Budget

Protégé : PLF 2022 : 29 Md€ pour la Mires (+ 800 M€) et 3,5 Md€ pour les investissements d’avenir (Bercy) (NT 22/09/2021)

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Protégé : Inria : le budget initial 2021 adopté avec une nouvelle structuration, contre l’avis des syndicats (NT 18 12 2020)

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Budget Inria 2021 : le Sgen vote CONTRE !

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Intervention du SGEN CFDT au CA de l’Inria du 17 décembre 2020

Nous notons l’engagement des tutelles dans le budget Inria, qui connaît cette année une augmentation notable. Nous notons également la volonté d’Inria d’affecter une partie de ce budget à des actions incitatives susceptibles d’aider les chercheuses et chercheurs de l’institut à s’engager dans des nouvelles pistes afin de répondre aux grandes questions du monde contemporain.

Cet engagement des tutelles demande des contreparties, ce qui est compréhensible, mais les engagements demandés à l’institut sont souvent mal reçus par le personnel.

Il est mentionné en page 5 de la note que « les modalités permises par la LPR sont bien entendu structurantes ». Or, les modalités de la LPR, vue comme une loi délétère pour les conditions de travail, sont combattues par une grande partie de la communauté. Les moyens promis par la LPR ne justifient pas l’introduction de dispositifs visant à augmenter la précarité et la compétition qui sont nuisibles aux conditions de vie et de travail. Nous ne voulons pas que sous prétexte d’une augmentation de budget, les personnels de l’institut en payent le prix en termes de stabilité, d’autonomie et de possibilité de se projeter dans l’avenir. Nous rappelons en particulier notre opposition à ce qui est présenté comme une « diversification » des statuts, et qui n’est pour nous qu’une précarisation sous couvert de valorisation.

Nous constatons qu’un objectif fort du COP, « construire une organisation sereine et efficace », n’est pas repris dans ce budget initial, alors que d’autres objectifs, sur lesquels nous avons des réserves que nous avons exprimées en temps voulu, sont mis en avant. Ceci conforte notre crainte que l’augmentation du budget ne soit pas corrélée avec une amélioration des conditions de travail.

S’il est compréhensible que le budget implémente les objectifs du COP, nous nous inquiétons qu’il ne fasse pas de place à ce qui est susceptible de lui échapper. La recherche fondamentale pourrait par exemple être mise en difficulté par les dispositifs de ce budget, en particulier la structuration en 3 parties. Nous appelons à faire toute sa place à l’incertitude et à la nouveauté ainsi qu’au maintien de savoirs importants dans l’institut. Le COP, s’il est logiquement structurant, ne devrait pas être exclusif.

C’est pourquoi nous voterons contre ce budget qui implémente des dispositifs que nous combattons.

Protégé : Budget 2021 de l’ESR : vote négatif du CNESER

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Déclaration du Sgen-CFDT RechercheEPST sur le budget initial 2021 de l’Inserm

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Conseil d’Administration Inserm 03 décembre 2020

BI Inserm déclaration Sgen-CFDT Recherche EPST CA 03_12_20

Le budget initial 2021 qui est soumis au vote des membres du CA est en légère augmentation, +4 % en recettes par rapport à 2020, + 3% en crédits de paiement.

L’accord carrières et rémunérations signé le 12 octobre dernier par le Sgen-CFDT apporte un début d’amélioration Nous y voyons des points positifs :

  • Le premier volet de la revalorisation du régime indemnitaire de tous les chercheurs représentera pour eux une 1ère augmentation significative du socle indemnitaire qui passera à 2200 € (+130%) pour les chargés de recherche et à 1600 € pour les directeurs de recherche. Ce n’est qu’une étape qui devra se confirmer les années suivantes.
  • Une augmentation des promotions de grade CRCN vers CRHC de 50% avec 60 possibilités pour 2021
  • L’accès possible à la hors échelle B (HEB) pour les CRHC dès 2021 est évoquée mais reste à confirmer. Le Sgen-CFDT agira en conséquence en comité de suivi du protocole qu’il a signé pour que cette amélioration de la carrière des chargés de recherche soit actée le plus vite possible et au plus tard en 2022.

La mise en application (malheureusement retardée d’un an) du PPCR, également signée par le Sgen-CFDT, se termine avec l’adjonction d’un 10ème échelon pour le grade des IEHC.

Est-ce l’effet conjugué de la persistance de l’augmentation des flux de changement de corps (T vers AI, AI vers IE, IE vers IR) dans le cadre du PPCR ou de la légère augmentation des recrutements ITA (90 postes3 par rapport à 81 en 2020), il y a une augmentation des promotions de corps pour les ingénieurs et techniciens, avec 23 changements de corps au choix supplémentaires (+ 66%)1 et 7 postes ouverts en plus pour les concours internes2 (+12%).

Nous constatons par ailleurs :

  • Que la subvention d’Etat (SCSP) si elle augmente de 2,8% par rapport à 2021 reste notoirement insuffisante particulièrement pour la 1ère année de la mise en place de la loi pour la recherche. Elle est notamment due à l’adjonction des budgets des équipes du consortium Reacting, la nouvelle agence ne bénéficiant par ailleurs d’aucun moyen supplémentaire pour son démarrage ainsi qu’à la mesure de transfert de personnels de l’INTS. Sur les 8 dernières années l’augmentation moyenne de la subvention d’État est de 0,8%, en dessous de l’inflation constatée.

Le budget récurrent des unités de recherche, hors nouvelle agence, n’augmente pratiquement pas, malgré nos demandes et la progression du budget de l’ANR et du taux de préciput ne nous convient pas comme mode de financement de nos équipes.

Que dire de ces 3 M d’€ budgétisé pour le contrat d’objectif et de performance de l’Inserm alors qu’à ce jour nous n’en connaissons pas le début du contenu ?

  • Que côté emploi il y a une très légère augmentation du recrutement chercheurs, mais des postes DR n’avaient pas été utilisés l’an passé. Côté ingénieurs et techniciens, le recrutement prévu augmente de 75 à 90 postes, mais reste loin de la moyenne de ces 15 dernières années (97 postes) ou de 2005 à 2014 avec 112 postes. A noter que la prévision des départs à la retraite pour 2021 est également en hausse. Au final il n’y a pas de créations de postes de titulaires. Cela est confirmé par la variation du nombre d’ETP (équivalent temps plein) ou d’ETPT (équivalent temps plein travaillé) « sous plafond d’emplois qui est inférieure à 0,5% avec 2020. A la fin de la période de cinq ans de « lissage » des recrutements, l’emploi statutaire ne redémarre pas malgré la LPR qui annonçait pourtant dans son rapport annexe 700 postes supplémentaires pour l’ESR. Où est la part pour l’Inserm ? Pire ce sont 7 postes de Tenure track qui sont envisagés qui, avec les CDI de missions, vont déstructurer les labos. La précarité est bien visible, confirmée par l’augmentation de 6% des ETP hors plafond. Sa réduction nécessiterait des moyens bien supérieurs à ceux annoncés
  • L’absence malheureuse de mesures concrètes (hormis quelques passages en AI supplémentaires) pour les personnels de catégorie C et B en particulier pour les très nombreux techniciens de nos laboratoires et services
  • L’absence d’augmentation de possibilités de changement de grade au choix pour les personnels techniciens et ingénieurs
  • Le budget de l’action sociale est annoncé en baisse de -1,6%. Le motif invoqué est la restauration collective, mais qui peut prévoir ce qu’elle sera en 2021 ? Nous espérons que cette baisse annoncée ne touchera pas au budget 2021 du CAES Inserm.
  • Dans le cadre du RIFSEEP il persiste une différence significative des montants de l’IFSE socle avec ceux de la plupart des personnels des universités. Les montants servis restent également très en retrait des pourcentages moyens constatés dans la Fonction publique d’État. Rien n’est prévu à ce jour pour amorcer ce nécessaire alignement

Pour toutes ces raisons, et même si nous nous réjouissons des avancées en matière de rémunération et de carrière pour certaines catégories de personnel, notamment les chercheurs, notre vote sera négatif, car ce budget initial de l’Inserm pour 2021 reste insuffisant, d’autant plus dans le cadre de la mise en place de la LPR, notamment en matière d’emploi, de budget des équipes sur subvention d’État. Il implique la mise en place de types de recrutement auxquels nous sommes opposés. L’amélioration de l’attractivité des métiers de la recherche passe aussi par la revalorisation des débuts de carrière autrement que par de la revalorisation l’indemnitaire, ainsi que par la revalorisation du point d’indice de la fonction publique quasiment gelé depuis plus de 10 ans.

Les élu.e.s du Sgen-CFDT RechercheEPST voteront donc contre le budget initial 2021.

1 +2 pour les IR, +10 pour les IE, +11 pour les AI
2 +3 pour les IR, +4, pour les IE, +5 pour les AI, mais -2 pour les T et -3 pour les AT
3 83 postes de titulaires contre 75 en 2020 + 7 CDD « handicap » contre 6 en 2020

BI Inserm déclaration Sgen-CFDT Recherche EPST CA 03_12_120

Protégé : Inserm : Conseil d’administration (CA) 2020-12-03

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CNESER 24 novembre 2020 : Motion votée par le Sgen-CFDT

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L’analyse de ce que sera le budget 2021 de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) est un exercice qui est rendu particulièrement compliqué cette année par la multiplication des documents budgétaires : les quatre lois de finances rectificatives de l’année 2020 dont la dernière a été présentée le 4 novembre dernier, le projet de loi de programmation de la recherche (LPR), le plan « France relance » annoncé fin août par le gouvernement et, enfin, le projet de loi de finances pour 2021.

Compte-tenu des éléments qui ressortent des débats parlementaires, le CNESER considère que le budget de l’ESR pour 2021 est loin de répondre aux besoins réels des établissements et des personnels, en particulier ceux liés à la crise sanitaire.

La faible augmentation annoncée des crédits du programme 150 “formations supérieures et recherche universitaires” ne suffira pas à financer les mesures inscrites dans la loi de programmation de la recherche et l’ensemble des priorités gouvernementales pour la plupart issues de décisions antérieures comme la loi ORE, le protocole PPCR ou la réforme des études de santé. Elle ne permettra pas de prendre en compte l’intégralité des dépenses nécessaires pour l’accomplissement de nos missions de service public, en particulier les dépenses supplémentaires liées à la crise sanitaire qui ne sont que partiellement inscrites dans le quatrième projet de loi de finances rectificative pour 2020. Comme les années passées, la non-compensation du GVT dans les dotations des établissements (entre 50 et 80 M€ selon les estimations) va conduire à des “gels” de postes qui continueront d’imposer l’austérité aux établissements, quelles que puissent être par ailleurs les annonces sur les soi-disant « créations ». De plus, la convergence des taux d’encadrement et des dotations par étudiant est indispensable pour assurer la qualité du service public sur l’ensemble du territoire.

En ce qui concerne la répartition des moyens, le CNESER exige comme les années précédentes un modèle d’attribution des dotations d’établissement permettant de réduire les inégalités, basé sur des critères nationaux clairs et publiquement débattus. La répartition doit permettre une convergence des moyens afin que les taux d’encadrements et l’investissement par étudiant soient comparables d’un établissement à l’autre compte-tenu des spécificités disciplinaires et non pas en fonction de l’historique de dotation.

Pour le programme 172 “recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires”, le budget en crédits de paiement augmente de 222 M€ (soit une augmentation de 3.2%) dont 35 M€ pour l’ANR (+ 4.7%) et 187 M€ pour les organismes de recherche (+ 3%). Le budget en autorisations d’engagement augmente de 355 M€ (soit une augmentation de 5.1%) dont 159 M€ pour l’ANR (+ 20.8%) et 196 M€ pour les organismes de recherche (+ 3.2%). Ce budget montre un arbitrage clair en faveur du financement de la recherche par appels à projets qui sera amplifié par l’affectation des crédits du plan de relance à la seule ANR dans le programme 172. Le CNESER dénonce ce choix en faveur du système chronophage et inefficace des appels à projets qui, dans la droite ligne des lois de programmation de la recherche et de transformation de la fonction publique, est en réalité une stratégie d’attaque de la liberté de recherche et du statut de la fonction publique. Cinq jours après la séance du CNESER programmée le 18 novembre 2020 et la veille de la nouvelle séance du 24 novembre 2020, le CNESER n’a toujours pas eu connaissance de la répartition des 6 milliards d’€ du programme 172 entre les différents EPST.

Cette première année de LPR ne répond pas à nos attentes sur le plan budgétaire.
Le CNESER demande en urgence la mise en œuvre d’un plan pluriannuel de recrutements de 65 000 postes titulaires sur 10 ans dont 8500 créations de poste pour l’année 2021 pour l’ensemble de l’ESR tous corps confondus, ce qui représenterait pour 2021 un effort budgétaire supplémentaire de 510 M€. Le CNESER demande une augmentation des dotations de fonctionnement et équipement recherche des établissements de l’ESR pour qu’ils puissent financer leurs laboratoires et les efforts supplémentaires en matière de recherche pour faire face à la crise sanitaire.

Au total, il manque plusieurs milliards d’euros dans le budget de la MIRES pour espérer « stabiliser » la situation des établissements de l’ESR public en 2021. Le CNESER attend une réaction rapide du gouvernement à la hauteur de la situation sous peine de sacrifier toute une génération !

Cette motion a été proposée par le SNESUP-FSU, SNCS-FSU et SNASUB-FSU et votée à l’unanimité des votants dont les élus Sgen-CFDT et CFDT

 

CA Inserm 03122019 : déclarations et votes des élu.e. Sgen-CFDT recherche EPST

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L’ordre du jour du CA Inserm  du 03 décembre 2019 portait essentiellement sur les propositions d’adoption du Plan stratégique Inserm 2021-2025 et du Budget initial 2020. Nos 2 élu.e.s se sont prononcé.e.s contre au moment des deux délibérations :

Déclaration du Sgen-CFDT RechercheEPST sur le budget 2020 de l’Inserm

Le budget qui est soumis au vote des membres du CA est dans la continuité de ceux présentés les années précédentes.

Nous y voyons certes quelques points positifs :

  • Dans le cadre du RIFSEEP l’alignement de l’IFSE des IT de l’Inserm sur les socles des personnels ITRF, même s’il persiste une différence significative avec les IFSE de la plupart des personnels des universités. Les montants servis restent également très en retrait des % moyens constatés dans la Fonction publique d’Etat 1
  • La poursuite du PPCR sous forme d’attributions de points d’indice pour tous les personnels
  • Le maintien des recrutements et promotions, même s’ils restent insuffisants en particulier pour le passage CRCN / CRHC alors que le nombre de « promouvables » augmente

Nous constatons également plusieurs points négatifs :

  • La subvention d’Etat (SCSP) hors mesure PPCR, n’augmente que d’environ 0,2% par rapport à 2019, même pas l’équivalent de l’inflation
  • En corollaire la diminution de 0,65% des crédits de fonctionnement des équipes sur subvention d’Etat
  • La non compensation par l’Etat de l’augmentation des socles IFSE des IT et toujours aucune mesure pour améliorer le régime indemnitaire des chercheurs. En dehors de la nécessaire réévaluation des rémunérations des personnels, à l’heure où le gouvernement en souligne la nécessité dans le cadre de la réforme des retraites, aucun signal n’est donné sur le budget 2020

Pour toutes ces raisons, notre vote ne sera pas contre la répartition proposée par la direction de l’Inserm, mais contre l’attribution de la subvention d’État qui est toujours en baisse compte tenu de l’inflation.

Le Sgen-CFDT RechercheEPST votera donc contre le budget initial 2020.

1 conclusions du groupe de travail n°2 sur le projet de Loi de programmation pluriannuelle de la recherche

BI Inserm déclaration Sgen-CFDT Recherche EPST CA 03_12_19

Déclaration du Sgen-CFDT RechercheEPST et de la CFTC Recherche sur le Plan stratégique Inserm 2021-2025

 Nous apprécions que la présidence ait largement consulté afin d’élaborer le Plan Stratégique de l’INSERM (PSI) 2021-2025.

Nous sommes convaincus de l’importance des quatre priorités identifiées, mais le PSI n’ayant pas tenu compte d’un grand nombre de nos propositions alternatives relatives aux approches, moyens financiers et humains indispensables pour atteindre les objectifs, le résultat de cette consultation est plutôt décevant. Ainsi nous exprimons des fortes réserves sur les approches avancées pour la réalisation des priorités. Au final, les orientations importantes sont évoquées dans le PSI, mais les moyens présentés pour y parvenir posent question.

La Priorité 1 met en avant la mission de l’INSERM pour une recherche translationnelle, allant de la recherche fondamentale jusqu’au patient. Elle vise  à renforcer le rôle de l’Inserm dans le contexte national et international de la recherche en santé, à développer son implication sociétale et maintenir sa compétence organisationnelle de la recherche. En effet, au niveau international, l’INSERM doit renforcer ses capacités d’action pour maintenir un certain leadership et rester ainsi un partenaire respecté et considéré. En particulier, pour ne pas accumuler plus de retard, l’INSERM doit investir massivement dans les nouvelles technologies (e.g. les développements en santé numérique et en intelligence artificielle) qui joueront un rôle primordial dans la santé publique du futur (intervention chirurgicale à distance, aide au diagnostic et décision médicale, médecine personnalisée, robotique pour l’assistance au handicap…). Il est nécessaire et urgent de pouvoir se positionner face à d’autres systèmes investis dans cette recherche en santé, qui sont notamment soient des systèmes totalitaires étatiques ou  des systèmes dont les intérêts sont purement financiers.

La Priorité 2 cherche à favoriser l’interaction entre l’INSERM et ses partenaires par la création de grandes structures de recherche sur le plan national et de développer des partenariats internationaux.

Au niveau national, dans le cadre de la préparation de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), le groupe 2 qui a travaillé sur l’attractivité de la recherche française, a (déjà) constaté le décrochage de la France provoqué par le manque de subvention du gouvernement et par la contractualisation massive des agents. Et ceci, malgré les fusions des universités sur un même site afin de créer de grandes structures de recherche. L’INSERM doit rester très vigilant afin d’éviter les mêmes erreurs stratégiques.

Au niveau international, l’INSERM dispose (encore) d’un fort crédit en recherche biomédicale et santé. Cependant la plupart des pays européens investissent  beaucoup plus dans la recherche que la France (<2,3% du PIB). Il est urgent de changer le cap et d’investir massivement dans la recherche académique publique pour éviter que l’INSERM ne perde son rang dans la recherche biomédicale et en santé.

La Priorité 3  (derrière les mots clefs « rénover la politique RH » et « simplification administrative » afin de faciliter le travail quotidien du personnel engagé dans la recherche) fait la promotion de nouveaux modes de recrutement comme le “tenure track” et le “contrat mission”, ainsi que l’augmentation de la prime de chercheurs.

La réalisation des buts du PSI implique le « recrutement des profils inédits » sous forme de « tenure track » (c-a-d un CDI en forme de titularisation conditionnelle ou une période de stage prolongé) 5 ans après la thèse. Il s’agit de recruter les plus « brillants », plus jeunes (cependant, 5 ans après la thèse, avec des périodes de post-doc à l’étranger obligatoires, les candidats ont 33 ans ou plus). Nous doutons fortement que les meilleurs chercheurs répondent à l’appel de l’Inserm sur ces postes contractuels), s’ils comparent les salaires et les moyens de travail proposés par des institutions étrangères. L’objectif de recruter 20% des chercheurs sur ce type de profil ne serait réaliste que si on attribuait pour chacun de ces CDI un budget qui dépasserait au moins 3 fois le salaire d’un CR. Un tel investissement déséquilibré ne ferait que dégrader les possibilités des autres chercheurs en opposant de fait ces 2 catégories.

Par ailleurs, ce mode de recrutement « tenure track » est complètement inadapté à notre structure de la recherche, en comparaison au système nord-américain facilitant  le passage continu d’une université à l’autre, permettant ainsi un bon avancement de carrière académique. De plus en France, l’industrie en recherche pharmaceutique et en santé n’ouvre que très peu de perspectives pour les personnes qui souhaiteraient quitter l’Inserm ou en cas de non-renouvellement du CDI. Nous craignons que  ce mode de recrutement ne soit contre-productif en aggravant la précarité des chercheurs contractuels, tout en  dégradant l’attractivité de la recherche française en santé.

La Priorité 4 prône une démarche vers une science ouverte. L’accès aux publications et aux data est nécessaire et utile pour la recherche, mais sera certainement très couteuse. Il faudra donc trouver des modèles de financement pertinents qui ne viendront pas diminuer encore les budgets des laboratoires.

En conclusion, nous exprimons des fortes réserves sur les approches proposées, dénonçons le manque de moyens financiers et humains indispensables pour la mise en œuvre du Plan stratégique de l’INSERM. Nous considérons que le PSI manque de l’ambition nécessaire pour assurer une recherche de qualité, ainsi que des recherches indépendantes et à risque, le tout pour ouvrir des nouveaux chemins de connaissance vers la thérapie.

Ce manque d’ambition a son origine dans les faibles moyens financiers qui sont attribués par l’Etat à l’INSERM, ce qui témoigne du peu d’intérêt du gouvernement dans la nécessité et l’importance d’une recherche innovatrice et de rupture. C’est pourquoi, il est urgent de déclarer que le refus d’une augmentation significative des moyens alloués à l’INSERM, au cours des prochaines années, causerait inévitablement un décrochage dramatique de la recherche française et en particulier de la recherche biomédicale et en santé.

Nous devons faire face aux nouveaux défis de la recherche biomédicale et en santé. Il faut augmenter l’attractivité des métiers de la recherche de ce pays par des rémunérations au moins équivalents de celles des pays européens
et par une augmentation significative des subventions de base attribuées aux laboratoires.

Il s’agit d’un plan stratégique sur 5 ans. Cette programmation dans le temps doit permettre la mise en place des budgets nécessaires pour que les agents puissent réaliser une recherche biomédicale et en santé à la hauteur des attentes de nos compatriotes.

Nous  les élu.e.s Sgen-CFDT RechercheEPST et CFTC Recherche des personnels votons contre ce Plan stratégique 2021-2025.

PSI2025 SGENCFDT et CFTCRecherche Déclaration commune

Déclaration complémentaire des élu.e.s SNTRS-CGT (2), Sgen-CFDT RechercheEPST (2) et SNCS-FSU (1) sur le Plan stratégique Inserm 2021-2025

Les représentants des personnels SNTRS-CGT, Sgen-CFDT RechercheEPST et SNCS-FSU au Conseil d’Administration de l’Inserm s’alarment du Plan stratégique Inserm 2021-2025, qui est soumis à leur approbation au Conseil d’Administration du 03 décembre 2019. Ce plan met à mal les missions de l’Inserm telles qu’elles sont définies dans le décret 83-975 du 10 novembre 1983, modifié par décret en 2016.

Si ce plan est réalisé, l’Inserm tendra à devenir un institut de recherche technologique dédié à la clinique et aux industriels.

Au lieu de s’appuyer sur l’annonce de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) pour demander l’augmentation des dotations aux laboratoires et des recrutements de titulaires, deux revendications majeures partagées par une très large majorité de la communauté scientifique et des organisations syndicales, le Plan stratégique ne propose que des mesures visant à soutenir l’obtention de contrats de recherche sur projet et à aggraver la précarité.

Actuellement, les financements issus des ressources propres de l’Inserm ne constituent que 20% en moyenne des crédits octroyés aux laboratoires et couvrent de manière très incomplète, les coûts de fonctionnement de base de nos structures. Les collègues doivent passer une bonne partie de leur temps à la recherche de financements sur projets pour pouvoir travailler. Le plan stratégique ne fait que renforcer ces pratiques.

Concernant l’emploi, notre organisme est l’un des EPST dont le taux de précarité est le plus élevé avec 39% des salariés (chercheurs, ingénieurs et techniciens) de l’Inserm qui sont sur contrats à durée déterminée ou vacations. Cette situation perdure depuis plus d’une dizaine d’années et, en l’absence de perspectives de recrutement, c’est l’avenir de notre institut qui est remis en cause. Au lieu de demander une relance de l’emploi statutaire et d’envisager de réduire la précarité, source de risques psychosociaux, le Plan stratégique propose de nouvelles formes de contrats précaires, par exemple avec une filière selon le modèle des « tenure track » pour les chercheurs et ingénieurs-docteurs. Ils ne permettent ni de mener dans la durée des recherches originales, ni d’innover et de prendre des risques, ni de garantir la transmission des savoir-faire indispensables à la recherche biomédicale française.

Afin de préserver à l’avenir le niveau de la recherche française à l’international et le patrimoine scientifique de la nation, les représentants des personnels au Conseil d’Administration pensent que le Plan stratégique de l’Inserm devrait afficher clairement l’ambition d’assurer une recherche de qualité en proposant :

  • L’augmentation significative du financement de base des laboratoires afin de permettre des recherches indépendantes et à risque, seules propices aux découvertes de rupture
  • La création de postes statutaires en nombre suffisant pour préserver les savoirs et aussi réduire la précarité
  • La simplification administrative, non par la mise en place de plateformes déconnectées du terrain, mais par la mise en place de procédures simplifiées plus efficaces.
  • L’augmentation de l’attractivité des métiers de la recherche notamment par la revalorisation des rémunérations

En conséquence représentants des personnels SNTRS-CGT (2), Sgen-CFDT RechercheEPST (2) et SNCS-FSU (1) votent contre ce Plan stratégique 2021-2025.

PS Inserm 2025 déclaration Sgen-CFDT Recherche EPST_SNTRS-CGT_SNCS-FSU CA 03_12_19

Protégé : Conseil d’administration (CA) Inserm

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CoNRS : Que la recherche scientifique française ait les moyens de rester au premier plan en Europe

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La réunion plénière du Comité national de la recherche scientifique (CoNRS) du 4 juillet prochain est un événement important pour l’ensemble de la communauté scientifique.

Instance collective composée du conseil scientifique et des conseils scientifiques d’institut du CNRS, des sections spécialisées dans chacune des disciplines et des commissions interdisciplinaires, le Comité national de la recherche scientifique (CoNRS) joue un rôle essentiel dans la vie scientifique française. Émanation de l’ensemble de la communauté scientifique française (enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) par l’élection et la nomination de ses plus de 1200 membres, le CoNRS est largement représentatif de la communauté scientifique de tout l’enseignement supérieur et de la recherche.

Acteur majeur de la définition de la politique scientifique par ses rapports de conjoncture et de prospective, le CoNRS a toujours eu une position privilégiée pour évaluer les moyens nécessaires à la réalisation d’une politique scientifique ambitieuse et de haut niveau dans le contexte international. C’est pourquoi, lors de chaque mandat depuis plus de 20 ans, le CoNRS s’est réuni en séance plénière afin d’alerter la communauté scientifique, et au-delà les acteurs politiques, des dangers qui pesaient sur l’emploi scientifique et le financement de la recherche.

La réunion plénière du CONRS du 4 juillet 2019 se situe dans le contexte de l’annonce faite par le Premier ministre, le 1er février 2019, d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2021.

L’ensemble des organisations syndicales de l’ESR réclame urgemment, depuis de nombreuses années, une programmation pluriannuelle du budget de l’ESR et de l’emploi scientifique. Le constat est fait, la France a déjà significativement décroché par rapport aux principaux pays de l’OCDE : son effort global de R&D est d’environ2,2 % du PIB (dont 0,78% du PIB pour la R&D publique) alors qu’il atteint 2,74 % aux États-Unis, 2,94 % en Allemagne, 3,14 % au Japon et même 4,23 % en Corée. Cette programmation pluriannuelle du budget devrait être centrale, car seul un investissement supplémentaire permettra de répondre aux besoins du pays et aux attentes dela communauté scientifique. C’est pourquoi nous rappelons l’urgence :

  • d’un plan pluriannuel d’investissement dans l’ESR sur 10 ans avec un effort budgétaire d’un milliard d’euros supplémentaire par an pour la recherche publique et 2 milliards d’euros supplémentaires par an pour le service public de l’enseignement supérieur. Ce plan doit notamment permettre d’abonder les soutiens de base des laboratoires au niveau de ce qui leur est nécessaire pour réaliser leurs programmes de recherche ;
  • d’un plan pluriannuel pour l’emploi scientifique avec la création de 6 000 postes de titulaires (enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs, techniciens, bibliothécaires) par an pendant dix ans dans l’enseignement supérieur et la recherche pour atteindre l’objectif de 3% du produit intérieur brut (PIB) de dépenses de recherche et développement (R&D). Ce plan doit permettre la résorption de la précarité massive qui touche l’ensemble des personnels de l’ESR ainsi que les jeunes collègues doctorants soumis au bénévolat et aux vacations.

Telles sont les mesures que nous attendons d’une programmation pluriannuelle pour l’ESR avec une mise en œuvre dès le budget 2020. La réunion plénière du CoNRS sera l’occasion de le réaffirmer.

SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNTRS-CGT, FERC Sup CGT, SUD Education, Sud Recherche EPST, CJC, SGEN-CFDT, SGEN-CFDT Recherche EPST, SNPTES, Sup’Recherche-UNSA, UNSA ITRF.Bi.O

Le document en pdf ici