Second décès en France dans un laboratoire travaillant sur les prions

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Représentation informatique d’une partie d’une protéine prion sur une micrographie optique de cellules nerveuses pyramidales (neurones, en noir) du cervelet du cerveau.

La maladie de Creutzfeldt-Jakob vient d’emporter une personne ayant manipulé cet agent infectieux à l’Inrae de Toulouse. Après un premier décès survenu en 2019, un moratoire sur les travaux sur cet agent pathogène est prolongé.

La maladie de Creutzfeldt-Jakob a emporté, il y a quelques jours, une technicienne de recherche retraitée de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), qui avait travaillé à Toulouse au contact de tissus biologiques infectés par des prions. Ce décès sème la consternation et l’inquiétude dans la communauté scientifique travaillant sur ces agents infectieux. Il fait suite à la mort, le 17 juin 2019, d’Emilie Jaumain, une technicienne de laboratoire de 33 ans, atteinte de cette même maladie neurodégénérative incurable. La jeune femme l’aurait contractée en 2010, en se coupant au cours de la manipulation de fragments de cerveaux de souris infectées par des prions, dans une autre unité de l’Inrae, à Jouy-en-Josas.

Le Monde : 30/11/2022

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