Intervention du Sgen-CFDT Recherche EPST au Conseil d’Administration du CNRS du 23 juin 2016

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Le Sgen-CFDT Recherche EPST salue ce rapport d’activité 2015 du CNRS qui vient d’être présenté. Il reflète avant tout la qualité du travail des agents, Chercheurs, Ingénieurs et Techniciens.

Cependant, il faut aussi s’assurer du maintien de l’attractivité du CNRS et des métiers de la recherche.

Au-delà des aspects budgétaires et  financiers des activités de recherche sur lesquels il faut rester vigilant, il faut aussi être bien conscient du phénomène insidieux qui se propage au travers du décrochage des rémunérations des agents des EPST.

  • Tout d’abord, la mise en œuvre du  nouveau régime indemnitaire des Ingénieurs et Techniciens (Rifseep) qui pourrait améliorer sensiblement leurs primes est bloquée et manifestement reportée au-delà de la date initiale du 1er janvier 2017 et peut-être abandonnée tout simplement.
  • Il y a aussi l’accord relatif à la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations (PPCR) que la CFDT a négocié et signé. Elle s’est  investie et obtenu des améliorations importantes.

En particulier, la carrière des professeurs des écoles (de la petite section de maternelle, aux grands du cm2) et des professeurs certifiés peut maintenant atteindre l’échelon hors échelle A et celle des professeurs agrégés atteint dorénavant la hors échelle B.

C’est bien entendu une reconnaissance légitime, juste et méritée du métier d’enseignant dont on ne peut que se féliciter mais il faut souligner que ces carrières sont maintenant beaucoup plus favorables que celle des chargés de recherche qui n’atteint pas la hors échelle A et celle des Directeurs de Recherche de 2ème classe qui n’atteint pas la hors échelle B.

J’ajoute que la moyenne d’âge de recrutement des chargés de recherche au CNRS est de 33 ans et demi et celle des Directeurs de Recherche est de 44 ans et demi alors que la moyenne d’âge d’accès aux fonctions de professeur du 1er degré et du second degré est plus proche de 25 ans.

Qui va accepter, après de brillantes études, de sacrifier 10 ans de précarité pour une carrière dévalorisée ? Certes les chercheurs sont des passionnés de leur discipline mais ils ont aussi droit à un salaire correct et des perspectives attractives de carrière.

Des négociations pour les personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche doivent normalement s’ouvrir à l’automne mais rien n’est garanti, compte tenu de l’ampleur des réformes et des financements nécessaires.

Dans un contexte mondialisé, ultra compétitif et par définition à l’avant-garde scientifique, il faut absolument revaloriser immédiatement la carrière des chercheurs et des ingénieurs des EPST sous peine d’une fuite des cerveaux généralisée et massive.

Le Sgen-CFDT Recherche EPST avec le concours de la fédération Sgen-CFDT continuera à s’employer sans relâche à défendre les intérêts des agents des EPST et particulièrement dans le cadre du PPCR.

 Paris Michel-Ange le 23 Juin 2016

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