratique, en période exceptionnelle, répond peu à la définition du télétravail « normal ». Cette négociation pourrait aussi être l’occasion d’amorcer une réflexion plus générale sur les différentes modalités de travail à distance, qui ne feraient pas nécessairement appel à l’usage des outils numériques, le télétravail n’étant que l’une d’entre elles.

Sur la méthodologie, nous sommes favorables à un accord-cadre trois versants, qui fixe le socle de déclinaisons locales dans le cadre de l’ordonnance sur la négociation collective. L’alternance de bilatérales et de multilatérales plus conclusives nous convient, et l’expertise de l’Anact sera forcément utile en appui aux travaux.

Le calendrier, qui vise à un accord avant l’été, avec seulement 3, voire 4 séances collectives nous semble en revanche difficile à tenir dans ce délai au regard de l’ampleur des travaux.

La CFDT est prête à relever le défi en s’engageant pleinement dans ces travaux et à prendre toutes ses responsabilités dans la négociation qui s’ouvre. J’en profite d’ailleurs pour saluer le travail de Carole Chapelle, en charge de cette négociation et qui mènera les délégations CFDT.

En conclusion de la réunion, la Ministre a noté un intérêt majoritaire à l’ouverture de cette négociation.

Les travaux entamés depuis longtemps devraient permettre de tenir le calendrier envisagé. La Ministre a précisé qu’elle ne s’opposait pas à ajouter une ou deux séances de travail si toutefois elles s’avéraient utiles à l’aboutissement d’un accord. La séance initialement prévue pour le 20 avril est reportée, la nouvelle date sera communiquée très rapidement

Les organisations qui le souhaitent peuvent désormais transmettre leurs observations écrites sur l’accord de méthode avant le 22 avril.

Télétravail au CNRS pendant le confinement d’avril 2021 : Lettre ouverte au Président du CNRS

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Monsieur le Président,

Dans un message adressé le 2 avril 2021 à l’ensemble du personnel du CNRS, vous précisez « Le Président a indiqué que le télétravail était « sans doute la mesure la plus efficace » et appelé « tous les employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent ». Le gouvernement nous a donné comme objectif de viser « 4 jours de télétravail sur 5 lorsque c’est possible ». 

Il semble que nous n’ayons pas la même lecture des informations gouvernementales : en effet, dans une circulaire aux ministres en date du 5 février 2021[1], le premier ministre précise : « Le Président de la République a décidé le renforcement des mesures de lutte contre l’épidémie de covid-19 afin de freiner la propagation du virus. Le recours au télétravail participe à la démarche de prévention du risque d’infection en limitant les déplacements et la densité des agents dans les locaux professionnels. Il doit être généralisé dès que cela est possible, les administrations et les établissements publics de l’État se devant à cet égard d’être exemplaires. Je vous rappelle que le télétravail doit être la règle pour les agents dont les fonctions peuvent être exercées totalement ou principalement à distance. Afin de prévenir les risques d’isolement, les agents qui en éprouvent le besoin peuvent, sur demande, se rendre sur site un jour par semaine. »

Aussi, vous conviendrez que la règle du premier ministre (tâche pouvant être exercée à distance = télétravail) n’est pas celle que vous indiquez. En effet, bon nombre de directeurs d’unité interprètent « l’objectif de viser 4 jours sur 5 » comme étant une limite qui pourrait être atteinte s’ils considèrent que des « conditions » autres que celles liées à la nature des tâches sont remplies. Or l’enjeu de la directive du premier ministre est différente : le télétravail est la règle dès lors que les tâches peuvent être exercées à distance ! cela veut dire que si les tâches peuvent être exercées intégralement à distance, alors le télétravail c’est 5 jours par semaine, sauf si l’agent demande à revenir 1 jour.

Vous noterez que la DGAFP, dans la FAQ mise à jour le 2 avril 2021[2], rappelle cette circulaire : «Le Premier ministre a diffusé le 5 février 2021 une circulaire à l’ensemble des ministres. Il rappelle que, comme indiqué dans la circulaire du 29 octobre 2020 de la ministre de la transformation et de la fonction publiques, le télétravail est la règle pour les agents dont les fonctions peuvent être exercées totalement ou principalement à distance. Afin de prévenir les risques d’isolement, les agents qui en éprouvent le besoin peuvent, sur demande, se rendre sur site un jour par semaine. ». Dans cette FAQ, la DGAFP précise que « Le recours au télétravail participe activement de la démarche de prévention du risque d’infection à la Covid-19 en limitant les déplacements et la densité des agents dans les locaux professionnels. Il doit être généralisé dès que cela est possible, les administrations et les établissements publics de l’Etat se devant à cet égard d’être exemplaires. »

A un moment ou le virus est particulièrement actif, avec les variants « britanniques » « brésiliens » et « sud-africains » particulièrement contagieux et qui représentent plus de 85% des cas de contamination, avec un nombre de reproduction du virus de 1,08 en France et compte tenu que l’immense majorité des agents de l’établissement ne sont pour l’instant pas vaccinés, nous vous demandons de rendre le CNRS exemplaire comme le demande le premier ministre et de procéder à une communication ferme et précise à destination de tous les chefs de service et indiquer que le télétravail est la règle et le présentiel, l’exception pour les tâches qui ne peuvent être exercées à distance ou à la demande de l’agent.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

Le bureau national du Sgen CFDT recherche EPST


[1] Circulaire n°6246 SG du 5 février 2021 Obiet: renforcement du télétravail dans la fonction publique de l’État.

[2] FAQ du Ministère de la Transformation et de la Fonction Publiques (MAJ 2 avril 2021)


Télétravail dans la fonction publique : une négociation aux enjeux multiples

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Par Guillaume Lefèvre— Publié le 06/04/2021 CFDT Syndicalisme hebdo

La crise a révélé le retard des employeurs publics en matière de télétravail et a remis le sujet au centre du dialogue social. C’est dans ce contexte que s’ouvrira le 15 avril la négociation sur la place et le rôle du télétravail. La CFDT-Fonctions publiques, qui a demandé ce rendez-vous il y a plus d’un an, a mis ses propositions sur la table. Les discussions doivent aboutir d’ici à l’été.

Actuellement, trois millions de personnes qui pourraient facilement télétravailler ne le font pas, assure le ministère du Travail. Parmi eux, on retrouve beaucoup de fonctionnaires et contractuels.
Actuellement, trois millions de personnes qui pourraient facilement télétravailler ne le font pas, assure le ministère du Travail. Parmi eux, on retrouve beaucoup de fonctionnaires et contractuels.© Stéphane Audras/RÉA

Depuis le début de la crise sanitaire, la fonction publique n’a pas échappé au basculement vers le télétravail. À quelle hauteur ? « Difficile de le quantifier tant les données sont parcellaires et basées sur du déclaratif de la part des administrations », pointe la CFDT-Fonctions publiques. Les chiffres transmis par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques lors du dernier comité de suivi de la situation sanitaire, il y a quelques jours, indiquent néanmoins que 56 % des agents de la fonction publique de l’État avaient travaillé à distance au moins un jour pendant la semaine du 15 au 19 mars. Une petite révolution pour ses agents, et plus généralement pour l’ensemble des 5,6 millions de fonctionnaires et contractuels.

“L’administration souffre d’un manque d’acculturation au travail à distance ; ni les organisations ni les individus n’étaient préparés.” Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion

Mais cette évolution est-elle suffisante face à l’enjeu sanitaire ? « Trois millions de personnes qui pourraient facilement télétravailler ne le font pas, rappelait d’ailleurs la ministre du Travail, Élisabeth Borne. Le télétravail est pourtant essentiel pour lutter contre le virus. » Si la ministre ne vise pas ici que le seul secteur public, cela démontre néanmoins de la part de ce dernier des réticences tenaces.

« L’administration souffre d’un manque d’acculturation au travail à distance ; ni les organisations ni les individus n’étaient préparés », pointait d’ailleurs celle-ci dans un document remis aux organisations syndicales en septembre 2020. Avec les reconfinements, l’impréparation de la hiérarchie est venue s’ajouter aux problèmes pratico-pratiques : manque de matériel, sécurité informatique inadaptée, absence d’outils collaboratifs… Aujourd’hui, c’est l’ensemble des dimensions de l’organisation du travail que la CFDT veut mettre sur la table.

Penser le sens et l’organisation du (télé)travail

La définition des activités éligibles, l’impact du télétravail sur le collectif ou encore le droit à la déconnexion et la formation sont devenus des éléments essentiels de la négociation qui s’ouvre à la mi-avril. « On ne veut pas parler de la tuyauterie, on veut parler du sens du télétravail. Nous serons vigilants sur ce point : il est essentiel de penser celui-ci en termes d’organisation du travail collectif. Nous demandons d’ailleurs que cette négociation porte sur le télétravail et l’organisation du travail. Il est essentiel de penser le lien avec les collègues, avec la hiérarchie, de la bonne circulation des informations et la définition d’objectifs clairs. »

“Nous voulons montrer que le télétravail, s’il est construit collectivement et par le dialogue social, peut être un réel outil d’amélioration de la qualité de vie au travail et de la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.”

La formation devra aussi être au cœur des échanges et concerner l’ensemble des équipes, pas seulement le télétravailleur et son supérieur. « Le télétravail n’est pas qu’un acte individuel qui n’engagerait que l’agent et sa hiérarchie, c’est une organisation collective du travail. Nous voulons aussi montrer que le télétravail, s’il est construit collectivement et par le dialogue social, peut être un réel outil d’amélioration de la qualité de vie au travail et de la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. » La CFDT-Fonctions publiques – et à travers elle les agents – attend beaucoup de cette négociation qui, en cas d’accord majoritaire, doit permettre la mise en place d’un socle commun, déclinable localement. Cette négociation va obliger les acteurs à sortir de leur traditionnelle posture, insiste Carole Chapelle : « Les organisations qui s’engageront ou qui ne s’engageront pas devront rendre des comptes et s’expliquer devant les agents. »

Changer de regard sur le télétravail

La nécessité d’offrir un cadre clair est d’autant plus impérieuse que les disparités au sein d’un même pan de la fonction publique risquent de créer un ressentiment fort chez les agents. Aux services de l’administration centrale du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, 80 % des agents sont en télétravail au moins un jour par semaine depuis le début de la crise (et 30 % y sont cinq jours par semaine). Un accord vient d’ailleurs d’être signé par la CFDT, le 4 mars dernier. « C’est une grande satisfaction d’avoir pu amener la direction à un accord, se réjouit Gaëlle Doreau. Mais la secrétaire générale du Syndicat des personnels des administrations centrales économiques et financières franciliennes (Spaceff) est bien consciente que cela relève d’une exception en la matière.

Sur l’ensemble du périmètre du ministère des Finances (140 000 agents), « seuls 7 % des agents télétravaillent quatre jours sur cinq, comme préconisé par le gouvernement [et 50 % des agents travaillent au moins un jour] », résume Denis Grégoire, secrétaire général de la CFDT-Finances. La fédération a d’ailleurs menée une enquête de septembre 2020 à début janvier auprès des agents. Sur 5 300 répondants, ils sont près de 80 % à souhaiter pouvoir recourir au télétravail une fois la crise terminée (le taux de recours en temps normal est de 6 %). « Et alors que la plupart des missions sont éligibles, le ministère doit mieux faire en la matière. » Un exemple ? Un agent vérificateur n’a pas d’autre choix que de venir au bureau pour signer des documents… parce que le logiciel ne lui offre pas une possibilité de signature électronique.

Bilan également mitigé au sein du Conseil départemental de la Somme, où les militants CFDT se sont emparés du sujet télétravail il y a déjà une dizaine d’années. Ainsi, un listing définit clairement les activités éligibles au télétravail. Résultat ? Quelque 9 % des 2 800 agents de la collectivité recouraient régulièrement au télétravail avant 2020. « C’est donc naturellement que celui-ci a pu être étendu à l’ensemble des personnels », résume Arnaud Espel, secrétaire général du Syndicat Interco de la Somme. La collectivité a également joué le jeu en achetant et en fournissant rapidement le matériel nécessaire aux agents. La section veut se servir de cette expérience pour faciliter l’exercice du télétravail une fois la pandémie passée. Un groupe de travail a été mis en place avec l’objectif de redéfinir les missions éligibles.

Ne pas rester dans le monde d’avant

Mais, là encore, il ne s’agit pas de faire une généralité. Dans les locaux d’Amiens Métropole (3 600 agents), « les élus et les chefs de service refusent purement et simplement le télétravail. On est toujours dans le monde d’avant. Les agents continuent de venir à plein temps, de partager leurs bureaux… et de refuser d’aménager des bureaux vacants ». Bien loin des consignes ministérielles en la matière, donc… « Des personnels refusent de postuler parce que le télétravail n’est pas la norme. Il en va de l’attractivité de la fonction publique », poursuit Arnaud Espel. C’est tout le sens de la contribution écrite que la CFDT-Fonctions publiques a adressée au ministère en amont de la première séance de négociation.

À propos de l’auteur Guillaume Lefèvre

Lancement de la négociation télétravail dans la fonction publique

iconeExtrait de l’hebdo n°3764

Une première rencontre a eu lieu le 3 février pour poser le cadre des travaux et établir un calendrier. Un accord pourrait être trouvé d’ici à juin. Une première séance de négociation se tiendra le 6 avril.

Par Guillaume Lefèvre— Publié le 04/02/2021 à 16h19 et mis à jour le 18/03/2021 à 20h35

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© Stéphane Audras/RÉA

[Mise à jour du 17 mars 2021] L’ouverture de la négociation est actée

Dans un courrier aux organisations syndicales de la fonction publique, la ministre annonce la tenue d’une première séance de négociation le 6 avril.

L’ouverture de la négociation #télétravail est actée officiellement.
Première séance programmée, dans le cadre fixée par l’ordonnance du 17 février 2021.
La #CFDT y prendra toute sa place ! @CaroleChapelle @CathPinchaut pic.twitter.com/2gDk5YOUfq— CFDT Fonctions publiques (@CFDTfp) March 17, 2021

Les confinements liés à la crise sanitaire ont mis en lumière le retard des administrations sur le recours au télétravail et la nécessité de faire évoluer la règlementation relative au télétravail dans la fonction publique. Le 3 février, une première rencontre avec la ministre de la Transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin, a permis de « poser le cadre des travaux qui s’ouvrent » mais aussi d’aborder « le sens et la place du travail dans la fonction publique ». Trois réunions sont programmées les 3 mars, 7 avril et 5 mai prochains, l’exécutif souhaitant aboutir avant l’été.

Points d’alerte et exigences

À noter qu’à ce stade, le document d’orientation transmis aux représentants des salariés et des employeurs prévoit que la négociation sera circonscrite à la seule fonction publique de l’État. Si le périmètre est susceptible d’évoluer lors des prochains rendez-vous, la CFDT-Fonctions publiques s’interroge sur une telle limitation et demande qu’« un accord-cadre ouvre la voie à des déclinaisons locales issues de négociations obligatoires et dans le cadre de la future ordonnance sur la négociation dans la fonction publique ».

« Il est essentiel de penser le lien avec les collègues, avec la hiérarchie, la bonne circulation des informations, la définition d’objectifs clairs… »La CFDT-Fonctions publiques

La négociation devra également prendre en compte l’ensemble des dimensions de l’organisation du travail et ne pas se limiter aux seules modalités du télétravail. « Il est essentiel de penser le lien avec les collègues, avec la hiérarchie, la bonne circulation des informations, la définition d’objectifs clairs… », insiste la CFDT-Fonctions publiques.

Télétravail systématisé dans la fonction publique : il y a des trous dans la raquette

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Le président de la République l’a affirmé : le télétravail devient systématique pour tous les salariés qui le peuvent, afin de limiter les trajets domicile-travail. Quid de la fonction publique ? L’exemplarité prônée par le gouvernement n’est pas toujours au rendez-vous. Témoignages. (Les Echos 31 mars 2021)

Télétravail dans la fonction publique : des progrès, mais peut (encore) mieux faire

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Chien, Confinement, Télétravail, Bichon

Face au rebond de l’épidémie de Covid-19, le gouvernement appelle les Français à reprendre le télétravail au moins quatre jours par semaine. Depuis le début de la crise, la fonction publique est à la traîne dans son adaptation. Mais en un an, des efforts importants ont été faits, à la fois sur le rythme et l’équipement des fonctionnaires.

Au moins quatre jours de télétravail par semaine : la règle, limpide, a été rappelée par le gouvernement le 18 mars pour endiguer la nouvelle vague de Covid-19. Une consigne valable pour toute la France, pas uniquement dans les départements sujets à des confinements. Elle d’adresse, évidemment, aux entreprises mais aussi à la fonction publique. Les fonctionnaires d’État sont en retard par rapport aux entreprises : seuls 55% d’entre eux télétravaillent au moins un jour par semaine (hors policiers et enseignants). Certes, ils n’étaient que 40% lors du premier confinement, signe d’un progrès. Mais le gouvernement en demande plus.

Europe 1 : 25/03/2021

Impôts : comment bénéficier de l’exonération des frais liés au télétravail ?

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Alors que la déclaration de revenus 2021 commence le 8 avril, le gouvernement a promis une exonération de 2,50 euros par jour de travail à domicile. Mais il faut un certain nombre de conditions pour que cela soit vraiment avantageux.

Si vous êtes télétravailleur, que cela soit lié au Covid-19 ou non, de nouvelles modalités vont être prises en compte dans votre déclaration de revenus. La campagne des impôts 2021 commence le jeudi 8 avril. Et le ministère de l’Économie a précisé au début du mois que vous serez exonéré de 2,50 euros par jour de télétravail. Sauf que dans la pratique, les conditions pour en bénéficier sont très spécifiques.

FranceInfo : 24/03/2021