Intégration de la Ferc-CGT au comité de suivi du protocole du 12 octobre 2020 : ce qu’en dit le Sgen-CFDT !

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Extraits d’AEF : du 20 avril 2021

 » Si c’est pour faire des propositions constructives, tant mieux ». « Cette décision du Conseil d’État ne nous surprend pas plus que ça. Nous ne sommes pas tombés de notre chaise », commente pour sa part Franck Loureiro, secrétaire général adjoint du Sgen-CFDT. « Nous allons voir comment se positionne la CGT lors de la prochaine réunion du comité de suivi. Si c’est pour faire des propositions constructives, tant mieux. Nous, au départ, nous voulions que la CGT signe l’accord, et nous savons qu’elle trouvait que le protocole contenait des propositions intéressantes. La preuve, le SNCSFSU était favorable à la signature (lire sur AEF info). En revanche, si à chaque fois que la CGT vient aux réunions, l’objectif est de nous mettre des bâtons dans les roues, alors j’arrêterai d’aller au comité de suivi et je discuterai directement avec le cabinet », réagit Franck Loureiro.

Par ailleurs, il regrette « le jeu problématique de certaines organisations syndicales qui refusent de s’engager et attendent que d’autres mènent les discussions et prennent des risques, pour venir ensuite récupérer les bénéfices de ce qu’ont fait les autres. » Et le secrétaire adjoint du Sgen-CFDT d’ajouter : « J’appelle ça un syndicalisme de coucou ! » ou, pour reprendre l’expression utilisée par Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, un « syndicalisme de spectateurs » et un « syndicalisme d’acteurs ». Il rappelle ainsi « qu’au moment du vote de la LPR en Cneser, la CGT était absente, qu’elle n’a quasiment pas participé aux négociations sur le protocole avant sa signature, pour ensuite, faire des pieds et des mains pour participer aux travaux de mise en oeuvre de l’accord majoritaire ». Il déplore également la réaction de la Ferc-CGT et l’UFSE-CGT à la décision du Conseil d’État qui évoquent « la fin des petits arrangements entre amis » (lire sur AEF info) : « Nous ne sommes pas dans l’idée qu’il y a des amis ou des ennemis mais qu’il y a des interlocuteurs, même si on ne les choisit pas », souligne-t-il.

Est-ce que cette affaire pourrait remettre en question la signature de prochains accords ? « Clairement, ça nous interroge sur les dispositifs législatifs qui encadrent les accords majoritaires et les comités de suivi. Il manque quelque chose, à commencer par le respect des signataires. Après, cela ne nous en empêchera pas de continuer à agir pour qu’il y ait des accords majoritaires. Car ce qui nous intéresse, c’est avant tout le droit des agents », commente Franck Loureiro.

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