A corriger

Faire barrage à l’extrême droite

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Indépendante des partis politiques, la CFDT a pour tradition depuis 30 ans de ne pas donner de consigne de vote. Ses adhérents, ses sympathisants, comme n’importe quel citoyen sont pleinement libres de leurs opinions.

Organisation réunissant des travailleurs aux opinions diverses, la CFDT n’a pas à influer sur le choix qu’ils font des dirigeants politiques dès lors qu’ils respectent les valeurs de la République.

Mais l’histoire et l’action du Sgen-CFDT et de la CFDT s’appuient sur des valeurs : l’émancipation individuelle et collective, l’indépendance, la solidarité, la démocratie et l’égalité.

C’est au nom de ces valeurs que nous combattons toutes les formes de discriminations et d’exclusion (sexisme, racisme, xénophobie…) et toutes les formes de totalitarisme et d’extrémisme.

C’est au nom de ces valeurs que nous nous opposons à tous ceux qui jouent sur les peurs, qui véhiculent la peur de l’autre en général et la haine des étrangers en particulier, promeuvent une image fausse de la société française et souhaitent mettre en place une société autoritaire.

C’est au nom de ces valeurs que nous nous sommes toujours opposés et que nous nous opposerons toujours à l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

L’extrême droite est aujourd’hui plus que jamais une menace en France et en Europe. Ses idées et son programme sont l’antithèse de ce que porte la CFDT en matière de démocratie sociale, de solidarité, de fraternité. Elle est un danger pour la démocratie et une catastrophe pour la cohésion sociale.C’est pourquoi nous appelons nos collègues de travail et plus largement nos concitoyens et concitoyennes à voter Emmanuel Macron le 24 avril, non pour valider son bilan ou  approuver son programme, mais pour faire barrage à l’extrême droite.

Communiqué de presse CFDT

Défendre la démocratie et les valeurs fondamentales d’égalité et de justice sociale

La Hongrie de Viktor Orbán, modèle pour Marine Le Pen ?

Protégé : Défendre la démocratie et les valeurs fondamentales d’égalité et de justice sociale

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#8mars – Lumière sur les essentielles

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Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, la CFDT organise un rassemblement place du Panthéon à Paris de 11h30 à 16h pour mettre en lumière les travailleuses essentielles.

Vous trouverez en téléchargement ci-dessous tous les outils de communication sur cet événement :  les visuels réseaux sociaux sur l’appel à se rassembler le 8 mars et ceux liés aux femmes dans les métiers essentiels, les affiches en 3 formats avec leurs versions « imprimeur » (traits de coupe), le flyer également avec sa version « imprimeur » et des pancartes personnalisables blanche et violette en word et en pdf interactif.

flyer

https://www.cfdt.fr/portail/outils/-8mars-lumiere-sur-les-essentielles-srv2_1219122

SUIVI DE LA SITUATION SANITAIRE : RÉUNION DU 21 DÉCEMBRE 2021

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Publié le 21/12/2021Par CFDT – Fonction publique

La Ministre a consulté les organisations syndicales représentatives dans le cadre des échanges que le Gouvernement organise avec ses interlocuteurs, partenaires sociaux et élus, en amont de la présentation du projet de loi relatif au pass vaccinal et des mesures à prendre pour la protection des travailleurs et le maintien de l’activité économique.

La Ministre a donné quelques informations de contexte : d’abord, la consultation des organisations représentatives est une “vraie” consultation. La Ministre du travail a consulté les organisations représentatives du secteur privé, et le Premier ministre consulte les élus.  

La situation épidémiologique est complexe. Le variant Delta avait déjà repris, amenant à environ 3 000 hospitalisations en soins intensifs.  

Le variant Omicron est très contagieux, le taux d’incidence est très élevé. Et il sera probablement dominant dans les prochains jours. La difficulté est que nous manquons de données sur sa dangerosité et sur sa prise en charge médicale.  

Des pays ont d’ores et déjà pris des mesures drastiques, y compris de reconfinement.  

La Ministre a donné des éléments sur le recours au télétravail lors des phases précédentes de l’épidémie. Depuis le 6 décembre, le télétravail n’a pas progressé et les agents mentionnent souvent une opposition de la hiérarchie.  

Le nombre de personnes qui télétravaillent au moins un jour par semaine, est supérieur au nombre de personnes qui télétravaillaient quand celui-ci était obligatoire.  

Sur l’accord-cadre “télétravail” : il est connu de 75 % des agents mais est encore trop peu mis en œuvre et négocié localement.  

Sur la vaccination : seuls 56 % des agents savent qu’ils peuvent aller se faire vacciner sur leur temps de travail, ce qui n’est pas satisfaisant. 96 % des agents publics éligibles à la dose de rappel l’ont déjà faite ou ont pris leur rendez-vous.  

L’enquête de remontées sur la réalité du télétravail est relancée.  

Aujourd’hui, l’objectif est aussi de relancer la campagne de vaccination. La troisième dose sera intégrée dans l’obligation vaccinale des “soignants” au sens large.  

La Ministre a affiché l’objectif : protéger les agents et maintenir les services en activité. Pour cela, l’Italie a déjà imposé le pass sanitaire sur tous les lieux de travail, en plus des autres mesures de protection. Autre option : la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal pour les établissements recevant du public. Autre option également : vaccination obligatoire pour toutes et tous, comme l’Autriche l’a décidé.  

Autre sujet : quelles dispositions adopter pour les restaurants administratifs ou d’entreprises ?  

Déclaration CFDT  

Nous devons faire face collectivement à une nouvelle vague d’ampleur. La CFDT souhaite très clairement que tout soit mis en œuvre pour endiguer cette progression du variant Omicron en évitant au maximum les mesures les plus strictes (couvre-feu, confinement, télétravail obligatoire à 100 %, …) ; elles sont de plus difficiles à supporter pour les citoyens, et leurs impacts sont de plus en plus inquiétants pour la vie sociale, économique, culturelle, …  

Notre souci est donc de contribuer à trouver les voies et les moyens de poursuivre l’activité professionnelle, économique et la vie sociale sans reconfiner ou revenir à du 100 % télétravail.  

Nous assumons aussi de dire que la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal est acceptable. La vaccination reste le meilleur rempart contre les formes graves du virus. Mais la vaccination ne suffit pas et il faut donc d’autres mesures de protection.  

En l’état, la CFDT n’est pas favorable au pass sanitaire sur les lieux de travail  :   

D’abord, en matière de lisibilité, il est difficilement compréhensible d’avoir deux pass (sanitaire et vaccinal) qui donneraient des droits différents.  

Cela fait porter aux employeurs publics, mais surtout aux cadres et responsables de sites ou de services, l’obligation de contrôle avec un risque fort de conflictualité alors que le bureau n’est pas le premier lieu de contamination. N’oublions pas non plus que -après bientôt deux années de restrictions diverses- les collectifs de travail et les agents sont très éprouvés. Certaines de nos équipes nous signalent aussi des tensions croissantes entre vaccinés et non-vaccinés.  

  • Donc, qui contrôle et comment ? Et à quel rythme ? Quotidiennement ? Une fois pour toute ? Quid des agents en travail nomade ? Quid des intervenants extérieurs ? Etc. 
  • Quelle sanction ? Une suspension ? Si la sanction est entendable dans certains cas, elle ne peut être généralisée et faire porter tant de responsabilités sur la seule population active. 
  • Le pass n’est activé qu’avec un décalage de quelques jours à quelques semaines selon les situations. Que se passe t’il en attendant ? Les agents qui en seraient à leur première dose seraient soumis à quel régime en attendant la deuxième injection ? 
  • Un employeur peut-il refuser 100 % de télétravail à un salarié non vacciné qui le lui demande ?

Il nous semble urgent et indispensable de préférer d’autres mesures de prévention qui sont déjà connues, éprouvées, efficaces et rapidement opérationnelles :  

  • Imposer un nombre de jours de télétravail (les trois jours ont déjà été utilisés) dès la rentrée de janvier,
  • Interdire les réunions en présentiel, et réinstaurer des jauges strictes.
  • Imposer des mesures strictes pour la restauration collective (pass vaccinal, jauges, distances entre convives, voire fermeture si aucune de ces mesures n’était possible) et prévoir toutes les mesures de substitution nécessaires, notamment la prise en charge des frais de repas. 
  • Revoir les règles de gestion des cas contact au regard d’Omicron : un isolement des cas contact vu la contagiosité du nouveau variant serait peut-être pertinent … 
  • Enfin, outre le rappel à l’impérieuse nécessité du dialogue social, la CFDT souhaite que soit imposée la négociation de protocoles d’activités pour définir l’organisation du travail en présentiel quand le télétravail n’est pas possible.

Sur la vaccination, la CFDT souhaite que soit réactivés les centres de vaccinations temporaires, auprès des cités administratives, ou même à proximité des établissements scolaires (écoles ou collèges). Les centres éphémères pourraient ainsi contribuer à la vaccination des enfants de 5 à 11 ans, volontaires. La possibilité d’injecter des vaccins pédiatriques ne doit pas non plus être un obstacle au déploiement du « aller vers… ».  

Une dernière mesure serait indispensable : l’anticipation. Nous pensons surtout à la situation du monde scolaire et universitaire : rentrée le 3 janvier ou reportée de quelques jours, et dans quelles conditions pour tous les agents concernés par le scolaire et périscolaire, et pour tous les parents.  

Voilà, Madame la ministre, les propositions de la CFDT pour des mesures utiles, efficaces, lisibles, opérationnelles, et certainement moins conflictuelles que le pass sanitaire sur les lieux de travail. 

Budget initial 2022 d’Inria : l’analyse des élu.es du SGEN CFDT

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L’augmentation du budget 2022 grâce au plan de relance dénote l’intérêt des tutelles pour une recherche forte en informatique et numérique. Ce point nous paraît positif dans un contexte où le numérique joue un rôle important dans la société, il est indispensable pour comprendre ce rôle et l’orienter de s’appuyer sur des connaissances et une réflexion solides, et donc de mettre des moyens à cette fin.

La part BMI* du budget, qui est un sujet qui ne fait pas consensus dans notre syndicat et chez le personnel en général, est apparue aux représentants au CA comme un élément susceptible de porter une stratégie de recherche et de technologie, ce qui s’impose afin de s’emparer des grands problèmes du monde contemporain. Un équilibre est à trouver entre cette stratégie résolument tournée vers l’utilité sociale de l’institut, et les disciplines fondamentales qui le constituent, participant également à plus long terme à l’élaboration de connaissances qui permettent une recherche solide, fiable, utile.

Nous notons que l’augmentation des moyens s’accompagne d’une volonté de stabilité du taux des postes de soutien et de support à la recherche, ce qui nous paraît très important. Nous serons attentifs à la répartition de ces moyens, afin de ne pas mettre en difficulté le personnel, chercheuses et chercheurs ou personnel d’appui.

Nous avons néanmoins plusieurs points de vigilance et d’alerte concernant ce budget, et nous voulons pour ces raisons être attentifs à son exécution :

  – Avoir les moyens d’une politique scientifique est une chose, et examiner quelle politique ils servent en est une autre. La répartition des moyens en particulier est un point crucial, et nous ne voudrions pas que tous les moyens soient concentrés sur quelques-uns au détriment de la majorité. Il est important de veiller à un équilibre entre la recherche fondamentale en informatique et la recherche à visée technologique à court terme.
  – Nous nous étonnons de l’absence de prise en compte des limites planétaires dans ce budget. Il n’est nulle part fait mention de l’impact environnemental des technologies prônées ou promises. Maximiser son impact ne peut pas être un objectif s’il n’est pas vu au prisme de l’écologie. Ce sujet est non seulement un sujet de recherche possible pour l’institut, ce que dénote le PEPR agro-écologie numérique par exemple, mais c’est aussi un sujet social concernant tout le personnel. Il est nécessaire de réfléchir à toutes les échelles à la façon dont l’institut transforme le monde et si cette façon est compatible avec les limites planétaires, et cette réflexion manque singulièrement à la politique affichée par le budget.
  – Nous ne cautionnons pas et nous ne soutenons pas la politique d’affaiblissement des statuts du personnel, par les CPJ et ISFP, et ne nous satisfaisons pas de ce coût à payer pour l’augmentation de moyens
  – Le repli sur les enjeux nationaux et le fléchage des collaborations internationales nous paraît nuisible à l’activité scientifique, la privant de sa dimension universelle.
  – Le terme « assumer la technologie » qui vient en complément de l’excellence scientifique nous paraît malvenu : sa signification n’est pas claire, il semble sous-entendre qu’une recherche qui n’assumerait pas la technologie ne serait pas soutenue.
  – Enfin la disparition de l’organisation efficace et sereine (présente au COP mais absente des déclarations politiques au moment des budgets, qui sont censés implémenter le COP) des éléments communiqués à l’extérieur nous semble aussi malvenue : nous devons être fiers et afficher nos politiques sociales internes (conditions de travail, politique handicap, parité…), et un des objectifs de l’institut devrait être les bonnes conditions de travail, ce n’est pas une évidence et nous ne souhaitons pas mettre cet aspect en retrait.

Le vote positif porté par notre organisation via les représentants au CA n’est donc en aucun cas un blanc-seing accordé à la direction de l’institut ou une acceptation des dispositifs de la LPR que nous n’approuvons pas et que nous continuerons à combattre. Cependant, ce budget va accorder à l’institut des moyens conséquents pour mener des projets de recherche ambitieux et pour recruter des personnels scientifiques et de support sur des postes pérennes. Nous porterons cependant un regard critique dans l’usage qui sera fait de ces crédits en regard des points de vigilance énoncés ci-dessus. * BMI : Budget des Moyens Incitatifs

         * BMI : Budget des Moyens Incitatifs

Élections professionnelles dans l’ESR du 1er au 8 décembre 2022 (Sgen CFDT 8-12-2021)

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Publié le mercredi 8 décembre 2021 par Le Secrétariat du Secteur Sup-Recherche

Des élections professionnelles auront lieu avec un renouvellement des instances pour toute la Fonction publique du 1er au 8 décembre 2022. Explications et présentation générale par les militantes et militants du Sgen-CFDT pour l’enseignement supérieur et la recherche.

élections 2022 ESR
élections professionnelles

Des élections professionnelles seront organisées en 2022, pour renouveler les instances de la Fonction Publique. L’ensemble des organisations syndicales va s’impliquer, et la fédération des Sgen-CFDT se mettra à la disposition de toutes celles et tous ceux qui le souhaiteront pour les aider à structurer le travail de montage de listes, de campagne, etc.

Un réseau de correspondantes et de correspondants sera mis en place en vue de mutualiser les informations utiles.
Par ailleurs, nous aurons à être attentifs au fonctionnement et à la mise en place de la plateforme de vote électronique nationale ainsi que des plateformes locales s’il y a lieu.
Un « groupe élection » sera mis en place à la fédération des Sgen-CFDT pour travailler sur ces élections professionnelles.

En attendant cette phase très active d’organisation, nous tenions à revenir vers vous pour bien anticiper les évolutions qui ont touché les instances de l’ESRI pour lesquelles nous voterons en décembre 2022.
Nous vous proposons aujourd’hui une information à caractère général, vous présentant les principales modifications de ces élections professionnelles.

Tous les agents publics fonctionnaires, et contractuels, sont concernés par ces élections.

La Loi de 2019 sur la transformation de la Fonction Publique crée de nouvelles instances de dialogue social, ou modifie le fonctionnement d’instances déjà en place.

Cartographie des nouvelles instances de dialogue social

Le Comité Social d’Administration ministériel :

Le CSA du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, concerne tous les personnels (enseignants-chercheurs, enseignants, BIATSS, etc.).
Il se substitue, à partir de décembre 2022, au Comité Technique Ministériel (CT-MESR).

15 représentant.es des personnels ainsi que leurs suppléants seront à élire au national, en vue de composer ce Comité Social d’Administration ministériel.

La « mixité proportionnelle » sera la règle : la proportion de femmes et d’hommes figurant sur la liste, devra être conforme à la proportion de femmes et d’hommes composant le corps électoral concerné.

Les Formations spécialisées issues de ce CSA-MESRI :

Même si nous ne voterons pas directement pour les formations spécialisées (ce sont les organisations syndicales siégeant au CSA qui désigneront les personnes), précisons que de ce CSA-MESRI émaneront deux Formations Spécialisées :
l’une, compétente en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail, concerne tous les personnels, et remplace l’actuel CHSCT-MESRI ;
l’autre, consacrée aux Enseignants-Chercheurs, prend la place de l’actuel Comité Technique des personnels de statut Universitaire (CTU).

Le Comité Social d’Administration d’Établissement :

Le CSA d’établissement concerne tous les personnels (enseignants-chercheurs, enseignants, BIATSS, etc) d’un établissement.
Il remplace, à compter de décembre 2022, le Comité Technique d’Établissement et reprend ses compétences : orientations stratégiques des politiques RH, organisation de services, égalité professionnelle, etc..

Jusqu’à 10 représentant.es des personnels seront à élire localement, pour composer ce Comité Social d’Administration d’Établissement.

Des questions de mixité femme/homme se poseront là aussi, comme pour le CSA ministériel national.

Même si nous ne voterons pas pour les futures formations spécialisées (ce sont les organisations syndicales siégeant au CSA qui désigneront les collègues), précisons que de ce CSA d’établissement émaneront des « formations spécialisées » qui seront compétentes en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail et regrouperont des personnels de l’établissement.
Elles sont censées pallier la suppression des CHSCT d’établissement, et seront obligatoires à partir d’un seuil d’effectifs fixé à 200 agents, ou en cas de risques professionnels particuliers.

Les Commissions Administratives Paritaires :

Les CAP académiques sont maintenues dans la Loi de Transformation de la Fonction Publique. Leur fonctionnement est modifié, puisqu’elles sont réduites dans leurs missions : elle perdent la compétence en matière de mutations et de promotions.

Le périmètre des CAP est modifié : certaines seront compétentes pour un ensemble de corps. Par exemple, les Enseignants du Second Degré affectés dans l’enseignement supérieur voteront pour la Commission Paritaire académique compétente pour l’ensemble des personnels d’enseignement et d’éducation du second degré (agrégés, certifiés, professeurs de lycée professionnel, d’éducation physique et sportive, CPE…).

Les Commissions Paritaires d’Établissement :

Les CPE, qui constituent des instances préparatoires aux CAP, voient également leurs compétences et composition évoluer dans le même sens et selon le même calendrier de 2022, y compris sur les parts respectives de femmes et d’hommes parmi les effectifs.

Les compétences des CPE sont recentrées sur l’examen des décisions individuelles défavorables (sanctions disciplinaires, refus de titularisation, révision du compte-rendu d’entretien professionnel, refus de trois postes suite à réintégration après disponibilité, refus de télétravail, etc.).

Nous renvoyons ici vers un article du Sgen-CFDT sur ce point : Quoi de neuf pour les CPE – Commissions Paritaires d’Établissement – ?

Les Commissions Consultatives Paritaires :

Enfin, les CCP sont elles aussi maintenues dans les établissements et représentent tous les personnels contractuels en CDI comme en CDD, qu’ils soient ITA, BIATSS, enseignant.es, ATER, etc..

Elles gagnent des compétences complémentaires, notamment la contestation de l’entretien professionnel pour les agents soumis à ces entretiens.

Quels sont les points de vigilance selon le Sgen-CFDT ?

Un vote négatif et unanime à deux reprises…

Sur les évolutions réglementaires, les textes qui entourent les élections professionnelles de 2022 ont été présentés à deux reprises lors d’un Comité Technique Ministériel, et ont fait l’objet d’un vote négatif, exprimé à l’unanimité et à deux reprises par les organisations syndicales (le 16 septembre 2021 comme le 29 septembre 2021).

Les compétences du CSA ministériel sont censées reprendre celles de l’ancien CTU, mais la disparition du CTU comme instance distincte fait débat.

Généralisation du vote électronique.

Rappelons aussi que ce nouveau scrutin sera marqué par la généralisation du vote électronique qui deviendra la règle dans la fonction publique d’État.
Le Sgen-CFDT y est favorable, cependant des dysfonctionnements avaient été dénoncés par les organisations syndicales en 2018, pour les quelques scrutins électroniques qui avaient été mis en place à l’époque.
Nous serons vigilants en 2022, et veillerons à ce que la participation de tous les agents publics à ces élections ne soit pas entravée par des difficultés liées à ce vote électronique.
En particulier, la cohabitation de plateformes de votes locales et nationales est susceptible de créer de nombreux problèmes : le Sgen-CFDT regrette qu’il n’ait pas été possible de mettre en place une plateforme de vote unique pour l’ensemble de ces scrutins.

Prenez contact avec les militantes et militants du Sgen-CFDT !

“Notre société française est l’héritière du modèle macaque” (CFDT)

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Par Claire Nillus— Publié le 26/11/2021 à 11h16 sur le site de syndicalisme hebdo

Pascal Picq est l’auteur de Les Chimpanzés et le travail. Pour lui, le télétravail est une révolution anthropologique.

Dans votre livre, vous expliquez que la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle est récente…

En effet, il faut attendre les années 1970 pour que le travail hors du domicile devienne la norme dans les pays développés. Autrefois, en ville, les professions libérales s’exerçaient à demeure. À la campagne, il n’y avait pas non plus de distinction entre les lieux de résidence et les lieux d’activité. Avec la révolution industrielle et la concentration des moyens de production, les travailleurs, issus de l’exode rural, se retrouvent dans les cités ouvrières et minières. Ce n’est qu’à partir des Trente Glorieuses qu’arrive la séparation lieu de vie-lieu de travail, sur fond de tertiarisation de l’économie, avec l’invention des banlieues et les conséquences désastreuses de cette géographie de l’habitat et du travail : plus de transports, de pollution, de fatigue… la litanie métro-boulot-dodo.

Les cités-dortoirs remplacent les cités laborieuses. Les générations actuelles n’ont connu, en majorité, que cette séparation. Mais toute adaptation rencontre ses limites. On est allés trop loin ; c’est la mésadaptation.

Vous dites qu’en France, trop d’archaïsmes entravent notre adaptation au monde du travail hybride… lesquels ?

Je me fonde sur l’étude de chercheurs qui ont analysé près de 70 sociétés de singes, de grands singes et d’humains. Il en ressort deux grands types de comportements : macaque ou chimpanzé. Notre société française est l’héritière du modèle macaque, fondé sur une hiérarchie descendante, où les erreurs et les idées des autres ne sont pas tolérées. Nous privilégions encore le statut aux compétences. En revanche, dans le système chimpanzé, la hiérarchie existe aussi, mais différemment : les « dominants » acceptent de se placer sous l’autorité d’un autre s’il se montre plus habile lors d’une chasse. De même, les entreprises qui réfléchissent à leur organisation avec des systèmes de délégation et de partage s’adaptent mieux que d’autres, cela s’est vu pendant la crise sanitaire.

Vous parlez d’évolution anthropologique à propos du télétravail. Pourquoi ?

La transformation des entreprises a commencé depuis une décennie au moins, avec la numérisation, l’automatisation et la robotisation, sans oublier les nouvelles orientations liées à la RSE [responsabilité sociale et environnementale], mais le travail à distance restait peu développé.

Le confinement a prouvé que beaucoup plus de tâches qu’on ne pensait sont réalisables à distance. Or les mutations du travail agissent comme la sélection naturelle : les entreprises qui n’innovent pas, tant sur le plan managérial qu’environnemental et sociétal, seront vouées à se transformer ou à disparaître car, comme toujours dans l’évolution, on ne reviendra pas en arrière !

Un projet citoyen pour agir sur la société de demain (CFDT)

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Aujourd’hui porté par 64 organisations, le Pacte du pouvoir de vivre part en campagne. À 150 jours du premier tour de l’élection présidentielle, cette alliance inédite d’acteurs de la société civile entend poser dans le débat public les questions qui animent la société. Et met 90 propositions sur la table.

Par Anne-Sophie Balle— Publié le 09/11/2021 à 14h00 et mis à jour le 09/11/2021 à 15h40

En février 2020, à Villeurbanne, Laurent Berger, Christophe Robert (délégué général de la Fondation Abbé Pierre) et Nicolas Hulot déclinaient localement les propositions du Pacte du pouvoir de vivre à l’occasion des élections municipales.
En février 2020, à Villeurbanne, Laurent Berger, Christophe Robert (délégué général de la Fondation Abbé Pierre) et Nicolas Hulot déclinaient localement les propositions du Pacte du pouvoir de vivre à l’occasion des élections municipales.© Stéphane Audras/RÉA

« Les alarmes retentissent », écrivaient en mars 2019 les 19 organisations fondatrices du Pacte du pouvoir de vivre, appelant chacun au sursaut politique, social et écologique. Il aura pourtant fallu une crise sanitaire mondiale, survenue un an plus tard, pour qu’enfin soient mises en lumière les urgences sociales nées des crises successives qui bousculent nos sociétés depuis plusieurs années, crises sociale, financière, climatique, et qui donnent parfois le sentiment d’une perte de contrôle collective.

« La décennie qui s’ouvre est décisive, car les dégâts seront pour certains irrémédiables si nous ne changeons pas le cours des choses maintenant », affirment aujourd’hui les 64 membres du Pacte dans leur nouveau manifeste. « Nous pensons qu’il est possible de sortir de la crise actuelle en reconstruisant autrement notre société […]. En tant qu’acteurs de terrain, engagés au quotidien dans la vie sociale, nous voulons relever le défi de répondre à ces enjeux et de proposer un chemin à notre pays. » Et quelle meilleure occasion pour y parvenir que celle de la campagne présidentielle, théâtre de tous les dérapages et propos caricaturaux ?

« Nous ne sommes pas en campagne à proprement parler, mais nous voulons peser sur cette campagne présidentielle pour que les sujets d’écologie, de justice sociale, de lutte contre les inégalités, de démocratie ou encore de logement soient au cœur des débats », résument Laurent Berger et Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, au micro de France Inter. Car leur préférence va clairement aux débats de fond plutôt qu’à l’instrumentalisation des chiffres, à une vision ambitieuse et désirable de la société de demain plutôt qu’à la haine de l’autre et à la peur de l’avenir.

“Faut-il être candidat pour être entendu ?”

Avec 90 propositions expertisées mises sur la table, il s’agit de rythmer la campagne en faisant réagir les différents candidats sur des thèmes définis par la société civile et tracer ainsi la voie d’un changement de modèle de société. « Une société qui prend soin de tous, s’appuie sur le pouvoir des citoyens, investit dans l’avenir », détaille le manifeste. Délicat exercice, cependant, que de mettre en exergue l’une ou l’autre de ces 90 propositions issues d’un constat partagé, tant elles forment un tout. Ces derniers mois, les membres du Pacte du pouvoir de vivre ont dû s’adapter au contexte sanitaire, social, économique et démocratique en affinant les propositions existantes, de manière à coller aux réalités vécues par les citoyens.

Il en va ainsi de la revalorisation des bas salaires et des minima sociaux, portée tout en tête des revendications du Pacte. « Le travail ne paye pas suffisamment, notamment pour tous ces travailleurs qui ont été particulièrement exposés pendant cette période [de crise sanitaire] et qui n’ont jamais vu la récompense qu’on leur avait promise », rappelle Laurent Berger. « Certes, les mesures de protection ont évité que de nouveaux ménages basculent dans la pauvreté, mais ça ne dit rien de ceux qui sont déjà dans la pauvreté et vont s’y enfoncer un peu plus », abonde Christophe Robert. Aussi le collectif revendique-t-il l’instauration d’un revenu minimum garanti d’au moins 50 % du niveau de vie médian et accessible dès 18 ans sous conditions de ressources.

Du court et du moyen termes

L’ensemble des 90 propositions (contre 66 lors du lancement du collectif, en 2019) prennent racine dans la réalité vécue par les acteurs de terrain, qui attendent du politique qu’il mette en système des mesures d’urgence et celles, structurelles, de plus long terme. Le collectif plaide ainsi pour doubler le montant du chèque énergie, assurer une garantie d’emploi aux chômeurs de longue durée dans les territoires, généraliser l’encadrement des loyers ou encore garantir une accessibilité à tous les services du quotidien à moins de vingt minutes en transports.

Sur le volet écologique, figurent des propositions comme la volonté de sortir des pesticides d’ici à 2035, d’aller vers 100 % de véhicules neufs zéro émission de gaz à effet de serre dès 2035 ou d’imposer aux grandes entreprises la négociation d’un plan de décarbonation aligné sur l’accord de Paris. « Nous avons réussi à convaincre qu’il n’y avait pas de transition écologique sans justice sociale et réciproquement, avance Amandine Lebreton, de la Fondation Nicolas Hulot. Nous voulons désormais ouvrir une voie de débats sur des sujets qui doivent occuper le prochain quinquennat et qui nous rassemblent plutôt qu’ils nous divisent. »

À propos de l’auteur Anne-Sophie Balle Rédactrice en chef adjointe de Syndicalisme Hebdo

voir aussi : Tout savoir sur le Pacte du pouvoir de vivre 12 juillet 2021