CTMESR : 62 MILLIONS DE PLUS PAR AN POUR LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET CHERCHEURS (Sgen-CFDT)

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DERNIERE MINUTE RIPEC : les lignes directrices (14 janvier 2022)

Article publié sur le site du Sgen-CFDT LE MERCREDI 12 JANVIER 2022

Grâce à l’accord majoritaire portant sur la revalorisation des carrières et rémunérations, accord signé par trois organisations syndicales dont le Sgen-CFDT, les chercheurs et enseignants-chercheurs vont bénéficier, en 2027, d’une revalorisation de 62 millions par an (17.5M€ pour les chercheurs et 45.2M€ pour les EC) par rapport à 2020.

ctmesr janvier 2022 enseignants-chercheurs

Mercredi 12 janvier, le Comité technique du MESRi a voté majoritairement les lignes directrices de gestion qui précisent la mise en œuvre du nouveau régime indemnitaire des chercheurs et enseignants chercheurs.

RIPEC : LA PART DES PRIMES STATUTAIRES VA PASSER DE 39 % À 63 % du montant global des primes

Issu du protocole qui a abouti à la signature d’un accord majoritaire, le nouveau régime indemnitaire appelé RIPEC, augmente de façon importante la part des primes statutaires. La Prime de Recherche va ainsi être réévaluée de 1200 euros en 2020 à 6400 euros en2027, 2800 euros dès 2022 et sera payée mensuellement à tous les chargés et directeurs de recherche.

A l’inverse, l’enveloppe pour la part fonctionnelle va diminuer pour passer de 24 à 17% et celle pour la part individuelle de 37% à 20%. Il est faux de dire que le RIPEC accélère l’individualisation des rémunérations comme le prétendent d’aucun !

LES TÂCHES DONNANT DROIT À UNE DÉCHARGE DE SERVICE CONTINUERONT À FAIRE L’OBJET DE LA MÊME RECONNAISSANCE

Le Sgen-CFDT avait déposé plusieurs amendements pour améliorer le texte présenté par l’administration. Nous souhaitions en particulier garantir l’existant. L’administration a donc accepté notre amendement qui prévoit l’ajout de la phrase : « La mise en œuvre de cette composante (le bloc primes fonctionnelles du RIPEC) ne remet pas en cause les décharges de service accordées par l’établissement dans le cadre de son référentiel d’équivalences horaires« .

Cela permet de garantir que toutes les tâches aujourd’hui effectuées par un EC ou un Chercheur et qui donnent droit à une décharge de service continueront à faire l’objet de cette même reconnaissance.

AU MOINS 45 % DES CHERCHEURS et ENSEIGNANTS-CHERCHEURS BÉNÉFICIERONT DE LA PRIME INDIVIDUELLE

L’autre amendement important retenu par l’administration va permettre de distribuer à « au moins 45% » des enseignants-chercheurs et chercheurs la prime individuelle qui va remplacer la prime d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR) : aujourd’hui seuls 18% des C et EC en bénéficient. C’est donc, là également, un progrès important. Pour le Sgen-CFDT, il n’était pas entendable que notre administration envoie un message qui laissait entendre que seuls 18% de nos collègues effectuait un travail de très grande qualité … En portant ce pourcentage à au moins 45%, l’administration va dans le sens des demandes du Sgen-CFDT même si nous demandions d’aller encore plus loin…

UN BILAN ANNUEL SUR L’ATTRIBUTION DES PRIMES

Notre amendement demandant qu’un bilan annuel portant sur l’attribution des primes soit présenté au conseil d’administration de l’établissement et au comité social d’administration a également été repris.

Le Sgen-CFDT a obtenu des avancées importantes sur les lignes directrices de gestion portant sur le régime indemnitaires des chercheurs et enseignants-chercheurs

Le Sgen-CFDT a donc voté favorablement le texte.

Les votes :

  • Pour  8 : CFDT (3), SNPTES (4), UNSA (1)
  • Contre 7 : CGT (3), FSU (2), FO (1) , Sud (1)

Le dossier LPR est ICI

Répartition de l’enveloppe indemnitaire de la LPR (RIPEC) pour les enseignants-chercheurs et chercheurs (Sgen-CFDT 22 juin 2021)

Régime indemnitaire chercheurs EPST : où en est-on ?

CTMESR-12-janvier-2022-Amendements-LDG-indemnitaires-V2

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One thought on “CTMESR : 62 MILLIONS DE PLUS PAR AN POUR LES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET CHERCHEURS (Sgen-CFDT)

    Grosset Christophe said:
    18 janvier 2022 at 9 h 42 min

    Bravo pour cette revalorisation de salaire en lien avec la prime des C.
    En 20 ans de carrière à l’Inserm, je n’ai obtenue la PEDR qu’entre 2013 et 2017, alors que je publie régulièrement dans de très bons journaux, dépose des brevets, encadre des doctorants et post-doctorants, lève près d’un demi-million d’euros par an, dirige une équipe de 12 personnes depuis 2016. Cependant, je travaille en province loin des comités décisionnels qui font la part belle aux C et EC de l’Île-de-France, et cela ne concerne pas que les primes…, les moyens humains et financiers sont clairement orientés vers la capitale. JE ressens un vrai sentiment d’amertume et de honte vis à vis de mon institution qui perd en humanité et en reconnaissance
    Donc bravo encore pour cette avancée sachant que j’espère faire partie des 45% qui auront cette prime.

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